Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratiques    Le Mali    Publicité
aOuaga.com NEWS
Comment

Accueil
News
Santé
Article
Santé

Ebola: le Virus défie les frontières fermées
Publié le lundi 25 aout 2014  |  FasoZine
Les
© AFP par DR
Les Médecins Sans Frontières mettent en place l`équipement de protection contre le virus de la fièvre d`Ebola




Déjà mal loti sur l’échiquier des échanges internationaux, le continent africain subit une nouvelle épreuve à cause de la propagation difficile à maîtriser, du virus de la fièvre hémorragique Ebola. Après son apparition, en début de cette année dans les pays du fleuve Mano où l’on a déjà du mal à y faire face, voilà qu’un nouveau cas vient d’être confirmé en Afrique centrale, plus précisément en République démocratique du Congo (RDC). Une confirmation qui fait naturellement monter la fièvre de l’angoisse que toute l’Afrique éprouve depuis plusieurs semaines maintenant.

Plusieurs compagnies aériennes, mais aussi des organisations humanitaires et autres qui opéraient sur le continent ont dû réduire drastiquement leurs champs d’actions. Une situation qui ne fait que renforcer l’isolement voire l’enclavement de la plupart des pays touchés par le virus ont aussi le malheur de sortir de crise. La Guinée-Conakry, le Libéria, la Sierra-Léone (en Afrique de l’Ouest) et la RDC sont notoirement connus comme des pays convalescents qui n’ont ni les infrastructures médicales suffisantes, ni les moyens financiers pour contrer à eux tous seuls l’épidémie. Ils sont obligés de se tourner vers l’aide extérieure qui ne suit malheureusement pas encore le rythme d’expansion de la maladie à l’intérieur des pays et du continent.

Même si cela se comprend sur le plan de la prévention, le plus est certainement la fermeture unilatérale des frontières de certains pays voisins des pays touchés par le virus de l’Ebola. La Guinée, le Libéria et la Sierra-Léone sont pratiquement mis en quarantaine et officiellement isolés de leurs voisins ivoirien et sénégalais qui ne sont pas allés par quatre chemins pour boucler leurs côtes terrestres, maritimes et aériennes. Ils pensent ainsi se protéger de la terrifiante fièvre hémorragique. Mais quand on sait que les frontières de ces pays sont aussi poreuses que des filets de pêches, on se demande si c’est cela la meilleure solution.

Bark Biiga
Commentaires