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Minoterie du Faso: Le comité de mise à niveau des entreprises prend le pouls de la reprise
Publié le samedi 12 avril 2014   |  AIB




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Le comité de pilotage national de la restructuration et de mise à niveau des entreprises a effectué, le mardi 8 avril 2014, une visite dans quatre unités industrielles de la cité du Paysan noir dont la Minoterie du Faso. Conduit par son président, Abdoulaye Nabolé, le comité est allé constater les conditions de remise en marche de la minoterie et s’imprégner des réalités de terrain quant aux trois unités ayant bénéficié de l’accompagnement de l’UEMOA pour leur restructuration.

S’inscrivant dans le cadre de ses activités 2014, cette sortie du comité dans la cité du Paysan noir l’a conduit successivement à la Minoterie du Faso, la SOTRIA-B, la SN-SOSUCO et Phytofla. Il était peu après 8 heures ce mardi 8 avril lorsque la mission a été accueillie par Ignace Traoré, le directeur général de la Minoterie du Faso. Le groupe était conduit par Abdoulaye Nabolé, président du comité, par ailleurs directeur général de la Filature du Sahel (FILSAH). D’emblée, le directeur a informé ses hôtes du passage la veille, de deux membres du gouvernement. De son côté, M. Nabolé a souligné que leur sortie a ciblé les entreprises en difficultés qui sont prises en charge dans le cadre de l’accompagnement du comité. « C’est ce qui nous a amené à la Minoterie du Faso aujourd’hui complètement sinistrée », a-t-il indiqué. Un sinistre que les membres du comité vont découvrir dans toutes ses facettes. Ils vont y consacrer environs 1h30mn. La visite, guidée par le directeur général, débutera au 4e étage de l’usine et s’étendra à l’ensemble des compartiments. Des blocs électriques emportés, des fils et câbles volés, des machines cambriolées, c’est le triste décor qui s’est présenté aux hôtes. « Ce qui est triste, c’est le vandalisme opéré sur les équipements et les outils de travail qui va nécessiter d’importants investissements que les pouvoirs publics vont consentir pour remettre cette unité sur pied », a lâché l’air amer, M. Nabolé avant de marteler que « ça fait mal au cœur et quand on recommence à zéro, il est très difficile d’avancer ». Dans le schéma de reprise exposé par le directeur général, il est prévu dans un premier temps, de mettre en marche le moulin de production de farine. Ensuite les autres chaines de production de la farine de maïs et de son de blé vont suivre. Le bureau de restructuration et de mise à niveau travaille à cela. Présidé par Sylvanus Traoré, son directeur, ce bureau aurait déjà fait un travail d’estimation du coût des équipements techniques à acquérir et des réhabilitations. Il aurait par ailleurs ciblé les entreprises à contacter pour l’acquisition des équipements. Rien que pour le moulin à blé, a-t-il indiqué, il faut 1 milliard 200 millions de FCFA. A cela, il faudra ajouter le coût des travaux de génie civil et de génie électrique. « Si l’on veut retrouver une unité qui fonctionne comme celle que nous avions au moment de sa fermeture, il faudrait autour de 5 milliards de FCFA », a renchéri Sylvanus Traoré. Le gouvernement, à en croire le directeur général de la Minoterie, Ignace Traoré, a déjà débloqué une première tranche de fonds qui a permis le nettoyage du site et d’autres actions. Pour ce qui est des travaux de réhabilitation proprement dits, cela pourrait prendre cinq à six mois. Dix conteneurs sont attendus dans les prochains mois, "et si les choses roulent comme on le veut", a-t-il ajouté, l’usine sera opérationnelle d’ici fin décembre 2014. De la Minoterie du Faso, le groupe s’est rendu successivement à la SOTRIA-B, à la SN SOSUCO et enfin, à Phytofla du docteur Zéphirin Daduyo. Ces unités, à en croire M. Nabolé, ont bénéficié à un certain moment, du soutien du Programme de restructuration des entreprises de l’Union économique et monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMOA) mis en place en 2008. Elles ont obtenu des résultats appréciables et selon M. Nabolé, il était tout à fait indiqué que le comité national aille s’imprégner de leurs attentes et des préoccupations nouvelles.


Frédéric OUEDRAOGO
ouedfredo2003@yahoo.fr

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