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Le Quotidien N° 1115 du 16/7/2014

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Forte explosion à larle Plusieurs concessions détruites Une trentaine de blessés dont 5 graves -
Publié le mercredi 16 juillet 2014   |  Le Quotidien




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Une forte explosion a eu lieu, hier mardi 15 juillet 2014, aux environs de 18 heures, au quartier Larlé, ex-secteur 10 de Ouagadougou. L’explosion a complétement rasé plusieurs concessions. Le bilan provisoire fait état d’une trentaine de blessés dont 5 graves, un mort et plusieurs disparus. Au moment où nous quittions les lieux, aux environs de 20h et quart, les recherches se poursuivaient dans l’espoir de trouver d’autres survivants.
Il était 18 heures et quart, lorsque nous arrivions à Larlé, au croisement de l’avenue 56. Sur place, nous étions obligés de descendre du véhicule qui nous transportait, en raison de l’embouteillage monstre qu’il y avait à cet endroit. C’est alors que nous nous sommes rendus compte que notre informateur n’avait pas saisi toute l’ampleur de la situation. En effet, ce dernier nous avait laissé entendre qu’une station avait explosé à cet endroit. Mais, la réalité était tout autre.
Dans le prolongement de l’avenue 56, en direction de l’ouest, il y avait un barrage de fortune dressé par des forces de sécurité pour empêcher que les badauds n’aillent plus loin. Un peu plus loin, il y avait une grande activité de sapeurs-pompiers, gendarmes et autres volontaires, surement des habitants du quartier qui aidaient. Un coup d’œil sous nos pieds nous laissait constater l’ampleur des dégâts. En effet, le bitume était entièrement recouvert de sable, provenant des maisons détruites par l’explosion. Un peu plus en profondeur, sur un rayon d’environ 15 mètres, aucune maison n’était intacte. C’est dans ce chaos que les sapeurs-pompiers et autres jeunes du quartier s’attelaient à fouiller les décombres pour en sortir des survivants. Nous y découvrant le corps d’un enfant, recouvert d’un pagne.
Un peu en retrait, adosser à la clôture de la résidence du Larlé Naaba Tigré, 3 femmes, 1 homme et quelques enfants, probablement une famille tous couverts de terre, regardent ahuris, « le spectacle », les yeux vides. Toute tentative de leur arracher quelques mots nous est interdite par les policiers et gendarmes qui sécurisaient les lieux.
Que s’est-il passé au juste ?
Selon Aboubacar Niada, l’incident se serait produit aux environs de 18 heures : « J’étais assis devant la porte avec mon locataire, en train de causer. Quand tout à coup, le quartier à exploser boom ! Tout est devenu noir dans le coin ». Aucune autre explication ne sera donnée en dehors de celle-là, marquant la surprise chez les habitants du quartier Larlé, qui ne sont pas parvenus à se l’expliquer. La surprise passée, le premier réflexe a été de se rendre au lieu de l’explosion, exactement en face de la cour du Larlé Naaba Tigré, pour apporter leur aide. Une fois sur les lieux, a raconté Zakaria Sanfo, « ils ont trouvé un pied dehors ».
« On a extrait le pieds et nous avons trouvé que c’était une fille. Celle-ci nous a dit qu’il y avait une 2e personne. Nous sommes retournés pour faire sortir cette personne. Puis, nous avons secourus une 3e personne, une dame. Cette dernière nous a dit qu’il y avait une autre dame avec un enfant de l’autre côté du mur. C’est là que nous voulions partir. Nous avons demandé aux sapeurs-pompiers de laisser 3 ou 4 personnes aller fouiller ces décombres, pendant qu’ils font leur travail. Mais, ils ont refusé », a témoigné Zakaria Sanfo.
« Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça ! »
Quant à Abou Niada, il a affirmé qu’après l’explosion, toute la zone était plongée dans la pénombre pendant quelques instants. Son premier réflexe à lui était d’aider son locataire sur qui une porte était tombée. « En tout cas, de notre côté, nous n’avons déploré aucune perte en vie humaine. Les 4 enfants qui travaillent avec moi sont sortis indemnes. Mais, dans l’autre cour, il y a eu des morts. Cette explosion a fait trembler tout le quartier et toutes les maisons de la cour sont tombées », a-t-il laissé entendre.
Mais sur place, seul un corps avait été découvert, jusque-là. Un peu plus loin, un bras a été découvert par des sapeurs-pompiers qui s’activaient à retrouver la personne, ou le corps à qui appartenait ce bras. Au regard de l’ampleur de l’explosion, un sapeur-pompier s’est même exclamé : « Non ! Je n’ai jamais vu quelque chose comme ça ! »
En recoupant les informations servies çà et là par les témoins et autres habitants du quartier, il est ressorti qu’il y aurait une trentaine de blessés, dont 5 cas graves, et environ 3 morts. Mais, les corps de ces derniers n’ayant pas été vus, nous avons préféré les mettre sur la liste des disparus, des disparus que les différents corps et volontaires s’attelaient à trouver, malgré la nuit tombante.
Quant à l’origine de l’explosion, les gens étaient toujours dans l’expectative, pointant du doigt une explosion de gaz, tandis que certains désignaient des installations de la SONABEL, et d’autres une bombe. Mais, concernant la profession des habitants des deux maisons détruites, aucun de nos interlocuteurs n’a puis se prononcer. Les premières enquêtes et les prochaines heures nous en diront davantage sur ce qui s’est réellement passé.
Par Philippe Bouélé BATIONO
Légendes :
1.
2.
3.
4.Aboubacar Niada
5. Zakaria Sanfo
ENCADRE
Une dame s’évanoui
En attendant que les premières enquêtes ne livrent leurs secrets, nous avons été interpellés par un autre évènement. Un effet, un jeune d’une vingtaine d’années est arrivé en trombes pour quérir l’aide des sapeurs-pompiers pour une situation qui semblait grave, à quelques 100 mètres de là. Nous nous sommes rendus sur les lieux. En effet, il s’agissait d’une dame qui s’était évanouie, en raison de l’explosion et des évènements qui s’en sont suivis, nous a-t-on rapporté. La dame a été conduite en ambulance au centre de santé le plus proche.

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