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Sidwaya N° 7713 du 23/7/2014

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Le parc à bétail de Niangoloko réhabilité
Publié le mercredi 23 juillet 2014   |  Sidwaya


17e
© aOuaga.com par A.O
17e Journée nationale du paysan : le forum des producteurs comme entrée en matière
Jeudi 10 avril 2014. Fada N`Gourma. Stade Nungu. La 17e édition de la Journée nationale du paysan (JNP) a débuté par le Forum des producteurs sur les opportunités et les contraintes liées à la transformation agro-alimentaire. Photo : Jérémy Tinga Ouédraogo, ministre des Ressources animales et halieutiques


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Le parc à bétail transfrontalier de Niangoloko a retrouvé un nouveau souffle. Réhabilité par l’UEMOA à travers l’Autorité du Liptako Gourma (ALG), son inauguration a été faite le dimanche 20 juillet 2014 par le ministre des Ressources animales et halieutiques, Jérémy Tinga Ouédraogo. Il avait à ses côtés Ibrahima Diémé, commissaire de l’UEMOA, représentant le président de la Commission, les autorités locales et les acteurs de la filière du Burkina et de la Côte d’Ivoire.

D’un coût de 105 millions de F CFA, les travaux de réhabilitation du marché à bétail transfrontalier de Niangoloko ont intégré la délimitation des 48 hectares réservés au marché, la réhabilitation du système d’alimentation en eau, la construction d’un quai d’embarquement au niveau de la gare ferroviaire, la réalisation de 20 box d’isolement, d’un logement pour le gardien, et la réfection de trois bureaux. Ce marché à bétail de Niangoloko, a indiqué Ibrahima Diémé, commissaire de l’UEMOA, représentant le président de la Commission, est l’un des deux marchés à bétail financé par la Commission de l’UEMOA au Burkina Faso avec celui de Bobo-Dioulasso, pour un montant cumulé de 250 millions de F CFA. Intervenant au nom du comité de gestion du marché, Sayouba Léguélégué, a estimé que ce marché est « d’une grande importance pour le développement de la filière bétail-viande », avant de revenir sur les différents investissements et les soubresauts qui l’ont marqué depuis son opérationnalisation en 1996. Tour à tour, a-t-il confié, le Programme microréalisation, la commune de Niangoloko, le comité de gestion et les Projets des marchés frontaliers ont chacun, consenti d’importants investissements sur le site en 1996, 1997 et 1998. Ensuite, est intervenue la crise ivoirienne en 2002, mettant à l’abandon ce site, et plus tard, dans la vétusté. « Ce n’est qu’en 2011 à travers les différentes actions entreprises par la commune, le comité de gestion, le service d’élevage et la douane que le marché a repris timidement son fonctionnement », dira-t-il aux autorités.
Pour le 2e adjoint au maire de Niangoloko, Siméon Héma, cet ouvrage réhabilité est le bienvenu, dans la mesure où les acteurs de la filière bétail-viande éprouvaient de nombreuses difficultés dans leurs activités. Aussi a-t-il soutenu que la réalisation du quai d’embarquement à la gare ferroviaire facilitera l’accès au marché ivoirien. C’est le même sentiment de satisfaction qui a été exprimé par Adama Traoré, délégué du district de Savane filière bétail-viande de la Côte d’Ivoire, représentant El hadji Issiaka Sawadogo, le président de la Confédération des pays de l’UEMOA du bétail-viande. A ses yeux, la réhabilitation de ce marché est un signal fort à l’intégration sous-régionale et au renforcement des échanges entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire. Quand les bœufs quittent Pouytenga, Fada N'Gourma ou Ouahigouya, a-t-il précisé, « ils arrivent épuisés à Niangoloko, mais avec ce marché, les commerçants peuvent faire escale, prendre un repos avec leurs animaux avant de reprendre le chemin ». Au passage, il a fait remarquer qu’avec le dispositif mis en place pour l’embarquement des animaux, les fonds investis par les acteurs sont bien sécurisés. Il a souligné que « c’est un marché gagnant-gagnant entre la Côte d’Ivoire et le Burkina». C’est parce que l’élevage constitue un pilier important pour l’atteinte de la sécurité alimentaire, a renchéri Baba Diémé, que la Commission de l’UEMOA a réalisé en 2005, une étude portant sur la compétitivité des filières agricoles dans l’espace UEMOA, et la réhabilitation du marché à bétail de Niangoloko s’inscrit dans cette dynamique de développement de la filière bétail-viande. Pour sa part, le ministre des Ressources animales et halieutiques, Jérémy Tenga Ouédraogo, a exhorté les acteurs à bien entretenir ce joyau, et à privilégier le dialogue et la concertation en cas de contentieux. Pour finir, il a imploré Allah pour des pluies abondantes, « bien réparties dans l’espace et dans le temps afin que le fourrage soit aussi abondant ». Ainsi, a-t-il espéré, les animaux n’auront pas d’yeux pour les champs.

Frédéric OUEDRAOGO
ouedfredo2003@yahoo.fr

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