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Le Quotidien N° 643 du 26/11/2012

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Transfèrement de Simone Gbagbo a la CPI : Un dilemme pour d’ADO
Publié le mardi 27 novembre 2012   |  Le Quotidien


Alassane
© L’Observateur
Alassane Ouattara, Président de la Côte d`Ivoire


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Près d’une année après que son mari ait été écroué à la Haye, l’ex-première dame, Simone Ehivet Gbagbo risque, d’ici, les jours ou les semaines à venir, de subir le même sort. C’est à croire que la CPI a aménagé une cellule conjugale pour le couple Gbagbo. Soupçonnée de « meurtres, de viols et d’autres formes de violences sexuelles, d’autres actes inhumains et d’actes de persécution » commis sur le territoire ivoirien entre le 16 décembre 2010 et le 12 avril 2011, un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale court contre l’ex-first lady de la Côte d’Ivoire. Détenue à Odienné, dans le Nord de la Côte d’Ivoire, celle que d’aucuns qualifient comme étant l’alter égo de son mari risque très prochainement de rejoindre les geôles de la Haye, si l’on en croit la détermination de la procureure de la CPI, Fatou Bensouda, et d’Amnesty international qui exigent que Simone Gbagbo soit transférée à la CPI sans délai.

Le cas Simone évoluerait-il aussi vite comme ce fût celui de l’enfant de Mama, où en l’espace de quelques heures, les choses sont allées très vite ? Pas Sûr, car selon toute vraisemblance, Abidjan traine le pas, et les déclarations du garde de sceaux de la Côte d’Ivoire, Gnéméma Mamadou Coulibaly en dit long. En effet, en déclarant que les autorités ivoiriennes répondraient à la demande de la CPI en temps opportun, le ministre ivoirien laisse planer le doute quant à un éventuel refus d’Abidjan de transférer l’ex-première dame.

Du reste, de source proche du président ivoirien indique que ce dernier ne serait pas « chaud », pour le transfèrement de Simone Gbagbo. Sur le dossier Simone, Alassane Dramane Ouattara lors de son passage à Paris en début d’année avait émis le vœu que la justice soit rendue en Côte d’Ivoire. La position du président ivoirien est des plus pragmatiques, si on garde à l’idée que jusqu’ici, c’est dans le camp du président déchu que la CPI jette ses filets. Transférer Simone Gbagbo à la CPI signifierait dans le cas d’espèce que si toutefois la CPI venait à accrocher dans son viseur les proches du pouvoir, ADO serait contraint d’accéder à la demande de la CPI. Laisser la justice ivoirienne (qui s’était déjà saisie du dossier) à s’occuper du cas Simone Gbagbo, laisserait une alternative à ADO qui disposera ainsi de deux juridictions. Par la même, il pourrait éviter à certains proches trempés dans des exactions d’être écroués à la Haye. Il est donc fort à parier que l’ex-première dame ne subira pas le même sort que son époux

Par G. Maurice BELEMNABA

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