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Chefferie traditionnelle à Kokologho/Violents affrontements entre 2 camps rivaux : des blessés et une trentaine de personnes réfugiées à Ouagadougou
Publié le mardi 9 septembre 2014  |  Le Quotidien




Alertés aux environs de 14 heures, de ce qu’une partie des populations étaient en mouvement de protestations, notre équipe s’est rapidement déployée sur les lieux pour recueillir toutes les informations. A notre arrivée à Kokologho, rien ne pouvait laisser voir que la bourgade a été le théâtre d’incidents, sauf que la mairie était prise d’assaut par une foule pacifique à l’apparence. Sur le terrain de football, qui jouxte la mairie, des jeunes disputaient allègrement leur match. En face, au commissariat, tout était tranquille, même constat à la gendarmerie. Pourtant, quelques heures plus tôt, la ville était en ébullition. Toutefois, notre équipe de reportage n’en saura pas plus. Car, dès notre arrivée à la mairie, où étaient rassemblés les manifestants, juste quelques salutations d’usages et nous sommes orientés vers les meneurs qui venaient tout juste de sortir d’une rencontre avec les autorités. Après quelques échanges, l’un d’entre eux accepte de nous parler, notre joie sera de courte durée car ce dernier va être rappelé à l’ordre par les autres. Pas de mot à la presse. Commence alors, pour nous un sale quart d’heure. Assaillis de toute part, les invectives pleuvent, les questionnements et les menaces aussi. Qui vous a qu’il y a une manifestation ici ? Nous ne voulons plus vous voir ici. Qui vous a appelés ? Gare à vous si cette affaire paraît dans la presse ! Pendant que nous essayons de regagner dare-dare notre véhicule stationné un peu plus loin, nous sommes chahutés, accompagnés et menacés par une horde armée qui tenait coûte que coûte à nous laisser quelques mauvais souvenirs de notre passage à Kokologho ce 8 septembre 2014, sinon, nous faire passer de vie à trépas, à des coups de gourdins, de machettes, de cailloux, arrache-clou et tout autres objets pouvant faire office d’arme. Je vous fais économie de notre état d’esprit. Finalement, par, on ne sait quel miracle, nous parvenons à nous engouffrer dans notre véhicule de reportage pour regagner Ouagadougou. Tout cela toujours sous la menace des manifestants qui voulaient caillaisser notre véhicule. De sources concordantes, ce serait à la suite d’une querelle qui s’est produite dans la cour royale que tout a commencé. De sources bien introduites, Louis Kaboré, le frère du défunt chef, Naaba Kango serait venu dans la matinée d’hier 8 septembre 2014, dans la cour royale et aurait forcé le cadenas qui était scellé au portail. Toute chose qui a provoqué un mouvement de colère. Ainsi, une foule surchauffée se serait rendu à son domicile et celui d’un de ses proches où ils ont détruit plusieurs habitations et même passer à tabac deux personnes. Aux dernières nouvelles, une trentaine de personnes qui ont fui Kokologho se serait réfugiée à Dapoya, à Ouagadougou 1

La genèse de l’affaire

Des sources bien introduites, le nœud de cet affrontement serait lié à la chefferie traditionnelle à Kokologho. En effet, nous a-t-on rapporté, deux familles se disputent la chefferie. La première serait la famille d’un premier chef qui fut un ancien combattant dans l’armée française. Appelé dans l’armée française, ce fut un autre chef qui fut trouvé dans la famille pour le remplacer. Et ce chef serait le père géniteur de René Emile Kaboré, président du Rassemblement pour un sursaut républicain. Puis ce fût le frère de René Emile Kaboré qui fut intronisé chef, après la disparition de son père. Après le décès de ce chef, la famille du tout premier chef (ndlr, l’ancien combattant) réclama le trône. Toute chose que la seconde famille à qui la chefferie a échu en ce moment n’a pas contestée. Cependant, cette dernière, estime que la cour royale serait la propriété de leur père. Ainsi, donc, tout en acceptant de céder le trône, ils ont fait savoir à l’autre famille de se trouver une autre cour royale pour transférer les attributs de la chefferie. Toute chose que cette dernière refuse. Et de conflit latent, on est passé, le lundi 8 septembre 2014, à un conflit ouvert qui a occasionné des blessés et des exiler à Ouagadougou. Affaire à suivre.


Par Abel Djassi et R.M (stagiaire)

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