Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aOuaga.com NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Burkina Faso : la chute sans gloire de Blaise Compaoré
Publié le vendredi 31 octobre 2014  |  LeMonde.fr




Zoom arrière, retour à l’automne 1987. Blaise Compaoré, alors tout jeune président du Burkina Faso – il a seulement 37 ans – et chef du « Front populaire » est en fonction depuis seulement quatre jours. Dans un entretien au quotidien La Croix publié le 4 novembre de cette année-là, le capitaine, en tenue camouflée de parachutiste, explique alors pourquoi, il a fomenté son putsch meurtrier du 15 octobre contre son ancien compagnon de révolution. « [Thomas] Sankara n’était plus suivi par les organisations étudiantes » ; l’armée était « divisée » ; il ne tenait plus compte de « l’intérêt de l’immense majorité ».
Vingt-sept ans après, Blaise Compaoré (63 ans) semble pourtant avoir commis les mêmes erreurs que son charismatique prédécesseur, anti-impérialiste et panafricaniste. Des erreurs qui l’ont contraint à la démission vendredi 31 octobre, chassé par la rue après seulement trois jours de protestation alimentée par la volonté du président de se maintenir au pouvoir ad vitam æternam.

Petits arrangements entre partis
Depuis quelque temps pourtant, les signaux s’accumulaient qui auraient dû le dissuader de tenter de mener la dernière réforme qui allait lui être fatale. Après avoir longtemps entretenu le suspense – par calcul politique pour les uns, par « hésitation », selon un diplomate occidental – Blaise Compaoré avait finalement décidé, à la mi-octobre, de faire passer une réforme constitutionnelle qui lui aurait permis de briguer en 2015 un nouveau mandat présidentiel, le cinquième depuis son arrivée au pouvoir en 1987.

Peut-être parce que des sondages montraient que cette réforme n’avait pas la faveur de l’opinion, Blaise Compaoré avait opté pour la voie parlementaire plutôt que le référendum, négligeant ainsi les aspirations démocratiques de la population au profit de petits arrangements entre partis. La manœuvre, assez grossière pour un homme politique que l’on disait fin calculateur, n’a pas pris.
... suite de l'article sur LeMonde.fr

Commentaires

Sondage
Nous suivre

Nos réseaux sociaux


Comment