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Le Quotidien N° 1078 du 3/6/2014

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Alfred Kaboré à propos du meeting de l’opposition au stade du 4-Août : «Stade rempli n’est pas synonyme d’urnes remplies»
Publié le mardi 3 juin 2014   |  Le Quotidien


Rejet
© aOuaga.com par Séni Dabo
Rejet du projet de référendum : l`opposition lance sa campagne de dissuasion
Samedi 31 mai 2014. Ouagadougou. Stade du 4-Août. L`opposition politique affiliée au chef de file a organisé un rassemblement populaire contre le référendum au cours duquel elle a lancé sa campagne de dissuasion contre ce projet des partisans du pouvoir pour réviser l`article 37 de la Constitution sur la limitation du mandat présidentiel


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Suite au meeting réussi de l’opposition, le 31 mai dernier au stade du 4-Août, Alfred Kaboré fait dans cette déclaration le distinguo entre un stade plein et une urne remplie.
Plus d’un observateur s’attendait à ce que les principaux leaders de l’opposition, grisés par le succès du meeting de 31 mai, invite la classe politique burkinabè au référendum pour une révision conséquente de notre Constitution. Mais, il n’en ait rien été et nous avons entendu : «Il n’y a pas de référendum ». L’opposition se garde de confondre stade rempli et urne remplie. Le monde, dans un meeting, ne rime pas toujours avec militantisme pour une cause. J’ai vu à Bobo des meetings qui avaient rempli tous les lieux, mais le parti qui avait organisé n’a pas obtenu un siège. L’autopsie d’une foule ne donne pas toujours le résultat attendu dans les urnes et c’est ce qui fait peur à l’opposition burkinabè. On découvre, dans le monde du 31 mai au stade du 4-Aout, pèle mêle :
- les curieux qui veulent voir certaines têtes brillantes ;
- les sans voix ou sans parti, parmi lesquelles on rencontre les abstentionnistes et autres défaitistes qui préfèrent observer froidement ;
- les transfuges et les « casseurs» bien connus de SIMON Compaoré et EX-CDP et spécialiste des mouvements populaires ;
- les commerçants ambulants sans le moindre idéal politique ;
- les nomades politiques à la recherche d’un mieux-être politique, après avoir abandonné leurs amis ou après avoir « cassé » leurs maisons pour aller « voir ailleurs »;
- et enfin, les militants et « les militants ».
Voici l’autopsie de la foule d’un meeting. Ne pas confondre stade rempli et urne remplie. L’opposition a bien compris cette nuance, quand elle s’oppose, de toutes ces forces, à ce que l’on consulte le peuple par les urnes. L’opposition renforcée ne manque pas de stratèges pour se donner des illusions.
En effet, le stade n’était pas rempli selon un journaliste. Les spécialistes du mouvement ont maintenu le monde au « verso » et il l’animait par les amplis puissants. Beaucoup de ce beau monde rejoindront le CDP, sans payer « les droits d’adhésion et les cartes de militants », preuves de militantisme selon M. ABLASSE OUEDRAOGO de Le Faso autrement. Dans les meetings du CDP, « devenu une coquille vide, » selon certains l’on rencontre:
Le Président du Le Faso Autrement qui adore la pure communication médiatique se berce d’une douce illusion, en disant que son parti n’a rien perdu à Yagma parce qu’il n’a pas délivré les cartes d’adhésion à 377 personnes à Yagma et crie au « mensonge et au montage du CDP ». Il serait intéressant de savoir combien de cartes d’adhésion il a délivré dans la commune de Zoungou, province du Ganzourgou où il a eu 10 conseillers municipaux sans coup férir grâce à un grand cadre du CDP démissionnaire. Combien de cartes d’adhésion a-t-il délivré dans tout le BURKINA FASO lors des législatives passées ou il s’est fait élire sur une liste nationale grâce au plus fort reste, sans se prévaloir d’un fief électoral nulle part? Certains leaders politiques trop bavards gagneraient à communiquer moins sur la qualité de leurs militants pour éviter d’être déçus quand le CDP commencera à battre le rappel de ces troupes, à travers tout le pays. Ce rappel a déjà commencé et des citoyens rejoignent le CDP par dizaines après avoir motivé leur choix.
En effet :
a) Des militants de la défunte C.N.P.B ont rejoint le CDP après la trahison de leurs dirigeants. Parmi eux, on compte 17 conseillers municipaux.
b) Des citoyens de diverses formations politiques (ADF-RDA, UPC, Le FASO AUTREMENT….) ont aussi rejoint le CDP dans l’arrondissement 10 de Ouagadougou, après déclaration justifiant leur choix.
c) Des militants de l’UPC parmi lesquels des conseillers municipaux ont aussi rejoint les rangs du CDP.
d)Le samedi 31/05/2014 a eu lieu, dans la périphérie de Ouagadougou à Sabtinga, un grand meeting organisé par les ressortissants de la localité, ayant à leur tête le doyen François Tinoiaga Kaboré grand opérateur économique. Ce meeting qui a réuni toute la population de Sabtenga, sans exception, avait pour objectif de soutenir le CDP et BLAISE Compaoré candidat réclamé, à corps et à cri, pour 2015. Chants, danses et discours de femmes, d’hommes, de jeune, de vieux ont animé la rencontre. Des rassemblements de responsables et d’inconditionnels du CDP, de ce genre, on peut en faire dans plusieurs localités dans toutes les 13 régions, tant les populations veulent BLAISE Compaoré, en 2015. L’opposition ne peut pas « déboulonner » cette force politique nationale à coup de meetings à Ouaga si réussi soient-il.
Le CDP reste un parti avec lequel il faut compter pour le progrès du BURKINA FASO. La politique n’est pas seulement l’affaire de grands rassemblements urbains. Beaucoup de notables, de leaders d’opinions, d’opérateurs économiques, de chefs coutumiers… ne jurent que par BLAISE Compaoré et le CDP et attendent le moment opportun pour s’exprimer.
L’opposition, en se faisant championne du « NON » à tout, menace la paix sociale, la stabilité politique, le progrès et œuvre pour l’intérêt personnel de ceux qui ne veulent que le pouvoir. BLAISE Compaoré au pouvoir en 2015 déplait à certains, mais plait à d’autres qui ne sont pas tous des « courtisans » imbéciles et qui attendent l’occasion pour s’exprimer.
- Il n’y a pas de référendum, disent les leaders de l’opposition, sans aucune nuance ;
- Il y aura belle et bien référendum répond le parti au pouvoir qui gère les affaires publiques.
L’opposition doit mettre un peu d’eau dans son vin car, elle ne gère pas le pouvoir et ne peut pas prétendre avoir tout le peuple avec elle. Le dictat actuel de l’opposition n’est pas acceptable et ne sera pas accepté par ce qui gèrent le pouvoir d’Etat. Notre Constitution n’est pas sacrée dans son ensemble et ne doit pas être figée. La volonté de l’opposition, si forte soit-elle dans la rue, n’est pas celle de tout le peuple. Le but de l’opposition politique n’est pas d’humilier le parti au pouvoir et ces dirigeants. Parler de « riposte appropriée » sont autant de propos violents, insultants et humiliants pour l’autorité qui, malgré sa tolérance excessive, ne se laissera pas faire continuellement. Si l’opposition surestime ses forces, elle n’a pas peur de l’ « affrontement » ; le parti au pouvoir prendra ses responsabilités pour sauver l’essentiel, le pouvoir républicain.
Ce n’est pas le CDP seul qui veut la candidature de BLAISE Compaoré, en 2015. Les chefs d’Etat de la CEDEAO, viennent à l’unanimité, de demander à notre Président de reprendre la médiation dans la crise malienne. Personne ne pense que cette médiation pourra aboutir avant 2015 et personne de ceux qui veulent le pouvoir ne pourra continuer cette mission fondamentale pour la paix dans la sous-région et le BURKINA FASO qui peine avec les réfugiés maliens.
Nul n’est indispensable, répète-t-on, mais pour ce qui concerne le Burkina dans notre contexte actuel, BLAISE Compaoré nous est indispensable après 2015 .

Ouagadougou le 1er /06/2014

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