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Le Pays N° 5597 du 5/5/2014

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Visite du président du Faso à Bagré : des jeunes empêchés d’arborer leurs pancartes à Tenkodogo
Publié le lundi 5 mai 2014   |  Le Pays


Tenkodogo
© Présidence par DR
Tenkodogo : le chef de l`Etat en communion avec la population
Mercredi 30 avril 2014. Tenkodogo (région du Centre-Est). Le chef de l`Etat, Blaise Compaoré, a tenu un meeting avant de se rendre à Bagré pour le Conseil des ministres délocalisé


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La visite du Président Blaise Compaoré, le 30 avril 2014, au Centre-Est, chef-lieu Tenkodogo, a failli être perturbée par de jeunes gens qui ont tenu à exprimer leur refus de la modification de l’article 37.

« Jeunesse du Boulgou : non à la modification de l’article 37 ; non au Sénat ; non au référendum » ; c’est le contenu des deux pancartes qu’arborait un groupe de jeunes, en majorité des élèves, aux abords de la voie (la nationale 16) empruntée par le cortège du chef de l’Etat, Blaise Compaoré, ce mercredi 30 avril à Tenkodogo. « Nous exerçons notre liberté d’expression en manifestant notre refus de ce que Blaise Compaoré et son gouvernement veulent faire », ont-ils lancé. Des deux côtés de la voie, la foule, venue nombreuse, s’est massée pour accueillir le président du Faso. Ces jeunes, qui prononçaient des slogans hostiles à l’endroit du régime de Blaise Compaoré dans les rangs, ont fini par attirer l’attention des forces de sécurité. C’est un gradé de la gendarmerie accompagné de quelques éléments qui s’est d’abord adressé à eux en ces termes : « Nous ne sommes pas en campagne. Le président est venu pour tenir un Conseil de ministres ; alors si vous pouvez baisser vos pancartes… ». Déterminés, les jeunes gens n’entendaient pas les choses de cette oreille. « Nous voulons faire comprendre au Président du Faso notre refus catégorique de ses projets de modification de l’article 37 ; de la création du Sénat et du référendum ». Non loin de là, assis dans un kiosque à café, des hommes observaient la scène avec intérêt. Ils semblent avoir pris fait et cause pour les jeunes manifestants. « Si jamais ils touchent aux enfants, Blaise Compaoré ne passera pas par ici ! », a laissé entendre un des hommes, la quarantaine sonnante. « Où sommes-nous là ? Ne peut-on plus exercer sa liberté d’expression dans ce pays ? Ils n’ont qu’à empêcher aussi les pancartes favorables au CDP qui sont dans les rangs », a affirmé un autre homme qui se trouvait sur la chaussée, visiblement très écœuré par ce qui se passe. Après la vaine tentative du gradé de la gendarmerie, pour amener les jeunes gens à ranger leurs pancartes, quelques minutes après, surgirent deux pick-up du régiment de sécurité présidentielle. Des militaires bien armés en descendent et se dirigent vers le groupe des jeunes manifestants. Les paroles étaient pleines de menaces. « Ici, vous ne devez pas arborer ces pancartes. Vous les rangez ou vous nous les remettez », a ordonné un des militaires. « Mais nous exerçons notre droit à la liberté d’expression que nous permet la Constitution », a fait savoir un des jeunes manifestants. « Je peux t’empêcher cette liberté », a rétorqué un jeune militaire qui voulait utiliser la manière forte. L’un des militaires, leur chef peut-être, le calme. Le groupe des jeunes gens, une vingtaine ou plus sera pris en étau : des militaires positionnés derrière eux et certains devant les ont contraints, sans brutalité, à ranger leurs pancartes hostiles à l’hôte du jour. Ces jeunes élèves qui, probablement, n’ont pas agi seul, ont tout de même réussi leur coup. En effet, quelques minutes après, le cortège présidentiel est passé devant la foule. Le président du Faso, qui était debout dans sa décapotable pour saluer la population sortie pour l’accueillir, a été conseillé, à l’approche des jeunes manifestants, de se mettre à couvert.

Welman GUINGANI ( collaborateur )

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