Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Burkina Faso    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Editorial
Article



 Titrologie



L`Observateur Paalga N° 8652 du 30/6/2014

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Nous suivre

Nos réseaux sociaux



 Autres articles


Comment



Editorial

Manif contre l’impunité … dans l’illégalité
Publié le lundi 30 juin 2014   |  L`Observateur Paalga




 Vos outils




Prévu pour le samedi 28 juin 2014 à 10 heures à la place de la Nation, le meeting organisé par la coalition contre les crimes impunis au Burkina Faso (CCCI BF) n’a pas pu se tenir. Motif, ils n’avaient pas l’autorisation de l’état-major général des armées pour occuper les lieux de la manifestation.

Débuté timidement à 8 heures, la manifestation du samedi 28 juin 2014 s’est emballée dès 9 h 41, avec l’arrivée d’un officier de la Gendarmerie nationale (GN).

Arrivé par petits groupes, la foule a grossi au fil du temps. Les militants étaient là à l’appel de la Coalition contre les crimes impunis au Burkina Faso (CCCI BF) pour un meeting de protestation contre ces crimes impunis de 1960 à nos jours. Pour les organisateurs, il s’agissait notamment d’exiger la lumière sur la mort du juge Nébié. Cette coalition est composée du collectif antiréférendum, du Mouvement brassard noir, du MAVO, du Balai citoyen, du M21, du mouvement Ça suffit, du CAJD, de l’AJCB, de l’UJPA, du COSCA, de l’AJSNB, et des artistes engagés. En attendant le démarrage effectif du meeting, c’est une ambiance bon enfant qui régnait à la place de la Nation. En effet, les manifestants ont eu droit à une animation assurée par une fanfare et à un «concert reggae». Cette belle ambiance va subitement prendre un coup.

9 h 41, un officier de la gendarmerie a rejoint les manifestants et demandé à parler au responsable de la Coalition. Il s’est mis à l’écart avec quelques leaders. Ensuite, le gendarme a demandé à voir l’autorisation d’occupation de la place, une requête qui donnera lieu à de vifs pourparlers. Devant l’absence de document officiel, le pandore leur a demandé de quitter l’endroit. Pendant ce temps, la foule ameutée s’était attroupée autour du petit groupe. Il s’en est suivi des cris et des slogans hostiles au pouvoir. C’est dans cette atmosphère que l’officier s’est retiré promettant de «revenir autrement» si les manifestants n’obtempéraient pas.

Après son départ, une véritable cohue s’est installée. Chacun y allait de son commentaire et de son slogan, on pouvait voir manifestants et éléments de forces de l’ordre se regarder en chiens de faïence. Les responsables de la CCCI BF ont, pour leur part, pris langue avec un autre officier de la gendarmerie qui leur expliquait qu’en plus de l’autorisation de la municipalité, il leur fallait l’aval de l’état-major général des armées (EMGA) pour occuper la place de la Nation. Les meneurs de la manif ont objecté en présentant l’autorisation à eux délivrée par la mairie. Laquelle stipulait effectivement qu’une autorisation préalable de l’EMGA était préalablement requise. Séance tenante, les responsables de la Coalition ont promis d’apporter le document à eux remis par les autorités militaires qu’un des leurs était allé récupérer.

La rumeur «Hervé est séquestré à l’état-major»

«A l’état-major ! …à l’état-major, tous à l’état-major !» C’est par ces mots que nous avons été alerté par l’arrestation d’Hervé Ouattara, président du collectif antiréférendum (CAR), ce qui s’est avéré une véritable rumeur qui a failli mettre le feu aux poudres. En effet, les manifestants avaient commencé à se diriger vers le siège de la Grande Muette situé à un jet de pierre de là. Pendant que la foule s’y dirigeait, le leader du CAR en revenait triomphalement, ovationné par des manifestants qui scandaient Hervé !… Hervé ! C’est ainsi que le «héros» d’un matin a improvisé une conférence de presse dans laquelle il a avoué n’avoir jamais été séquestré. Il a expliqué qu’en dépit de l’accord de principe préalablement obtenu, il n’a pas pu entrer en possession du précieux sésame. Par ailleurs, le responsable du CAR a lancé un appel à la mobilisation de la jeunesse et pris la communauté nationale et internationale à témoin. Pour lui, «Il y a une liste noire qui circule à notre sujet». C’est pourquoi il a invité le peuple à veiller sur leur sécurité. C’est à 11 heures que la foule a commencé à se disperser.

Joseph Bambara (stagiaire)

 Commentaires