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Fusions d’avec le MPP : sabordement de petits partis pour services rendus
Publié le vendredi 18 avril 2014   |  L’Hebdomadaire


MPP
© Autre presse par Moussa Nagabila
MPP : le trio Roch-Salif-Simon confirmé à la tête du parti
Dimanche 6 avril 2014. Ouagadougou. Stade municipal. Le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP) a clos son premier congrès ordinaire par un meeting


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Certains chefs de partis politiques ont décidé de se saborder et de fusionner dans le Mouvement du peuple pour le progrès (MPP). Et des ralliements au MPP, il y en aura encore car cela fait partie d’un plan minutieusement mis en place…

C’est connu, les regroupements au sein de l’opposition burkinabè ne sont pas courants. Pour de multiples raisons, chacun des leaders politiques préfère être la tête d’un rat que la queue d’un lion. On garde jalousement donc sa chose politique qu’on a créée pour conserver une totale marge de manœuvre vis-à-vis des autres.

Encore qu’on peut passer à la caisse pour bénéficier de la subvention de l’Etat, aux partis et formations politiques dans le cadre des élections ou de l’exercice de leurs missions. La tendance est plutôt à la création de nouveaux partis politiques ou en tout cas à garder son instrument  ; ce que d’aucuns qualifient « d’instrument d’enrichissement légal ».

C’est donc dire qu’en principe, il faut saluer les regroupements politiques qui donneront plus de lisibilité et de vitalité à la politique de même qu’ils participent du renforcement de l’opposition dans le cas des ralliements au MPP. Mais là où le bât blesse, ce sont les raisons qui peuvent pousser certains à se retrouver. S’agit-il de convictions réellement partagées ou d’autres choses  ?

Dans l’émission « Surface de vérité » de BF1, Emile Paré disait du MPP et de ses leaders que ce sont eux qui viennent à lui dans l’opposition. Mais c’est plutôt lui et son MPS/PF qui déménagent avec armes et bagages au MPP.

Pour Djézouma Sanon de l’UDPS, il connaît le trio démissionnaire du CDP qui a créé le MPP. Ils auraient cheminé ensemble jusqu’en 1987. « C’est après, confesse-t-il, que certains camarades ont décidé de rejoindre le Front populaire et de soutenir Blaise Compaoré que lui combat depuis longtemps ».

Le vieux Moussa Boly et ses acolytes de la CNPB ont vite fait d’oublier qu’ils ont quitté le CDP sous Roch Marc Christian Kaboré. Il leur avait été demandé de faire leur autocritique pour avoir dénoncé le manque de démocratie interne au CDP et sous la présidence de Roch. Ce sont eux aujourd’hui qui convolent en juste noce avec leur bourreau.

Appât du gain, reconnaissance des services rendus

Lorsqu’on a vu Me Bénéwendé Sankara batailler durement pour une union sacrée de l’opposition lorsqu’il en était le chef, travail que poursuit vainement son remplaçant Zéphirin Diabré, on ne peut que se poser des questions sur ces fusions d’avec le MPP.

Surtout que les raisons avancées par les arrivants ne tiennent qu’à un fil. Ce dont il faut se rendre à l’évidence est le fait, nous l’avons déjà écrit, que Roch, Salif et Simon ne sont pas de politiciens ordinaires. Ils ont cheminé avec Blaise Compaoré à différents niveaux de responsabilité et pendant longtemps.

Et ils sont loin d’être des crève-la-faim. Aussi leur parti, le MPP ne peut qu’attirer comme la viande pourrie attire les mouches. Roch, Salif et Simon chacun pris individuellement a rendu d’énormes services aux gens grâce aux positions qu’il occupait.

Des gens ont été propulsés aux sommets de la hiérarchie administrative en politique par leur soin (directeurs, ministres pour ne citer que les grands postes). Et par devoir de reconnaissance, beaucoup ne peuvent que prendre la carte du MPP. Pendant qu’ils étaient toujours aux affaires, ils ont su tisser un vaste réseau d’amitié qui aujourd’hui leur est fort utile.

Des ralliements au MPP, il y en aura encore. Car des partis politiques qui se sont déclarés comme étant de la mouvance ont toujours bénéficié des appuis financiers du trio RSS. Salif Diallo n’est-il pas passé maître dans l’art de créer de nouveaux partis pour casser de l’opposition  ?

En réalité, l’homme préparait ses arrières, calculateur et fin politicien qu’il est réputé. Des partis politiques qui ont été financés par l’un ou l’autre de ces leaders du MPP sont tapis dans l’ombre de la mouvance, attendant les ordres du maître et le bon moment pour quitter avec fracas la mouvance et rejoindre le MPP.

Un chronogramme existe certainement dans ce sens pour marquer les esprits à travers une communication planifiée et parfois orchestrée. Mais ils sont nombreux aussi ceux qui adhèrent au MPP dans l’espoir d’un poste futur ou pour bénéficier d’espèces sonnantes et trébuchantes.

Et au rythme où vont les choses, les déceptions se feront voir les mois et années prochains.

Lorsqu’on se rendra compte que le MPP n’arrive pas à tenir ses promesses et que ce qui se prépare avec lui n’est rien d’autre qu’une vaste escroquerie politique.

Angelin DABIRE

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