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Sidwaya N° 7638 du 4/4/2014

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Discours sur la situation de la Nation : Les bons points du Burkina Faso en 2013
Publié le vendredi 4 avril 2014   |  Sidwaya


Discours
© Assemblée Nationale par Paulin Piga N`Do
Discours sur la situation de la nation : Luc Adolphe Tiao pour la 4e fois devant les députés
Jeudi 3 avril 2014. Ouagadougou. Assemblée nationale. Le Premier ministre Luc Adolphe Tiao a prononcé le discours sur la situation de la nation en 2013 devant les députés


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Le Premier ministre, Beyon Luc Adolphe Tiao, a prononcé, le jeudi 3 avril 2014, son Discours sur la situation de la Nation (DSN) en 2013, devant l’Assemblée nationale. Le chef du gouvernement a noté des «résultats positifs» dans divers domaines, au titre de l’année écoulée.

Le Discours sur la situation de la Nation (DSN), que le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, a livré à l’Hémicycle, ce jeudi 3 avril 2014, se veut un bilan «exhaustif» de l’action gouvernementale et de la vie de la nation au cours de l’année écoulée. Coutumier de cet exercice ancré dans la pure tradition républicaine, le chef du gouvernement a jeté un coup d’œil dans le rétroviseur, à l’aide d’une tablette numérique. Pendant près de deux heures, il a passé en revue les actions réalisées dans divers domaines (santé, éducation, économie, agriculture, sport….) à l’attention des députés et du parterre de personnalités du monde diplomatique et politique présentes.
Après avoir rappelé en introduction, la prise de mesures sociales gouvernementales en septembre 2013 et courant mars 2014, pour un montant total de près de 170 milliards F CFA, Luc Adolphe Tiao, a déroulé son DSN de 56 pages. Document qu’il a articulé autour de cinq pôles de concentration : le renforcement de la gouvernance, celui des piliers de la croissance, la consolidation de l’investissement humain, l’intégration des thématiques émergentes dans les stratégies de développement et la coopération internationale. S’agissant du pôle de renforcement de la gouvernance, il a indiqué, d’entrée de jeu, que «le Burkina Faso présente, au terme de l’année écoulée, l’image d’un Etat démocratique qui dispose des institutions nécessaires à l’enracinement d’une bonne gouvernance». Rajoutant que le «Pays des hommes intègres» est également une nation où «le débat démocratique est animé et marqué par une pluralité d’opinions», il est revenu sur la contestation sur le Sénat. «Pour ce qui est de l’avènement du Sénat, deuxième chambre du parlement, malgré les controverses nées autour de sa mise en place, l’institution demeure d’actualité parce qu’elle existe dans notre loi fondamentale», a-t-il soutenu. Ce qui lui a permis d’aborder le premier sous-secteur du premier pôle : la justice. «Dans le secteur de la Justice, mon gouvernement a œuvré au renforcement et à la consolidation des compétences, à l’amélioration de son accessibilité et, accordé une attention particulière à l’humanisation des lieux de détention. Dans cette optique, le gouvernement a consenti des efforts notables dans la consolidation des réformes juridiques et judiciaires», a-t-il souligné. La réalisation de nouvelles infrastructures (création d’un Tribunal de Grande Instance à Pô et d’un second à Ouagadougou) et l’humanisation des prisons, à travers moult actions (dotation en équipements et en travailleurs sociaux…) peuvent être évoquées à titre illustratif. Dans sa lancée, Luc Adolphe Tiao, a poursuivi en tablant sur la sécurité, autre sous-secteur du premier pôle. «L’année 2013 a été marquée par une recrudescence du grand banditisme et de l’insécurité sur l’ensemble du territoire. Le phénomène des attaques et agressions persiste et reste toujours préoccupant dans les régions de l’Est, du Centre, du Centre-Est, du Centre-Nord et du Plateau central. Il se manifeste par la recrudescence des vols et cambriolages dans les domiciles, les attaques à main armée sur les principaux axes routiers et les pistes rurales», a-t-il révélé. Mais le gouvernement, à le suivre, n’est pas resté les bras croisés face à l’insécurité. Plusieurs actions «vigoureuses» ont été entreprises, dont l’intensification des patrouilles dans les zones à risque, l’organisation d’opérations de lutte contre la criminalité dans les zones criminogènes et la recherche du renseignement opérationnel. Ces actions, foi du chef du gouvernement, ont permis aux services de sécurité d’identifier «79 zones criminogènes et 35 axes routiers classés dangereux, de démanteler 95 réseaux de délinquants, de saisir 125 armes blanches et 67 armes à feu, 26 tonnes de drogue dont 12 kilogrammes de cocaïne à l’aéroport de Ouagadougou».

Des performances économiques encourageantes

Au sujet du deuxième pôle de concentration du DSN, celui du renforcement des piliers de croissance, il y a de quoi bomber la poitrine. Selon le Premier ministre, plusieurs évaluations indépendantes, notamment celles du FMI et de la Banque mondiale, ont montré que notre pays a réalisé de «bonnes performances économiques» en 2013. En témoigne un taux de croissance du PIB de 6,8% contre 9% en 2012, et un taux d’inflation moyen en forte baisse, estimé à 0,5% à fin décembre 2013 contre une hausse de 3,8% en 2012. Ces performances sont conséquentes à l’amélioration de la mobilisation des recettes propres, qui a permis de porter les ressources internes à plus de 1 115 milliards francs CFA en 2013, soit une progression de plus de 10% par rapport à 2012. «Ces résultats obtenus dans un contexte international difficile, témoignent de la pertinence de nos choix et des efforts consentis par tous les acteurs», s’est gaussé Luc Adolphe Tiao. Aussi a-t-il expliqué cela par le renforcement du contrôle des finances publiques et de la lutte contre la fraude, le faux et la corruption, au cours de l’année écoulée. D’autres réalités sont à partager dans le domaine de l’agriculture et de la sécurité alimentaire. «En dépit des caprices pluviométriques dont notre agriculture est tributaire, la production céréalière définitive de la campagne agricole 2013-2014 est évaluée à 4.869.723 tonnes, soit une baisse de 0,59% par rapport à la campagne précédente et celle des autres cultures vivrières est de 915.485 tonnes, soit une hausse de 5,25%. Les importants aménagements réalisés pour stimuler la filière riz ont permis de porter la production à 305 382 tonnes, soit une baisse de 4,39% (…)», a rapporté Luc Adolphe Tiao. Et de rebondir en ces termes : «La situation alimentaire reste favorable dans 32 provinces, dégageant même un excédent céréalier brut de 679.120 tonnes, soit l’équivalent de 20% des besoins de la consommation nationale». Le boom minier que connaît le Burkina, avec son lot de problèmes, n’a pas été occulté dans le DSN. Pour parer aux polémiques de toutes sortes sur ce secteur, le gouvernement s’est engagé à le rendre «plus performant», par le développement des infrastructures, la relecture du code minier et du guide de l’investisseur minier. L’adoption de la politique sectorielle des mines en 2013, avec l’ambition de faire de ce secteur, un levier de développement économique et social durable à l’horizon 2022, a déjà annoncé les couleurs. Au chapitre du pôle de renforcement des piliers de croissance, l’énergie occupe une place de choix. A écouter Luc Adolphe Tiao, les initiatives du gouvernement dans ce secteur ont permis l’achèvement des travaux d’interconnexion : Dédougou-Tougan, Dédougou-Nouna, Pouytenga-Boulsa, Ouagadougou-Kongoussi, Pâ-Dano, Dori-Gorom-Gorom, Pâ-Dédougou, Pâ-Boromo et Diébougou-Gaoua. Le démarrage des travaux pour l’électrification de 105 chefs-lieux de communes rurales et autres réalisations (mise en service de la première tranche de 18 MW de la centrale de Komsilga) sont à comptabiliser aussi.
Accroissement de l’offre éducative

Toujours en matière du renforcement des piliers de croissance, les infrastructures routières n’ont pas été oubliées au cours de l’année 2013. Les travaux de renforcement de la route Ouagadougou-Sakoinsé, la réhabilitation de la route en terre Kouéré-Mangodara, le bitumage de la bretelle d’accès à l’usine SOPROLAIT à Koubri, et la poursuite des travaux de construction et de bitumage de plusieurs routes (Koudougou-Dédougou, Dédougou-Nouna-Djibasso-Frontière du Mali, etc.) peuvent être cités. De bons points ont également été obtenus dans le Pôle de la consolidation de l’investissement humain, à travers l’accroissement de l’offre éducative et la révision des politiques dans l’enseignement primaire, secondaire et supérieur. L’on peut retenir, entre autres, l’ouverture de l’Ecole nationale des enseignants du Primaire (ENEP) de Dédougou et l’adoption du Plan d’action national de développement de l’enseignement supérieur 2014-2025 d’un coût d’environ 1 127 milliards de francs CFA. Dans le domaine de la santé, le gouvernement a œuvré au cours de l’année 2013, parmi tant d’autres initiatives, au renforcement des infrastructures sanitaires et des équipements médico-techniques avec une élévation du niveau des plateaux techniques. Dans la même dynamique, l’exécutif, a affirmé Luc Adolphe Tiao, a adopté un programme d’investissements prioritaires concernant les infrastructures hospitalières dans le but d’accroître davantage l’offre de soins d’ici à 2018. Lequel prend en compte la reconstruction et l’équipement des Centre hospitaliers régionaux (CHR) de Fada N’Gourma, de Dédougou et de Gaoua, et l’érection d’un Centre de soins spécialisés de haut niveau en neurochirurgie, pour ne relever que ces activités. Concernant le pôle de l’intégration des thématiques émergentes dans les stratégies de développement, le rôle de la famille, de la femme et l’incidence du sport sur la croissance économique ont été mis en exergue. Sur le dernier aspect, le Premier a ministre a mentionné que l’année 2013 a été l’année du sport burkinabè. «Nous avons encore fraîchement en mémoire, la ferveur populaire, le sentiment de fierté et d’appartenance à la nation, en tant que Burkinabè, qui ont accompagné la chevauchée fantastique des Etalons en Afrique du Sud à l’occasion de la CAN 2013, la fin victorieuse de Abdel Aziz Nikièma au Tour-cycliste du Faso 2013 et la ceinture mondiale en boxe remportée en décembre 2013 par Alexis Kaboré», a-t-il commenté. Achevant la DSN par le volet coopération internationale, Luc Adolple Tiao a souligné l’«influence grandissante» de la diplomatie burkinabè sur la scène internationale. Saluant au passage, les actions du pacificateur, le président du Faso, Blaise Compaoré, dans la crise malienne. Dans l’ensemble, le chef du gouvernement a dressé un «bilan positif» de l’action gouvernementale, malgré «une année mouvementée sur le plan socio-politique». Toute chose, qui selon lui, a été possible grâce aux directives avisées du chef de l’Etat. Pour le reste, il s’est prêté aux nombreuses questions des députés, en vue de l’éclaircissement de certains points de l’action gouvernementale.

Kader Patrick KARANTAO

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