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Journée mondiale de la liberté de la presse : Les médias et les crises socio-politiques au menu
Publié le samedi 10 mai 2014   |  L'Opinion


Burkina
© Autre presse par DR
Burkina Faso: le rôle des médias dans les situations d’effervescence politique au cœur de la journée mondiale de la presse


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Le Burkina, à l’instar du monde entier, a célébré ce 03 mai 2014 la journée mondiale de la liberté de la presse. Dans notre pays, le thème choisi était : «rôle des médias dans les situations d’effervescence politique : cas du Burkina Faso !». Les activités qui ont meublé la célébration de cette journée sont notamment le lancement du prix de la meilleure journaliste de l’année, l’appel à la libération de journalistes et blogueurs éthiopiens, un panel autour du thème.

Une vue du présidiumLe lancement du prix de la meilleure journaliste burkinabè de l’année a eu lieu le 02 mai 2014 au centre de presse Norbert ZONGO en présence de la gente féminine journalistique. C’est la lauréate de l’édition précédente, Sophie OUATTARA, qui a lu les conditions de participation et la date limite du dépôt des candidatures. Elle précisera au passage être encore en course pour conserver son trophée. L’on retiendra que ce sont les œuvres publiées ou diffusées entre le 3 mai 2013 et le 3 mai 2014 qui sont concernées, aussi bien en radio, en presse écrite qu’en télévision. Les genres concernés sont : le reportage, l’interview et l’enquête. La date limite de dépôt des œuvres au Centre national de presse Norbert ZONGO est fixée au 30 septembre 2014.

Les journalistes et...Quant au panel il s’est déroulé dans la salle de conférence des Archives Nationale où des journalistes de tous âges ont fait le déplacement. Touwendenda ZONGO, directeur de publication de Mutations (qui a dû remplacer au pied levé le patron de l’Observateur Paalga), Justin TIONO du Conseil supérieur de la communication et le Pr Mahamadé SAWADOGO du Manifeste des intellectuels pour la liberté sont les trois panélistes qui ont tenu en haleine les participants. La modération était assurée par le président de l’Observatoire burkinabè des médias (OBM), Jean-Baptiste ILBOUDO. De ces communications, l’on retiendra que «quelle que soit la période (normale ou particulière), les règles de la profession demeurent les mêmes». A savoir que les médias sont tenus par l’obligation d’objectivité, le respect des règles d’éthique et de responsabilité.

Pour le Pr Mahamadi Sawadogo on attend du journaliste de rester serein face aux situationsAussi, note-t-on, que lors des périodes d’effervescence politique comme c’est le cas au Burkina en ce moment, «le danger (pour le journaliste) vient de l’instrumentalisation des prises de position liées aux sensibilités politiques». Qu’à cela ne tienne, on attend des médias, pas la neutralité, mais «la prise de position en faveur de l’intérêt général contre l’intérêt privé par un engagement voulu et non un engagement subi, pour le progrès social», a soutenu le Pr Mahamadé SAWADOGO. Egalement, il est demandé aux journalistes de rester sereins quelle que soit la période. Le thème retenu par l’UNESCO, cette année, pour la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse est : «La liberté des médias pour un avenir meilleur : contribuer à l’agenda de développement post-2015».

Au Burkina, pour coller davantage à l’actualité, cette journée a été célébrée sous le thème : «rôle des médias dans les situations d’effervescence politique : cas du Burkina Faso !». La presse burkinabè évolue aujourd’hui dans un contexte socio-politique complexe, caractérisé par diverses luttes et le 03 mai sert donc de «rappel aux gouvernants sur la nécessité de respecter leurs engagements en faveur de la liberté de la presse, et c’est aussi des moments de réflexion pour les médias professionnels sur les questions relatives à la liberté de la presse, à la déontologie, de soutien pour les médias qui font l’objet de restrictions ou dont la liberté d’expression est muselée», comme l’a précisé le président du comité de pilotage du Centre national de presse Norbert ZONGO, Justin COULIBALY. «La journée mondiale de la liberté de la presse permet de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer la liberté de la presse à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont perdu la vie dans l’exercice de leur profession», a rappelé Justin COULIBALY.

Saadatou ZERBO

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