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Le Pays N° 5344 du 23/11/2012

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Droit de vote des détenus : Le plaidoyer de la RADDHO-Burkina et SOS Pénitencier
Publié le vendredi 23 novembre 2012   |  Le Pays




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Comment faire pour que les détenus des maisons d’arrêt puissent accomplir leur droit de vote. C’est ce à quoi ont réfléchi la section du Burkina de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et SOS Pénitencier, à travers une initiative qu’est le projet sur le droit de vote des détenus au Burkina dont l’atelier de lancement a eu lieu le jeudi 22 novembre 2012 au sein de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO).

Au Burkina, le droit de vote des détenus, en dehors des criminels, est reconnu par la Constitution mais, malheureusement, l’application n’est pas effective. C’est pour mettre fin à cette insuffisance que la section du Burkina de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) et SOS Pénitencier avec l’appui financier de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique ont initié un projet sur le droit de vote des détenus dont les activités de lancement officiel se sont déroulées le 22 novembre dernier au foyer de l’amitié de la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (MACO). Le président de la RADDHO-Burkina, Mathias Tankoano explique que dans d’autres pays, les détenus sont enrôlés au sein des maisons d’arrêt où des bureaux de vote sont installés pour qu’ils puissent y exercer leur droit de vote. Ce qui n’est pas le cas au Burkina où malgré le fait que ce droit leur est reconnu, ils ne peuvent l’accomplir. En initiant ce projet, la RADDHO et SOS Pénitencier ont approché la CENI qui n’a pas pris de disposition dans ce sens et en attendant de résoudre cet aspect, les deux associations ont décidé d’engager une campagne de sensibilisation et de plaidoyer pour que les détenus des maisons d’arrêt qui figurent sur les listes électorales puissent au moins voter lors des élections couplées du 2 décembre prochain en trouvant une méthode pour y parvenir. Le président de la RADDHO-Burkina, Mathias Tankoano espère que cela sera effectif avec pour objectif que le droit de vote des détenus va être effectif lors des prochaines échéances électorales à commencer par la présidentielle de 2015. Mathias Tankoano indique que dans les maisons d’arrêt et de correction au Burkina, il y a environ 10 mille détenus donc un potentiel électoral à ne pas négliger et il serait bon, dit-il, que les autorités fassent en sorte que le droit de vote des détenus soit effectif. Le conseiller politique à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Burkina, Christopher Farlow a relevé que le droit de vote est la première expression de la citoyenneté, tout en saluant cette initiative qui est le premier projet du genre au Burkina qui va ainsi contribuer à l’éducation des détenus dans les maisons d’arrêt.

Antoine BATTIONO

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