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Un militant de l’UPC à Zephirin Diabre : « Un parti n’a de vie que s’il y a une bonne organisation des militants »
Publié le lundi 17 decembre 2012   |  Autre presse


Zéphirin
© Autre presse
Zéphirin Diabré
Président de l’UPC


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Un militant de l’Union pour le progrès et le changement (UPC) a pris la plume pour écrire au président de son parti, Zéphirin Diabré. Dans son adresse qu’il a qualifiée de lettre ouverte, il donne des conseils à son président pour une bonne organisation du parti à la suite à sa victoire aux élections couplées du 2 décembre 2012.

« Mon très cher Président de l’UPC Permettez-moi tout d’abord de vous transmettre toutes mes vives félicitations pour cette grande victoire inimaginable et surprenante du 2 décembre. Preuve d’une envie fulgurante de changement dans la chose politique, cette victoire nous l’avions et nous continions de la savourer tout en espérant que cela sera couronnée par la plus grande des victoires pour laquelle on s’offrira en holocauste.

A travers cette missive ouverte, monsieur le président du parti, je pense que vous verrez mes inquiétudes qui ne sont pas plus que personnelles. Un parti n’a de vie que si, autour, s’affiche une bonne organisation de ses partisans. Ceci pour dire que l’Union pour le Progrès et le Changement (UPC) gagnerait en créant des cellules d’approche à petite échelle. Cela responsabilise le militant qui sera en permanence quête de sympathisants. Vous n’êtes pas sans savoir que ce ralliement du peuple derrière un si jeune parti qui est le nôtre, si je peux me le permettre, est un signal fort qui marque l’envie de la jeunesse à vouloir rompre avec l’ancien système où on ne parle et ne voit le peuple que quand arrivent les élections. En responsabilisant ainsi chaque militant représentant bien formé, je pense que le parti, avec sa simplicité d’approche et de conviction, pilotera les rênes de ce pays qui nous est cher.

Par ailleurs, le joyau de cette conquête de confiance du peuple burkinabè, Monsieur le Président du parti, est de maintenir le cap sans s’arrêter ni changer de stratégie pour ne pas être traité comme le plus souvent de démagogue. Avec le peuple, Monsieur le Président du parti, vous devez toujours faire preuve d’honnêteté car la confiance est très fragile à conserver.

La franchise, outre le maintien du cap, devra être votre seule option mon Président car un peuple berné, dupé à maints égards, peut réserver des surprises contrariantes. Pour éviter la foudre du peuple, parlez franc à ceux-là même qui ont voté le parti sans vraiment savoir ce que celui-ci leur réserve. Monsieur le Président , ainsi que vous tous qui pilotez ce bolide, rempli d’espoir et détermination, rassurez les sympathisants que tout sera mis en œuvre pour éviter la scission du jeune et brillant parti qui est le nôtre en faisant vraiment attention à un certain type de ralliement qui pourra lui porter préjudice.

J’espère fermement, Monsieur le Président du parti, que cette lettre puisse vous exhorter à prendre davantage conscience que notre parti perdra l’estime dont lui voue le peuple si beaucoup de choses ne sont pas justement accomplies.

Sur ce, je vous quitte pour ne pas paraître trop bavard tout en espérant recevoir de votre part un feedback rassurant tous notamment la jeunesse de votre dévouement à maintenir le cap. Je vous prie de croire, Monsieur le Président du parti, en l’expression de ma considération distinguée. »

Romuald KINANE

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