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Visite du président du Faso : l’Office du Niger, terre d’accueil
Publié le mercredi 2 juillet 2014   |  L’Essor


Coopération
© aOuaga.com par A.S
Coopération Burkina / Mali : Visite du président Blaise Compaoré et de son homologue IBK à Ségou
Mardi 1 juillet 2014. Ségou. Le président burkinabé Blaise Compaoré,et son homologue du Mali, Ibrahim Boubacar Keita se sont rendus à l`office du Niger.


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Pour des raisons historiques, la zone qui a toujours nourri l’ambition de devenir le grenier de la sous-région, abrite une importante communauté d’origine burkinabè.

Le président du Burkina Faso Blaise Compaoré, a poursuivi et bouclé hier sa visite officielle dans notre pays. Pour cette deuxième journée de sa visite, l’hôte de marque était dans la région de Ségou, plus précisément dans la zone de l’Office du Niger. Le président burkinabè était accompagné de son homologue malien, Ibrahim Boubacar Kéita.

Arrivé aux environs de midi et demi, à Kolongotomo, le président du Faso a aussitôt rencontré la communauté burkinabè regroupée pour l’occasion dans la salle de conférence de l’Office du Niger. Le président du Faso s’est dit heureux de rencontrer ses compatriotes vivant dans la zone de l’Office du Niger.

Il faut rappeler que la communauté d’origine burkinabè vivant en territoire malien et essentiellement dans la zone de l’Office du Niger est estimée à environ 35.000 âmes. Les ancêtres de ces braves hommes avaient été déportés par le colon français lors des travaux de réalisation du barrage de Markala dans les années 1930 et des périmètres qui ont suivi. Ces Burkinabè (les Voltaïques d’alors) constituaient en plus des Maliens, la main d’œuvre indispensable aux durs et harassants travaux de construction du barrage.

A la fin des travaux du barrage, beaucoup d’entre eux ont préféré s’installer sur les terres aménagées en bonne intelligence avec leurs hôtes maliens. La cohabitation se passe presque sans anicroche. Plusieurs personnes aussi bien du côté burkinabé que du côté malien, ont témoigné de cette bonne coexistence entre les deux communautés.

C’est cette hospitalité et cette coexistence pacifique, la solidarité, l’amitié, la proximité multiséculaire, le courage, toutes ces valeurs cardinales que ses compatriotes perpétuent ici que le président Blaise Compaoré était venu saluer. Il a souligné que les deux pays représentent un exemple frappant d’intégration à travers les hommes et les femmes qui travaillent de part et d’autre part, à travers les mariages multiculturels et même l’intégration des cadres d’origine burkinabé dans le tissu socio-économique et administratif malien. En effet, des « Burkinabè » occupent des hauts postes dans l’administration publique alors que d’autres dirigent des municipalités dans leur zone de résidence.

« Nous nous sentons bien ici, Monsieur le Président. Le Mali est un pays d’hospitalité, nous ne le sentons pas seulement, mais nous le vivons aussi au quotidien dans toutes nos activités socio-économiques et culturelles », a témoigné un intervenant, un témoignage parmi tant d’autres.

Faisant référence à la situation socio-politique et institutionnelle qui a secoué notre pays en 2012, les Burkinabè ont révélé qu’ils ont été sensibles à la crise. Le président du Faso a lui-même témoigné que quand une crise frappe le Mali, les Burkinabè ressentent forcement les conséquences. « J’avais envie de vous rencontrer, les frères, amis, parents du Burkina Faso qui accomplissent des missions de développement du Mali en apportant votre pierre dans l’édification nationale. En dignes représentants de la nation burkinabè, vous avez apporté votre intelligence et votre savoir-faire pour l’épanouissement du Mali. Construire le Mali, c’est construire le Burkina Faso », a jugé Blaise Compaoré.

Il a salué les regroupements créés par les ressortissants burkinabè en vue de rester soudés et solidaires et annoncé l’ouverture très prochaine d’un consulat du Faso qui va prendre en charge les préoccupations des Burkinabè en terre malienne.

Le visiteur de marque était accompagné d’une importante délégation comprenant le ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Djibril Bassolé, son directeur de cabinet et qui fut longtemps ambassadeur du Burkina Faso au Mali, Sanou Mohamed Topan, du nouvel ambassadeur du Faso au Mali, Kodio Lougaye, du colonel Morifing Traoré, attaché de défense de l’ambassade burkinabè.

Salif Ouédraogo, chef de projet à l’Office du Niger et ancien directeur de la zone de Kouroumari a fait part au président du Faso de l’intégration parfaite et harmonieuse des ressortissants burkinabè au Mali, dont lui-même en est l’éloquente illustration.

La communauté burkinabè s’est réjouie de la visite du président qu’elle a vivement saluée. A part l’ancien président Maurice Yaméogo, aucun président burkinabè n’avait foulé le sol de l’Office du Niger, ont témoigné les anciens.

Après cette chaleureuse rencontre, la délégation présidentielle a mis le cap sur le complexe agro-pastoral et industriel de l’opérateur économique Modibo Kéita à Sanamandougou, une localité situé à 70 kilomètres de Kolongotomo.

Là les président Blaise Compaoré et Ibrahim Boubacar Keïta ont eu droit à des explications sur les activités agricoles du complexe agricole. Il faut rappeler que Modibo Kéita bénéficie d’un bail d’exploitation du périmètre avec l’Office du Niger de 20.000 hectares, dont seulement un millier est pour le moment exploité.

L’entrepreneur agricole a expliqué qu’il cultive sur ces terres et en toute saison du riz, du maïs, de la pomme de terre, de la luzerne (fourrage pour les animaux), du blé et de l’oignon. Les périmètres sont irrigués à partir des canaux qu’il a lui même aménagés. Le complexe agricole dispose d’équipements agricoles de pointe, voire de dernière génération, de personnels expatriés spécialisés et utilise la main d’œuvre locale. Il produit 40 tonnes de pomme de terre à l’hectare. Pour les besoins du mois de carême en cours, il cède sa pomme de terre à 300 Fcfa le kilogramme aux grossistes qui les revendent aux détaillants. Ces derniers ont vite fait de spéculer sur le produit en élevant la barre pour les ménages à 500 Fcfa le kilogramme, alors qu’une semaine seulement avant le début du carême, le prix oscillait entre 250 et 300 Fcfa.

Avec le niveau de productivité et de compétitivité, si Modibo Keïta ramenait son prix de cession à 200 Fcfa le kilogramme aux grossistes, les ménages pourraient accéder à moindre coût à ce tubercule qui est très prisé pendant cette période cruciale qu’est le mois de Ramadan. L’Etat aussi pourrait jouer sa partition en surveillant les étiquettes, afin que les marges cédées par le producteur et les grossistes ne soient pas anéanties par les détaillants.

Envoyés spéciaux

M. COULIBALY et Alou SISSOKO

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