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Des élèves burkinabè invités à suivre « l’exemple de patriotisme » du président Marien N’Gouabi
Publié le jeudi 8 mai 2014   |  AIB




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Ouagadougou – Des élèves du Lycée Marien N’Gouabi (du nom de ce révolutionnaire congo-brazzavillois assassiné en 1977) ont été invités mardi au cours d’une conférence publique, à suivre les « valeurs de civisme et de patriotisme »de cet homme d’Etat qui a servit son peuple avec « loyauté », dans un contexte marqué ces dernières années au Burkina Faso par la recrudescence des actes d’incivisme en milieu scolaire.

« Le président Marien Ngouabi est un grand homme qui a œuvré au développement de son pays à travers de grands œuvres et cela grâce à sa modestie, son courage et son humilité », a affirmé le président du Guide universel d’initiative pour le développement des élèves du Burkina (GUIDEB), Sinibasba Kiendrébeogo, organisateur d’une conférence publique sur « le président Marien N’Gouabi : exemple de patriotisme et de civisme pour la jeunesse scolaire du Burkina ».

M. Kiendrebeogo a exhorté les élèves du lycée Marien N’Gouabi à suivre l’exemple du théoricien du « socialisme scientifique » afin d’apporter leur pierre à l’édification d’un Burkina Faso prospère.

« Vous devez avoir de l’ambition et vous former. C’est au prix de cela que vous deviendrez des hommes et des femmes de construction et non de destruction », leur a lancé le secrétaire général du ministère des Enseignements secondaire et supérieur Bila Dipama.

« Marien Ngouabi est un exemple d’homme qui a cherché à donner une orientation politique et économique à son pays au point de se sacrifier. Vous devez cultiver l’excellence comme lui », a-t-il insisté.

Le Commandant Marien N’Gouabi, troisième président du Congo Brazzaville arrivé au pouvoir le 31 décembre 1968 à l’âge de 30 ans, a entrepris selon le conférencier Laurent Kadéba, la restructuration des institutions politiques de son pays sur le modèle des pays d’Europe de l’Est tout en renforçant la coopération avec, l’URSS, la RDA, la Tchécoslovaquie, la Roumanie et Cuba.

Le plan triennal 1975-1977 (75 milliards de FCFA) qu’il a mis sur pied devait permettre au Congo Brazzaville de construire une « économie indépendante » et désenclaver l’arrière pays, gage d’une nation véritablement indépendante, a expliqué M. Kadéba.

Très critique contre l’impérialisme occidental, Marien N’Gouabi également auteur de nombreux ouvrages, avait acquis auprès de ses compatriotes, le statut de « héro invincible » pour avoir pu déjouer de multiples tentatives de renversement, a ajouté le conférencier.

Selon Laurent Kadéba, l’image du président du Conseil national de la révolution (CNR) a cependant été écorchée par le traitement dégradant qu’il réservait aux dépouilles de ses adversaires et l’accusation portée par ses détracteurs sur la discrimination qu’il opérait au profit des membres de son parti et de son ethnie dans la gestion des affaires publiques.

Quelques jours avant son assassinat par un commando le 18 mars 1977, Marien N’Gouabi a tenu cette phrase désormais célèbre : « Lorsque ton pays est sale et manque de paix durable, tu ne peux lui rendre sa propreté et son unité qu’en le lavant avec ton sang ».

L’Ecole nationale des cadets de la révolution située au centre de Ouagadougou a été rebaptisée en 1985 « Lycée Marien N’Gouabi » par Feu Capitaine Thomas Sankara, également président d’un Conseil national de la révolution entre 1983 et 1987 au Burkina Faso.

NDT-TAA

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