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Art et Culture

Trait de plume : être des ambassadeurs du tourisme burkinabè
Publié le mercredi 27 aout 2014  |  Sidwaya
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© Autre presse par DR
les pics de Sindou au Burkina




A l’initiative du Réseau citoyenneté et développement des Cascades (RECIDEC), des randonneurs venus de plusieurs horizons du Burkina Faso ont pris part à la 2e édition de la randonnée touristique des Cascades, du 20 au 23 août dernier. Cette partie du Burkina Faso regorge, en effet, d’un potentiel touristique assez impressionnant et c’est la raison pour laquelle, les randonneurs ont toujours été émerveillés, à chaque fois qu’ils découvrent une «merveille». Pendant 3 jours, les visiteurs ont découvert ou revisité, les pics de Sindou, le Mont Ténakourou (le point le plus culminant du Burkina avec 747 mètres de hauteur), les dômes de Fabédougou, les grottes de Douna, les cascades de Karfiguéla, le lac aux hippopotames de Tengréla.
Dans d’autres endroits du Burkina, des sites aussi attrayants existent. Ils méritent le détour à l’image des ruines de Loropéni, inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2009, du site de granite de Laongo, à quelques encablures de Ouagadougou, des crocodiles sacrés de Sabou, de la mare d’Oursi dans le Sahel, du ranch de gibier de Nazinga et toute la zone de l’Est où le tourisme cynégétique est fort développé. La liste est longue.
Mais combien sont les Burkinabè, surtout ceux qui ont la capacité, qui ont déjà consacré leurs vacances à visiter les sites touristiques burkinabè. Dans nombre d’institutions et de services publics et privés, le mois d’août apparaît comme la période des congés pour les travailleurs. Au regard de leur surface financière, certains d’entre eux s’offrent durant ce mois, des moments de rêves à mille lieux d’ici. Si ce n’est dans la sous-région et ailleurs sur le continent, c’est dans des endroits paradisiaques en Europe, aux Etats-Unis et au Canada que l’on rencontrera cette catégorie de Burkinabè. Il n’est point ici de leur dénier le droit de passer leurs vacances à quelques endroits que ce soit dans le monde. Ils peuvent bien s’émerveiller devant la tour Eiffel à Paris, faire la fête à Ibiza ou à Las Vegas, profiter de la plage à Miami. Mais il s’agit de rappeler qu’il ne faut pas oublier les sites de la mère-patrie et leur accorder un certain intérêt, voire être des ambassadeurs du tourisme burkinabè : faire la promotion de la destination Burkina, en «vendant» les potentialités touristiques aux amis étrangers et en parler lors des déplacements hors des frontières. Il faut aussi amener dès à présent les enfants et les jeunes à s’intéresser à la chose touristique burkinabè afin qu’ils soient plus tard des ambassadeurs. C’est en cela qu’il faut saluer l’initiative du RECIDEC qui permet à des jeunes et à des moins jeunes de découvrir les richesses culturelles et touristiques de la région des Cascades et d’en parler à d’autres qui seront motivés à se rendre sur ces lieux.
Le désintéressement des sites par les Burkinabè peut aussi s’expliquer par le manque d’infrastructures d’hébergement et les conditions d’accès. Sur le site des ruines de Loropéni par exemple, pourtant inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO, il n’existe pas d’infrastructures d’accueil et la route pour y avoir accès n’est pas bitumée. Et là, l’Etat est interpellé afin de se pencher sur cette question si l’on veut vraiment que le tourisme burkinabè connaisse des lendemains plus prometteurs

Gabriel SAMA
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Sidwaya N° 7229 du 8/8/2012

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