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Sidwaya N° 7705 du 11/7/2014

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Réformes de l’UEMOA : Le Burkina Faso, bon élève
Publié le vendredi 11 juillet 2014   |  Sidwaya


Lotissements
© aOuaga.com par A.O
Lotissements au Burkina : des états généraux pour diagnostiquer les maux
Jeudi 24 octobre 2013. Ouagadougou. Salle de conférences internationales de Ouaga 2000. Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a ouvert les travaux de 48 heures des états généraux sur les lotissements au Burkina. Photo : Yacouba Barry, ministre de l`habitat et de l`Urbanisme


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Au cours d’une réunion de suivi des réformes communautaires, tenue le 9 juillet à Ouagadougou, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), a déclaré le Burkina Faso, bon élève en matière de leur mise en œuvre.

L’Union économique et monétaire ouest-africaine est satisfaite des performances enregistrées par le Burkina Faso dans l’application des réformes politiques et programmes communautaires. Ces acquis ont fait l’objet de débats entre un collège de ministères concernés par la mise en œuvre des textes de l'UEMOA et une délégation de l’organisation ouest-africaine d’intégration économique. Trois thématiques portant sur la gouvernance économique et convergence, le marché commun et les politiques sectorielles ont alimenté les échanges. En matière de gouvernance économique et convergence, l'UEMOA note que le Burkina Faso applique les directives relatives à la passation des marchés publics et à leur régulation. De même l’ensemble des textes en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, sont en application. Cependant le pays n’a pas encore harmonisé ses cadres juridique, comptable et statistique, tel que recommandé les textes communautaires et le Système comptable ouest-africain (SYSCOA). Quant au marché commun, la revue a porté sur quatre chantiers dont la fiscalité intérieure, l’union douanière, la concurrence et la liberté de circulation. Des problèmes liés à la libre circulation des biens, notamment les céréales ont été relevés. Cette situation s’explique, selon les ministres en charge du Commerce et des Finances, par la crise alimentaire que le Burkina Faso a traversée en 2008 avec une recrudescence en 2011. Mais, en matière de libre circulation des personnes, les avocats, les médecins, les chirurgiens-dentistes et les étudiants des autres pays de l’union peuvent s’y établir librement . L’axe des politiques sectorielles a permis de noter le non respect du plan de contrôle routier qui prévoit trois contrôles. Sur le volet des infrastructures, le délestage des véhicules en surcharge n’est pas effectif. Dans le domaine de la mutualité, l’UEMOA recommande de sursoir à la loi sur l’assurance maladie universelle, car il existe un règlement communautaire sur la mutualité sociale.

A l’issue de la présentation, la partie burkinabè s'est expliquée les constats faits par les experts. Ainsi, le ministre en charge des infrastructures, Yacouba Barry, a dit que le délestage des véhicules surchargés pose le double problème du stockage des marchandises et de leur conservation. « De plus, aucun pays ne l’applique actuellement », s’est-il défendu. Et le représentant du ministère en charge de la Sécurité de poursuivre qu’au regard du contexte sécuritaire actuel dans la sous-région, la multiplication des postes de contrôle à l’intérieur du territoire est impératif. Le ministre en charge de l’enseignement supérieur, Moussa Ouattara pour sa part, a demandé que l’UEMOA exige l’application des accords en ce qui concerne les frais de scolarité des étudiants. Le ministre en charge des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba, a interpellé la Commission de l’UEMOA sur la nécessité d’une relecture des textes. En effet, dans l’application des textes sur les marchés publics, le contrôle de la transparence a pris le pas sur l’efficacité dans l’administration. Une invite partagée par le président de la commission, Cheicke Aguibou Soumaré. «Les différents textes ont été adoptés dans un contexte différent et il est nécessaire de les adapter», a-t-il reconnu. La revue annuelle des réformes communautaires a été recommandée par la Conférence des chefs d'Etat et de gouvernement de l'UEMOA, du 6 juin 2012. Le Burkina Faso est le deuxième pays après le Bénin à se soumettre à cet exercice.


Nadège YE

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