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Sidwaya N° 7675 du 30/5/2014

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Deuxième programme national de gestion des terroirs, phase III : en avant pour le développement local
Publié le vendredi 30 mai 2014   |  Sidwaya




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Le Président du Faso, Blaise Compaoré, a présidé, le jeudi 29 mai 2014, la cérémonie officielle de lancement de la troisième phase du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2-3) à Tougan, dans la région de la Boucle du Mouhoun.

Il est 14 heures 45 minutes à Tougan, chef-lieu de la province du Sourou, le jeudi 29 mai 2014. Le stade Sangoulé Lamisana est déjà plein de monde.

Enfants, vieux, jeunes, femmes de la province ont tous pris d’assaut cette cuvette, non pas pour un match, mais le lancement officiel de la troisième phase du deuxième Programme national de gestion des terroirs (PNGT2-3). Cinq minutes après, le président du Faso, Blaise Compaoré, fait son entrée sous les acclamations de la population visiblement heureuse d’accueillir son président.

Place aux allocutions. Le ministre de l’Agriculture et de la sécurité alimentaire, Mahama Zoungrana, livre le discours officiel de lancement du PNGT2-3, tout en relevant avec satisfaction les impacts des deux phases antérieures du programme. Ce sont principalement l’amélioration de l’accès des populations rurales aux services sociaux de base, l’accroissement des productions agropastorales et de revenus des producteurs, le renforcement des infrastructures marchandes, la gestion des ressources naturelles, etc.

Au regard de ces performances enregistrées, a-t-il poursuivi, la Banque mondiale a donné une suite favorable à la requête du gouvernement pour la préparation de la troisième phase.

Le ministre Zougrana a signalé que le montant global du financement de cette phase, s’élève à environ 46,7milliards de F CFA constitués d’une part, de dons de l’Association internationale de développement (IDA) pour 35 milliards de F CFA et du Fonds pour l’environnement mondial (FEM) pour 3,7 milliards de F CFA, et d’autre part d’un apport national de 8 milliards de F CFA.

Ces financements permettront, selon le ministre, l’exécution des cinq composantes du projet à savoir, le renforcement des capacités pour un développement rural décentralisé, l’application du régime foncier rural et le renforcement des mécanismes de résolution des conflits au niveau local, les investissements stratégiques de développement local, la gestion durable des terres et des forêts et les activités de gestion et de suivi-évaluation du projet.

Pour lui, le PNGT2-3, d’une durée de 5 ans, a pour objectif global de renforcer les capacités des communautés rurales et des structures décentralisées pour la mise en œuvre des Plans locaux de développement. Cela, à son sens, devrait favoriser la gestion durable des terres et des ressources naturelles et les investissements rentables au niveau des communes.

Environ 46,7milliards de F CFA pour l’exécution du PNGT2-3

La représentante-résidente de la Banque mondiale, Mercy Tembom, a salué tous les acteurs qui ont contribué à la réussite du PNGT2, tout en espérant la bonne mise en œuvre de la troisième phase. Le maire de la commune de Tougan, Yacouba Drabo, a traduit la reconnaissance de son conseil municipal au président du Faso pour avoir accepté de venir communier avec la population du Sourou. Il a nourri l’espoir de voir les 33 villages de sa commune pris en compte par le PNGT2-3.

Le représentant des ressortissants du Sourou, Moussa Sanogo, a également souhaité la bienvenue au chef de l’Etat dans la ville de « ses maîtres éternels », parenté à plaisanterie entre San et Mossi oblige. Il a loué les efforts de Blaise Compaoré dans le développement des domaines sanitaire, éducatif, social, etc.

« Tout particulièrement, nous saluons les grandes décisions du gouvernement en faveur de la province en ces dernières années, notamment dans le domaine du désenclavement. Il s’agit surtout du projet de bitumage de la route Didyr-Toma-Tougan, annoncé en conseil des ministres du mercredi dernier.

Les populations du Sourou regardent avec beaucoup d’espoir leur avenir », a-t-il déclaré. Cependant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. C’est pourquoi, M. Sanogo a soumis un chapelet de doléances à Blaise Compaoré.

Ce sont, entre autres, le bitumage de la route Dédougou-Tougan prolongée jusqu’à Ouahigouya avec le vœu ardent que les travaux commencent à Tougan, l’accroissement de l’appro-visionnement en eau potable de la province à travers la réalisation des barrages et des retenues d’eau et l’accélération du processus de valorisation de la vallée du Sourou, en faisant d’elle, le 2e pôle de croissance après Bagrépôle.

Une remise symbolique par le chef de l’Etat de conventions aux différentes communes a mis fin à la cérémonie. Le montant des conventions des 189 communes rurales concernées pour l’année 2014 s’élève à 4 674 856 850 F CFA.

Le président du Faso, Blaise Compaoré, à l’issue du lancement du PNGT2-3

« Si les communautés rurales, décentralisées peuvent assumer des responsabilités et inscrire dans leurs priorités les activités d’évaluation, de planification des programmes pour le développement local, c’est certain que cela va décharger l’Etat central pour des tâches plus grandes.

Nous pensons également que c’est la meilleure façon d’amener ces communautés locales à organiser avec les citoyens de leurs communes, une meilleure appréciation des préoccupations et aussi voir comment gouverner avec les programmes locaux qui seront établis.

Tout cela pour dire qu’il n’y a pas de développement global si cela n’est pas accompagné par un développement à la base, si les hommes et femmes à la base ne sont pas capables de se réunir pour élaborer un plan à leur niveau pour l’exécuter au profit de leurs communautés. Cela non seulement consolide le développement en général, mais aussi laisse l’opportunité aux communautés à la base de s’exécuter.

L’Etat central pourrait à l’avenir, dégager des subventions, des moyens financiers, transférer plus de ressources pour permettre à ces entités de base de s’assumer, de régler des questions qui sont prioritaires. Cela va favoriser l’extension du développement au profit de la nation. Nous notons donc un bilan satisfaisant de l’exécution des phases antérieures du PNGT2. Les communes, de par le passé, n’avaient pas de capacités d’organiser des plans locaux, mais aujourd’hui elles arrivent à le faire, grâce à l’appui du programme ».

Propos recueillis par K.M.D.

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