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Journée internationale de la jeune fille
Publié le lundi 13 octobre 2014  |  Sidwaya
4e
© Présidence par DR
4e Forum national des femmes : Chantal Compaoré préside l`ouverture
Mercredi 5 mars 2014. Banfora. La Première dame Chantal a présidé la cérémonie d`ouverture du 4e Forum national des femmes du Burkina. Photo : Nestorine Sangaré, ministre de la Promotion de la femme et du genre




A l’occasion de la journée internationale de la jeune fille, célébrée chaque 11 octobre, le Ministère de la promotion de la femme et du genre a organisé des échanges sur la politique de promotion et de protection de la jeune fille au Burkina Faso, le vendredi 10 octobre 2014 à Ouagadougou. Cette rencontre a été placée, sous le patronage de Mme Christiane Tiao.

La commémoration de la journée internationale de la jeune fille, célébrée chaque 11 octobre, a été placé cette année, sous le thème mondial «mettre fin au mariage des enfants» et sous le thème national «promouvoir et protéger les jeunes filles : un devoir de tous». La jeunesse s’est fortement mobilisée pour ne pas se faire conter l’évènement. La ministre de la promotion de la femme et du genre, Mme Nestorine Sangaré a soutenu que le thème choisi est poignant, au regard des réalités socioculturelles qui entourent les jeunes filles, et qui dans certains cas, forment l’engrais qui entretient les violences. Ces violences faites à la jeune fille, à entendre la ministre Sangaré, ont des répercussions physiques, morales et psychologiques et constituent de graves atteintes à sa dignité et à ses droits fondamentaux : «les violences affectent négativement l’épanouissement individuel, familial de la jeune fille. Elles constituent un obstacle à sa pleine participation au développement de la nation. Ces violences lui infligent souvent de graves souffrances, hypothèquent l’existence de la jeune fille et la conduisent souvent à la mort», a -t- elle dit. Selon elle, sont considérées comme violences à l’égard des femmes «tout acte, toute négligence, toute contrainte, toute menace dans quelque domaine que ce soit, infligeant ou susceptible d’infliger un traumatisme physique, sexuel ou psychologique à des femmes» , a -t- elle souligné.
Dénoncer
tout cas de violence

Elle a annoncé que des dispositions spéciales ont été prises pour remédier à ce problème. Il s’agit entre autres, de l’implication des jeunes filles dans les activités organisées par son ministère, de l’organisation des conférences publiques sur la santé sexuelle et reproductive dans les 45 provinces, l’encouragement des filles à l’enseignement supérieur et à la formation technique et professionnelle, etc.
La représentante des filles, Mireille Natacha Bognini, a signalé qu’ à chaque fois que le droit d’une jeune fille est bafoué, ce sont des tonnes de violences qui s’abattent sur sa propre personne. Par conséquent, il faut que cette gangrène prenne fin. Pour elle, le harcèlement sexuel, l’exclusion sociale pour cause de grossesse, le mariage forcé ou précoce sont autant de violences qu’elles subissent partout et tous les jours. Elle a saisi l’occasion pour lancer un appel à toutes les filles à se donner du courage et dénoncer tous les cas de violence à l’endroit de la fille. «Faisons en sorte que notre lutte ne soit pas seulement un mot, mais un signal fort à l’endroit de l’ensemble des coupables. Nous ne pouvons plus être complices de mariage arrangé, forcé ou précoce, ou de quelques violences que ce soit», a -t- elle dit. Elle a demandé également le respect de leurs droits. Le parrain de la cérémonie, le représentant de l’UNFPA au Burkina, le Dr Mamadou Kanté a estimé que la tâche pour la promotion de la jeune fille est ardue. Afin de renverser cette tendance, le Dr Kanté a annoncé que l’UNFPA s’engage aux côtés du gouvernement pour soutenir toute action en faveur de la protection et du bien-être de la jeune fille. Mme Christiane Tiao a invité le gouvernement, les partenaires techniques, les leaders d’opinion, à la société civile à se joindre à la lutte pour la protection et la promotion des droits de la jeune fille. «Ce n’est qu’à ce prix que la jeunesse féminine du pays pourra s’épanouir et participer pleinement au développement national», a- t- elle fait savoir. Au terme des échanges, les participants ont été informés des initiatives prises par l’Etat pour la promotion et la protection de la jeune fille. La proposition de loi sur la prévention et la répression des violences à l’égard des femmes et des filles a été présentée à cet effet, ainsi que les projets de loi relatifs aux mariages forcés et précoces, aux grossesses non désirées et l’autonomisation économique des femmes et des jeunes filles vulnérables.


Elélé KANTORO
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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