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L`Observateur Paalga N° 8617 du 9/5/2014

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L’alternance, c’est maintenant ou jamais
Publié le lundi 12 mai 2014   |  L`Observateur Paalga


Bagré
© Présidence par DR
Bagré : le chef de l`Etat rencontre les forces vives
Mercredi 30 avril 2014. Bagré (région du Centre-Est). Le chef de l`Etat, Blaise Compaoré a rencontré les forces vives en marge du Conseil des ministres délocalisé


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Cher Wambi,

Le ciel a commencé à ouvrir ses vannes et, de toute évidence, tes descentes dans la capitale se feront de plus en plus rares. L’homme mangera à la sueur de son front, disent les saintes écritures, et à l’instar de tous les parents demeurés au village, il te faudra t’investir pour vaincre les herbes folles qui menacent d’envahir tes champs.

En attendant, cher cousin, j’essaierai d’être des vôtres chaque week-end que bon Dieu fera, non seulement pour vous encourager dans votre tâche quotidienne, mais aussi vous inviter à jouer pleinement votre partition au moment où se dessine douloureusement l’avenir de la nation burkinabè.

Peut-être ne l’as-tu pas encore appris, le mardi 29 avril dernier, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) a procédé au lancement officiel de la révision des listes électorales dans la perspective des différents scrutins.

Depuis, cher Wambi, les opérateurs ont été déployés aux quatre coins du Faso mais, hélas, les électeurs potentiels manquant, pour une raison ou pour une autre, du précieux sésame se font toujours attendre.

Pourtant, si hypothétique est encore la tenue du référendum, la présidentielle, elle en tout cas, aura bel et bien lieu en novembre 2015, et il faudra bien aller aux urnes.

Comment donc réussir l’alternance si les opposants, dont le devoir constitutionnel est de sensibiliser leurs militants, jettent l’éponge, préférant noircir au quotidien la foultitude de journaux de la place pendant que la majorité présidentielle visite le Burkina profond ?

En tout cas, l’essentiel n’est pas d’organiser des meetings gigantesques ou des marches monstres, mais de réussir l’exploit d’amener chaque militant à se doter d’une carte d’électeur.

Or, à ce niveau, la bataille n’est pas gagnée, et le réveil pourrait être douloureux.

Le chef de file de l’opposition politique, Zéphirin Diabré, a certes montré la voie à travers sa tournée d’inspection et de sensibilisation dans le Bam mardi dernier, mais sera-t-il seulement suivi ?

Cette léthargie apparente de l’opposition à quelques mois de la présidentielle est assurément pain bénit pour le locataire du palais de Kosyam, Blaise Compaoré, qui se saisit de toutes les occasions pour prendre le pool du terrain alors qu’elle est encore loin d’être lancée, la campagne.

Après les régions des Cascades, de l’Est et du Centre-Est, le voici en effet ce vendredi au Centre-Ouest à la faveur de la journée des communes.

Escales d’abord à Tanghin-Dassouri, Kokologho, Poa, Ramongho et enfin Koudougou à 10h00 où il ira à la rencontre des maires du Burkina avant cette autre rencontre avec les forces vives à 18h00.

Samedi 10 mai, le Grand Sachem reprendra son bâton de pèlerin pour Réo, la capitale du Sanguié, où est prévu un méga-meeting à 10h00.

Pourvu seulement, cher Wambi, que ce samedi-là ne tombe pas un jour de marché, car sait-on jamais !

Je ne t’en dirai pas plus.

Loin du Centre-Ouest, cher cousin, Tipoko l’Intrigante, elle, a les yeux rivés sur la Représentation de l’Agence pour la sécurité de la navigation aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) où se succèdent huissiers et pandores depuis le début de la semaine qui s’achève. La raison de cela ?

L’absence du caissier suscite moult interrogations en ces lieux, et on cherche encore ses traces.

Aux dernières nouvelles, l’argentier de l’ASECNA au Burkina Faso se serait ainsi volatilisé, laissant derrière lui un abîme de plusieurs dizaines de «briques».

Les investigations se poursuivent, et l’on ne désespère pas de connaître le fin mot de l’histoire.

- C’est une vérité de la Palisse, la révision des listes électorales, avec en ligne de mire la présidentielle de 2015, est lancée depuis le 29 avril dernier. Dans les états-majors des partis, l'heure est à la sensibilisation et à la mobilisation des Burkinabè pour une inscription massive sur le fichier électoral biométrique. Zéphirin Diabré et l'UPC étaient à Guibaré mardi dernier. L’on sait aussi que des aides-opérateurs ont préféré se retirer de la Commission électorale communale indépendante (CECI) de cette bourgade située à 75 km de la capitale, estimant que leur rémunération ne satisfait pas leurs besoins. Ce qu’on ignorait, c’est que l'équipe d'enrôlement, qui a actuellement établi ses quartiers à l'école primaire de Guibaré, a été refoulée de l'enceinte de la mairie de cette commune rurale. Selon certaines sources, le conseil municipal aurait demandé à ladite équipe de louer la salle, les chaises et les tables qui doivent leur servir dans leur tâche si elle désirait s'installer à la mairie.

Etant donné que la CENI a reçu des fonds pour l'organisation de cette révision des listes électorales, il n'y a pas de raison qu'elle avance un quelconque alibi pour ne pas satisfaire à cette exigence. Est-ce vrai? Mystère et boule de gomme. Voilà qui ne va pas faciliter la tâche de Me Barthélemy Kéré et de ses collaborateurs si cette information était avérée, eux qui sont déjà confrontés à d’autres difficultés.

- Une crise interne divise en ce moment le Syndicat national des taximen du Burkina (SYNTAB).

En effet, un groupe de contestataires accuse le président, Hamadou Kaboré, et son vice-président, Oumarou Kiéma, de non-respect des statuts et règlement intérieur de l’organisation, de gestion opaque des finances, notamment l’aide de 100 millions octroyée au syndicat par le gouvernement en 1998 à la faveur de la CAN 98. Le porte-parole des plaignants, Souleymane Ouédraogo, dit Sassa, s’était même exprimé sur le sujet dans L’Observateur paalga du lundi 5 mai 2014. En réaction, Oumarou Kiéma a affirmé que le problème est plutôt politique.

Ceci explique-t-il cela ?

En tout cas, on apprend que le vice-président, qui avait démissionné du CDP pour rejoindre le MPP, organiserait ce week-end une assemblée générale d’explication afin de calmer les esprits.

L’événement, c’est qu’à cette occasion, Oumarou Kiéma annoncerait son retour au ‘’bercail’’, c’est-à-dire au Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP).

- Des bisbilles au CDP/Houet, c'est le moins qu'on puisse dire avec cette crise qu’il traverse depuis bien longtemps et qui commence véritablement à embarrasser de nombreux militants et pas des moindres. A l'origine de cette guerre fratricide, ce poste de secrétaire général adjoint du bureau de la section provinciale qui, selon certaines indiscrétions, devrait revenir au président du conseil régional, Alfred Sanou, qui serait d'ailleurs le mieux placé, toujours selon les mêmes sources, pour succéder à Salia Sanou à la tête de la structure provinciale. Ce qui serait vu d'un mauvais œil par le bourgmestre de Sya, qui aurait donc procédé à un réajustement ou à un renouvellement du bureau (c'est selon) sans en informer le clan Alfred Sanou (Cf. L’Obs. du 05 mai 2014).

Et depuis, les positions semblent se radicaliser davantage entre les pros Salia et les pros Alfred ; une situation qui n'est d'ailleurs pas sans conséquence dans la gestion de la commune de Bobo, où la réalisation de certains projets serait mise à mal : c'est par exemple le cas de cette infrastructure marchande destinée aux femmes déguerpies de «Léguémalogo» ; d'un coup global d'environ 20 millions de nos francs, ce projet, malheureusement, tarde toujours à voir le jour. La raison ? Le maire de la commune, Salia Sanou, refuserait d’octroyer une place pour sa réalisation parce que l'infrastructure est financée par le conseil régional que préside son «rival» Alfred Sanou. Et il ne s'agit là que de la partie visible de l'iceberg au regard de ces indiscrétions sur certaines manœuvres souterraines pour nuire au camp d'en face et par conséquent à la commune de Bobo. Quel dommage pour Sya !

- Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a-t-il entrepris de donner la réplique à Blaise Compaoré après sa sortie à Tenko, à l’occasion du Conseil des ministres délocalisé à Bagré du 30 avril 2014 ? En tous cas, les 1er et 4 mai derniers, son Bureau exécutif national, à travers le secrétariat national chargé de la jeunesse, a sonné le tocsin de la mobilisation des jeunes dans les 12 arrondissements de Ouagadougou. Le dimanche 4 mai, dans l’arrondissement 10, où était dans la soirée Abdoulaye Mossé, secrétaire national chargé de la jeunesse, le message était sans surprise, car on y est maintenant coutumier : Blaise Compaoré doit partir en 2015, pas de référendum encore moins de révision de l’article 37. Avant Abdoulaye Mossé, Jérémie Sawadogo, dit Roche, a récriminé contre le pouvoir en place pour sa mal gouvernance.

- Nous avons été recrutés en octobre par l’ANPE comme agents de bureau pour le compte de la mairie de Bouroum dans la province du Namentenga. Nous avons pris service le 28 octobre 2013. Nous avons mené à bien toutes les tâches qui nous ont été confiées. Fin novembre, ayant fait notre devoir, nous nous sommes présentés au service comptable de la mairie dans l’espoir que l’employeur ferait autant, mais il n’en fut rien. Six mois après, rien n’a changé. Nous n’avons toujours pas perçu le moindre kopeck malgré les multiples rencontres avec le maire ; Imaginez un peu dans quelle situation nous sommes, surtout en tant que chefs de famille !

Le maire nous a toujours assuré que la situation va se débloquer mais rien jusque-là.

Nous sommes entrés en contact avec les autres agents des communes environnantes et nous nous sommes rendu compte qu’ils ont reçu leurs salaires des mois de novembre et de décembre dans la 1re semaine du mois de janvier. Ayant eu cette information, nous avons contacté le Programme d’Appui aux Collectivité Territoriale (PACT), qui nous a effectivement confirmé que les autres communes sont à jour vis-à-vis de leurs agents et que la mairie de Bouroum n’a pas demandé de salaires, mais plutôt des fonds pour assurer des formations. Nous savons donc que le maire, étant responsable et ordonnateur des paiements, a délibérément opté de nous faire du mal.

C’est pourquoi nous vous demandons de nous aider à quitter cette misère voulue par le maire !

- Ouvert officiellement en 1953, le Collège Saint Jean-Baptiste de la Salle de Ouagadougou a eu 60 ans l'année dernière. En 2014, il a été organisé en différé ce jubilé de diamant à travers différentes activités.

Pour clôturer en beauté l'année jubilaire, placée sous la présidence du cardinal Philippe Ouédraogo et le patronage de Roch Marc Christian Kaboré, entre autres personnalités, un programme alléchant a été élaboré : il prévoit un cross populaire le samedi 10 mai 2014 à partir de 6h (rassemblement au Collège de la Salle). Une semaine plus tard, la boucle sera bouclée avec un don de sang à partir de 7h 30 au sein de l'établissement. Une messe d'action de grâce interviendra le même jour à 9h30 à la Cathédrale de Ouagadougou.

La pose de la première pierre de la salle polyvalente suivra à 11h. Un jeu-concours sur les Frères des écoles chrétiennes (FEC) débutera à 12h. Un repas fraternel sera servi à 13h. Pour terminer, une nuit des chorales est prévue pour le soir à 20h au jardin de la musique "Reem-doogo". Sont annoncées les chorales des élèves du collège de la Salle, de l'USTA, de la paroisse de Kologh-Naaba, de Jean XXIII et de la Cathédrale. Seront également au rendez-vous des artistes de grand talent.

- Les élèves du Burkina iront bientôt en vacances, et des honneurs nationaux attendent certains d'entre eux à partir de la rentrée prochaine pour cette raison : dans le cadre de son quinzième anniversaire et face à la dégradation du civisme et de la non-violence à l'école, le Centre d'éducation et de réinsertion sociale des enfants (CERESSE/Burkina), à travers son Institut international Sport-Etudes Wend-Solom, institutionnalise une distinction dénommée : "Prix du chef d'état-major général des armées pour la discipline dans les écoles".

Ce prix ira au profit de treize élèves des treize régions du Burkina Faso, même si on ne sait pas encore sur quels critères et par qui ces oiseaux rares seront choisis.

- Toma vibrera en ce début de week-end au rythme du LUMASSA. (Lutte et masques en pays San). Le Comité d'organisation a retenu les 9 et 10 mai courant pour les finales de la lutte traditionnelle et la course cycliste au profit de la jeunesse des provinces du Nayala, du Sanguié, du Sourou et du Mouhoun. L'apothéose est prévue pour le samedi à partir de 14 heures dans l'arène de la lutte traditionnelle de Toma.

Compte tenu de l'importance de cette fête sportive-culturelle, son promoteur, Jean-Baptiste Dala, a bénéficié du soutien de hautes personnalités pour parrainer l'activité : Soungalo Appolinaire Ouattara, président de l'Assemblée nationale, Paramanga Ernest Yonli, président du CES, et François Compaoré, conseiller spécial du président du Faso.

- Notre paysage politique devrait "s'enrichir" bientôt d'un nouveau parti. On n'en sait pas trop sur la date exacte de la mise en orbite du nouveau venu dans le microcosme politique. Mais il se tiendra ce week-end une rencontre à cet effet dont la clôture interviendra ce dimanche en fin de matinée.

Il se susurre que René Emile Kaboré porterait la paternité du nouveau-né.

Cher Wambi, je te rappelle que ce dernier a démissionné le mardi 22 avril 2014 du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Dans un langage sibyllin, REK, comme on l'appelle, semblait laisser deviner ses nouvelles ambitions.

Va-t-on alors assister à la création d'un parti des démissionnaires des démissionnaires ? Autrement dit, d'un regroupement de personnalités qui, comme le prince de Kokologho, n'ont pas trouvé des postes à la hauteur de leur ambition au sein du MPP et qui, dépités, ont décidé d'aller voir ailleurs ?

Réponse ce week-end.

Tipoko l'Intrigante n'apprend rien d'elle-même, elle n'invente jamais rien. Tipoko l'Intrigante est un non-être. Elle n'est ni bonne en elle-même, ni mauvaise en elle-même. Elle fonctionne par intuition, car "l'intuition c'est la faculté qu'a une femme d'être sûre d'une chose sans en avoir la certitude..."

Ainsi va la vie.

Au revoir.

Ton cousin

Passek Taalé.

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