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SYNACIT : 48 heures de grève… chez les inspecteurs du travail
Publié le mercredi 17 septembre 2014  |  L`Observateur Paalga
Burkina
© Autre presse par DR
Burkina : vers un sit-in des contrôleurs et inspecteurs de travail




Le Syndicat autonome des contrôleurs et inspecteurs du travail (SYNACIT) observe depuis hier mardi 16 septembre 2014 un débrayage collectif, et ce jusqu’aujourd’hui 17 sur l’ensemble du territoire national. Parmi les griefs faits, la non-satisfaction de sa plate-forme revendicative. Le SYNACIT promet de revenir à la charge si rien n’est fait.

Après deux sit-in infructueux en février 2014 et en juin de la même année, le Syndicat autonome des contrôleurs et inspecteurs du travail (SYNATIC) a rappelé sa troupe pour observer une grève de 48 heures. C’est ainsi que les grévistes ont déserté leurs bureaux et se sont retrouvés à l’éducation ouvrière, respectant le mot d’ordre lancé par leur syndicat. Le secrétaire général du SYNACIT, Hamidou Bélem, dans sa déclaration liminaire, a situé le contexte de ce mouvement d’humeur : il s’agit d’inviter les autorités à prendre en compte leurs revendications qui portent sur cinq points essentiels ; ce sont : l’adoption du décret d’application de l’article 392 du code du travail, l’octroi d’une indemnité de conciliation, la dotation du corps d’un statut lui garantissant l’indépendance et la stabilité, le renforcement des services de l’administration du travail en moyens de fonctionnement adéquats et le jugement des dossiers pendants. A l’entendre, l’article 392 du code du travail n’a jamais été pris en compte bien qu’il figure dans les différents codes qui se sont succédé dans notre pays. L’une des missions des inspecteurs et contrôleurs du travail est la conciliation, en cas de différend, entre employeurs et travailleurs du privé. Cette mission, a relevé le SG, comporte beaucoup de contraintes en ce sens qu’ils sont souvent victimes d’agressions. «Si nous revenons à la charge, c’est parce que après moult concertations rien n’a été fait». Il en veut pour preuve les tentatives d’adoption qui sont restées vaines. Hamidou Bélem impute cela au manque de volonté des autorités. «Nous avions des préoccupations posées sur la table depuis très longtemps et elles ne sont pas traitées avec diligence. Le manque de volonté réelle des autorités, malgré nos manifestations et surtout notre main tendue pour le dialogue, nous pousse à aller en grève. Nonobstant nos deux sit-in et une conférence de presse, les inspecteurs et contrôleurs du travail peinent à voir leurs préoccupations trouver des solutions», a déclaré, indigné, le SG. Pis, souligne-t-il, c’est lorsqu’il y a des mouvements d’humeur que quelque chose est fait. Morceaux choisis : «Ce n’est qu’hier (lundi 15 septembre ndlr) que j’ai constaté qu’on a reçu du matériel et qu’on procédait à son installation. Et pourtant, la question est posée il y a longtemps». Pour Hamidou Bélem, si à la longue rien n’est fait, il n’est pas exclu que le SYNACIT arrête définitivement sa mission de conciliation ou pour un bout de temps. A l’en croire, leur mot d’ordre est respecté dans les 13 régions du Burkina.

Lassané Ouédraogo
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