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Le Pays N° 5242 du 21/11/2012

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Taux de vacation au secondaire : Les syndicats en désaccord avec le ministère
Publié le mercredi 21 novembre 2012   |  Le Pays


Kamboinssin
© aOuaga.com par Aristide Ouedraogo
Kamboinssin : Pose de la première pierre du Laboratoire Bio
Mardi 13 novembre 2012. Burkina. Pose de la première pierre du Laboratoire Bio à Kamboinssin en présence de M. Moussa Ouattara, ministre de l’Enseignement secondaires supérieurs et de M. Esaïe Konaté, ministre de la recherche Scientifique et de l`innovation Photo : M. Moussa Ouattara, ministre de l’Enseignement secondaires supérieurs


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Ceci est une déclaration de syndicats du secondaire faisant état des taux de vacation au secondaire. Il en ressort que ces syndicats et le ministère de tutelle ne sont pas sur la même longueur d’ondes.

Depuis un certain temps, on assiste à une dégradation accélérée des conditions de vie et de travail des enseignants due en grande partie à la cherté de la vie mais aussi à un délaissement de ce secteur par le gouvernement. Face à cette situation peu reluisante dont le tableau ne fait que s’assombrir au fil des années, nos différents syndicats de l’enseignement secondaire ont toujours attiré l’attention des premiers responsables. Las de trouver une oreille réellement attentive à nos préoccupations, nos différents syndicats ont mené une lutte unitaire afin de faire aboutir leur plateforme revendicative. Cette lutte, on s’en souvient tous, fut menée de façon responsable et citoyenne malgré un climat délétère du fait de la mutinerie des forces armées, laquelle a abouti à la signature d’un protocole d’accord qui a permis, entre autres, de réparer une injustice avec l’instauration de l’indemnité spécifique désormais servie aux travailleurs de l’enseignement secondaire et aussi un certain nombre de promesses faites par le gouvernement. Dans le souci de sauver l’année scolaire fortement menacée et d’éviter d’envenimer les choses, nos syndicats ont accepté d’attendre. Pendant ce temps, et toujours dans le même souci d’améliorer les conditions de vie, nos camarades de la ville de Bobo Dioulasso entamèrent des négociations sur le taux de la vacation avec les fondateurs du privé qui débouchèrent sur une grève en 2011 et qui obligea le ministre Albert Ouédraogo à réunir les différents partenaires avec comme conclusion, un protocole d’accord fixant de nouveaux taux de vacation. A la surprise générale, les différents responsables des structures des établissements privés, signataires de ce protocole, se rebiffèrent par la suite dénonçant une pression dans une correspondance peu respectueuse à l’égard des enseignants, parue dans la presse. Les négociations se sont poursuivies avec le nouveau locataire du MESS, Moussa Ouattara. Les syndicats, pour montrer une fois de plus leur bonne foi, ont mené une étude scientifique avec toutes les simulations précises et ont proposé des taux de vacation modulés prenant en compte bon nombre de paramètres nécessaires à la viabilité d’un établissement, entre autres, les frais de scolarité, les effectifs, etc. Faisant fi de tout ce travail, le ministre, à notre grand étonnement, convoquait nos différents responsables syndicaux pour leur imposer de nouveaux taux sans avoir au préalable pris en compte que les chefs d’établissements procédaient à une augmentation des frais de scolarité allant de 3 000 à 30 000 F CFA par élève et bien souvent une surcharge dans les classes. Les nouveaux taux fixés par le ministre sont largement en deçà du protocole d’accord de Bobo-Dioulasso du 4 novembre 2011 : 2 300 F CFA pour les professeurs de collège et 2 500 F CFA pour les professeurs de lycée. Ainsi, son Arrêté N02012-327/MESS/MEF du 17 septembre 2012 remet en cause les acquis de Bobo-Dioulasso. Il ressort de cette situation que :

Le ministre ne se contente pas de son rôle d’arbitre mais prend fait et cause pour les fondateurs d’établissements privés au détriment des parents d’élève et des enseignants qui sont ainsi surexploités ;

Les chefs d’établissement augmentent de façon démesurée et avantageuse les frais de scolarité sans aucune véritable répercussion sur le taux de la vacation. Pire, certains établissements, avec de nouvelles scolarités, se cantonnent aux anciens taux de vacation sans aucune réaction de la part du ministre ;

Le ministre affiche un mépris total vis-à-vis de nos différentes structures syndicales, de nos responsables et des préoccupations des enseignants. C’est pourquoi les différentes sections, secteurs des syndicats de l’enseignement secondaire de la ville de Ouagadougou, F-SYNTER, SNESS, SPESS, SYNAPAGER tenons à travers cet écrit, à :

Dénoncer l’attitude du ministre Moussa Ouattara qui affiche un mépris total et aucune volonté à résoudre nos problèmes, en témoigne jusqu’à ce jour la non application de certains points du protocole d’accord entre le gouvernement et nos structures ;

Prendre l’opinion nationale à témoin des conséquences qui pourraient découler de cette attitude et tenir pour responsable le gouvernement de la dégradation de la situation si rien n’est fait ;

Réaffirmer notre ferme intention à mener des actions multiformes pour l’aboutissement réelle de notre plateforme et l’amélioration de nos conditions de vie.

Pour les bureaux des secteurs SNESS Ilboudo Alexandre Sawadogo Aoua

Pour le bureau du secteur F-SYNTER Ouédraogo Georges

Pour le bureau de la section SPESS Ouédraogo Moise

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