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Le Quotidien N° 1118 du 19/7/2014

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Colonel lotha, porte-parole du mrc sur la situation nationale : « Le référendum n’est pas un sujet tabou »
Publié le samedi 19 juillet 2014   |  Le Quotidien




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Le Quotidien : Parlez-nous du MRC et de ses objectifs.

Colonel Lotha : Le Mouvement pour le réveil des consciences (RMC) a été créé après une longue réflexion entre camarades de classe et amis du quartier. Vu l’état actuel de notre politique où il y a deux protagonistes, ceux de la droite et ceux de la gauche, nous avons voulu mettre ce mouvement en place pour responsabiliser la jeunesse et lui faire savoir que le changement ou l’alternance ne doit pas se passer dans la rue à travers les casses et les pillages.

C’est dire que vous appelez la jeunesse à suivre les voies légales pour atteindre leurs objectifs ?

Aujourd’hui, vouloir parvenir à son but vaille que vaille n’a jamais arrangé quoi que ce soit. La démocratie, c’est le choix du peuple par le peuple et pour le peuple. Ce n’est pas exclu que chacun s’exprime et dise ce qu’il pense. Il y a un dicton qui dit « qu’il est mieux de se calmer pour arriver à son but ».

Vous participez régulièrement aux meetings de soutien au référendum. Qu’est-ce qui vous motive dans ce choix?

Je pense que tous les Burkinabè doivent être pour le référendum parce que le référendum n’est pas exclu dans notre Constitution à ce que je sache. La Constitution dit que le président du Faso peut soumettre au référendum après avis du président de l’Assemblée nationale et du Premier ministre, toutefois pour toute question de loi portant sur une question d’intérêt national. Le référendum n’est pas un sujet tabou parce qu’il est inscrit dans notre Constitution. C’est le droit absolu pour tout Burkinabè d’aller au référendum et de dire ce qu’il pense.

Justement, ceux qui s’opposent à la tenue du référendum estiment que ce n’est pas une question d’intérêt national, mais une question d’intérêt personnel.

Je ne suis pas d’avis avec ceux qui pensent cela, parce que le Burkina Faso n’est pas construit par deux ou trois personnes. Nous sommes 17 millions d’habitants. Quand on parle d’intérêt national, cela veut dire que la question concerne les 17 millions d’habitants. Le référendum ne bénéficiera pas au président Blaise Compaoré, mais à tout le peuple burkinabè. Je voudrais dire à ces gens qui dégagent leur énergie pour dire non au référendum, de plutôt l’économiser pour sensibiliser leurs militants à ce qu’ils votent « non ». Sinon, on ne peut pas s’asseoir chez soi, à la maison, pour dire que l’on est contre le référendum.

Vous disiez tantôt que le référendum est inscrit dans la Constitution. Mais, cette même Constitution dit que le président du Faso est éligible pour un mandat de 5 ans renouvelable une seule fois. Ne serait-ce pas mieux que le président du Faso ne se représente pas en 2015 ?

Ce sont les partis d’opposition qui parlent souvent de chaos. Vous n’allez jamais entendre cela d’un parti de la majorité. On n’a jamais entendu un membre de la majorité dire ceci : « Si quelqu’un dit qu’il est pour le référendum, il verra que le pays-là n’est pas pour lui. Si quelqu’un veut qu’on tienne le référendum, il verra de quel bois on se chauffe ». Chaque fois, ce sont les opposants qui brandissent des menaces et incitent la jeunesse à sortir. Souvent, je suis choqué de voir que des intellectuels tiennent des propos irresponsables. Comment un responsable peut dire que ceux qui sont pour le référendum sont indignes. Je crois que ce sont eux-mêmes qui ne sont pas intègres.

A quels responsables faites-vous allusion ?

Je ne citerai pas de noms pour ne pas envenimer la situation. Il faut cultiver le respect mutuel. C’est pourquoi je préfère ne pas citer de noms. Tout le monde doit travailler à ce que la paix règne toujours au Burkina. Mais, si des gens veulent intoxiquer la jeunesse pour arriver à leur fin, ce n’est pas du tout bien. Si demain il y a une crise au Burkina, ceux-là en seront les seuls auteurs.

Vous êtes donc convaincus que tout démocrate devrait accepter la tenue du référendum qui, à vous entendre, est la voie idéale pour départager le peuple sur la question de l’article 37. On sait également que l’un des principes de la démocratie repose sur l’alternance.

Chaque fois, des gens disent que le président du Faso a duré au pouvoir. Mais pourquoi ces gens se refusent à reconnaître qu’il a revalorisé notre pays. Il a mis en valeur le Burkina. J’ai eu la chance de voyager un peu partout. Et partout où un Burkinabè passe, il est accueilli à bras ouverts. Il y a un dicton moré qui ceci : «Même si tu n’aimes pas ton rival, il faut reconnaître qu’il a bien labouré ». Je suis fier d’avoir un président comme Blaise Compaoré. Les Burkinabè peuvent être fiers de lui. Il a été médiateur dans plusieurs crises. C’est quelqu’un qui est à l’écoute de la population et qui a réglé des conflits dans des pays voisins. Au Burkina, il y a la Journée nationale du paysan, le forum des jeunes et la journée de la femme. C’est la preuve quelque part qu’il est à l’écoute du peuple. Je n’ai pas dit qu’en 27 ans, il a tout fait. Mais, les Burkinabè doivent lui être reconnaissants pour ce qu’il a fait.

Revenons à votre mouvement. Quelles sont les activités que vous avez menées jusque-là sur le terrain pour susciter un réveil des consciences ?

Nous avons décidé de sillonner tous les 55 secteurs de Ouagadougou. A l’heure actuelle, on a pu faire quatre secteurs. Mais, ces activités demandent beaucoup d’énergie. Les membres du MRC et moi-même sommes beaucoup en mouvement. Toutefois, nous faisons des efforts pour organiser des activités. Reconnaissez avec moi que l’incivisme a pris une proportion inquiétante. Il suffit du moindre accident pour que les riverains incendient un véhicule. Si tu fouilles bien, tu verras que celui qui a été le premier à demander qu’on brûle ta voiture, est soit un voisin du quartier, soit un ami d’enfance ou soit un ami du quartier. Notre mission est de sensibiliser la jeunesse à abandonner certains comportements.

Pensez-vous qu’en restant seulement à Ouagadougou, vous pouvez atteindre vos objectifs ?

Pour mener toute activité, il faut élaborer un plan d’actions. Nous allons d’abord sillonner les 55 secteurs. A l’issue de cela, nous allons nous déployer dans les autres régions et provinces du pays. D’ailleurs, nous avons des contacts dans les autres villes du Burkina. A notre passage, dans chaque secteur, nous mettons en place une cellule d’appui qui a généralement un bureau de 14 membres.

D’où proviennent vos sources
de financement ?

Nous sommes des Burkinabè, et la paix n’a pas de prix. C’est notre façon de contribuer à ce qu’il y ait la paix et la stabilité dans notre pays. Notre source de financement, c’est notre énergie.

On dit souvent que ce genre de mouvements sont financés par des partis politiques. N’est-ce pas le cas pour le MRC ?

Ce n’est ni oui ni non. Pour une œuvre noble, il y aura toujours des accompagnants. Je me dis qu’un mouvement qui plaide pour la stabilité est le bienvenu. Même sans l‘apport des partis politiques, il y aura d’autres bonnes volontés pour accompagner le mouvement.

Pour finir, quel commentaire sur les meetings « recto-verso » qui ont été organisés çà et là ?

Avant de répondre à cette question, je voudrais souligner quelque chose. Je voudrais lancer un appel auprès des mouvements fantoches. J’appelle mouvement fantoche un mouvement qui n’est pas en règle et qui n’a pas une autorisation officielle.

A quel mouvement pensez-vous ?

Je pense à un mouvement comme le Balai citoyen qui se pavane dans la nature avec des balais pour dire qu’il va balayer le président du Faso. ils ne sont pas en règle. Vous avez vu ce qui s’est passé à Bobo Dioulasso ? C’est mieux de patienter pour être en possession deses papiers avant d’entreprendre toute action sur le terrain. Ce mouvement était présent au meeting de la gauche. Toute chose que je trouve anormal1
Par ACG

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