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Plus de 20.000 personnes ont risqué leur vie dans l’océan Indien depuis le début 2014 (HCR)
Publié le samedi 23 aout 2014  |  Xinhua




Environ 20.000 personnes de pays d'Asie du Sud-Est ont risqué leur vie lors de traversées maritimes dans l'océan Indien au cours de la première moitié de cette année, selon un nouveau rapport du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) publié vendredi.

"Beaucoup étaient des Rohingya qui fuient le Myanmar et arrivent marqués par les effets de la malnutrition et les mauvais traitements au cours du voyage. Plusieurs centaines de personnes ont également été interceptées sur des bateaux se dirigeant vers l'Australie", a expliqué un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, lors d'une conférence de presse à Genève.

Le rapport a été produit par la nouvelle unité de surveillance des mouvements maritimes créée au sein du bureau régional du HCR à Bangkok. Cette unité rassemble des informations par le biais d'entretiens directs, et via les médias, les partenaires et les gouvernements.

Le rapport se concentre sur les départs de la baie du Bengale et ailleurs en Asie du Sud-Est, et met en lumière les violations dont sont victimes les gens lors de leur traversée. Il montre également que plus de 7.000 demandeurs d'asile et réfugiés qui ont voyagé par mer sont actuellement détenus dans des centres de détention dans la région, dont plus de 5.000 en Australie ou dans les centres de triage de ce pays à Nauru et en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

"En raison de sa nature clandestine, l'ampleur de la contrebande de personnes reste difficile à déterminer. Mais des entretiens de fond avec des survivants offrent un aperçu de ce qui se passe pendant le long voyage du Myanmar et du Bangladesh vers la Thaïlande, la Malaisie, l'Indonésie, et au-delà", a dit M. Edwards.

"Ces développements ont lieu dans un environnement de protection très difficile pour les réfugiés dans la région. La Thaïlande, la Malaisie et l'Indonésie ne sont pas signataires de la Convention sur les réfugiés et manquent de cadres juridiques formels concernant les réfugiés", a-t-il ajouté. "Sans statut juridique, ceux-ci risquent souvent d'être arrêtés, détenus et déportés en vertu des lois sur l'immigration."
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