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La vraie émancipation de la femme d’aujourd’hui
Publié le dimanche 9 mars 2014   |  AEEMB


Le
© Présidence par DR
Le président du Faso, Blaise Compaoré, a échangé avec des délégués des femmes du Burkina le 6 mars 2014 à Banfora dans le cadre du 4e Forum national des femmes du Burkina


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Ceci est une tribune de l’Association des élèves et étudiants musulmans du Burkina (AEEMB) à l’occasion de la 157e Journée internationale de la femme.


Le terme émancipation suppose qu’il y a joug et nécessité de délier ce joug. Ce terme est donc très mal utilisé, car il insinue que la femme est une esclave qui doit être affranchie ; or la liberté absolue est quelque chose d’impossible parce que l’homme est naturellement limité par ses moyens et capacités. Les hommes, qu’ils vivent dans des sociétés avancées ou primitives, se conforment à des systèmes et lois qui régissent leur vie et règlent leurs affaires mondaines, est-ce à dire qu’ils ne sont pas libres ? La liberté implique nécessairement des limites, car sitôt qu’elle les franchit elle se retrouve dans l’anarchie et la bestialité, ne reconnaissant plus ni ordre ni loi. Le Pr. Henry Makow, Penseur, universitaire et chercheur américain spécialisé dans la situation de la femme à travers le monde a dit : « L’émancipation de la femme est une des tromperies du nouvel ordre mondial, une tromperie cruelle qui a leurré les femmes américaines et détruit la civilisation occidentale» (Le Magazine Al-Mustaqbal Al-Islamy n° 146 du 6e mois de l’an 1424 H : «TheDebuchery Of American Woman»).

La lutte pour l’émancipation de la femme

On pourrait discourir longtemps sur les efforts que firent les femmes pour être reconnues comme personne à part entière dans la société, et non plus comme mineure, sous tutelle d’un père, d’un frère ou d’un époux. Toutefois, malgré une volonté ferme et des revendications judicieuses, elles restèrent, à leur époque, des voix sans écho, des marginales considérées, à tort, comme de sombres folles. C’est hélas à cause de l’absence massive des hommes, partis à la guerre, que la femme pu enfin prouver ses capacités intellectuelles aussi bien que ses aptitudes physiques. C’est donc la nécessité qui sortit la femme de son statut d’enfant. Obligée d’occuper des postes de gestions administratives et de remplir des charges d’ouvrier dans les usines et dans les propriétés agricoles, les femmes démontrèrent au-delà de tout doute leur potentiel à réaliser les mêmes tâches que les hommes. Et parce qu’elles prirent goût à cette aventure dans le domaine de l’autonomie, et surtout qu’elles gagnèrent en confiance tout en méritant un salaire leur revenant de droit, les femmes ne voulurent plus revenir en arrière quand leurs époux rentrèrent de la guerre. L’avènement de la laïcité, la mise en doute des dogmes religieux, la perte de popularité du catholicisme ainsi que les avancées scientifiques jouèrent également un rôle important dans la transformation du modèle social féminin. Alors que les femmes des siècles passés étaient brûlées vives pour sorcellerie dès qu’elles s’octroyaient la science des herbes, donc le pouvoir de guérir, on encensa Marie Curie pour ses découvertes extraordinaires en physique et en chimie (Prix Nobel en 1903 et en 1911). Bien sûr, on restait encore loin d’une reconnaissance globale, mais cet honneur isolé ouvrait les portes à la récidive.
Après la Première Grande Guerre, la femme voulut continuer de s’impliquer socialement par le biais du travail. Quelques choix de carrières s’offrirent à elle et l’on vit de plus en plus de secrétaires, de réceptionnistes, d’infirmières, d’ouvrières en usine. Comme elles pouvaient retirer un salaire, elles furent en mesure de dépenser et de s’habiller en fonction de leur nouveau mode de vie ! Plusieurs femmes prirent ensuite le flambeau afin d’apporter aux représentantes du prétendu "sexe faible" une reconnaissance sociale incontournable. Des écrivains éclairés sur la question féminine comme Simone de Beauvoir, Françoise Sagan, Marguerite Duras suscitèrent maintes fois la controverse essentielle à l’évolution des idéologies. Mais c’est aussi grâce à des femmes solides et déterminées comme Simone Veil, longtemps ministre de la santé en France, qui fit accepter des lois pour la contraception (1974), que la condition féminine s’est améliorée dans certains pays européens.

Malgré certains acquis, l’égalité des sexes reste un but à atteindre car l’on en est encore assez loin. Il existe toujours de bien mauvaises langues pour taxer les femmes et le féminisme de tous les maux de la société actuelle. On plaint les hommes qui perdent leurs repères ancestraux (et leurs droits de gérance sur leur compagne par la même occasion...), la famille qui fout le camp car on ne fait plus d’enfants (sur une planète déjà lourdement surpeuplée...), les jeunes de plus en plus violents (en comparaison de tous les pillages autorisés par les guerres du passé...), et c’est la femme qui trinque, qui prend la responsabilité de cette évolution. Toutefois, il faudra bien qu’un jour, hommes et femmes cessent leur "guéguerre" ridicule et décident enfin de redéfinir leur rôle respectif en fonction des nouvelles réalités de la vie. Si l’être humain consentait enfin à sortir de ses vieux stéréotypes sexuels pour construire de nouveaux modèles, il y aurait peut-être de la lumière au bout du tunnel.

L’Islam est la toute première religion à avoir donné à la femme la liberté d’effectuer directement ses transactions avec le reste de la société alors qu’auparavant elle devait passer par un tuteur ou un curateur. L’Islam n’a privé la femme que d’une « liberté » : celle de s’adonner au libertinage et à la vulgarité ; l’homme en a été privé au même titre. La liberté en Islam est exprimée par cette parabole du Prophète :«Il en est de celui qui observe les prescriptions d’Allah et de celui qui les enfreint comme des gens qui se partageraient un navire, le sort ayant donné aux uns le bas du navire, aux autres la partie supérieure. Si ceux qui occupent la partie inférieure et qui voulant s’abreuver d’eau, sont obligés de passer par la partie supérieure, disaient : « Creusons un trou dans notre part de façon à ne pas gêner ceux qui ont la partie supérieure », et que ces derniers les laissaient réaliser leur dessein, tous périraient ; si, au contraire, ils les en empêchent, ils seront sauvés eux et tous les autres. » (Al Boukhari, 2/882 ; hadith n° 2361, Al Boukhari (2/882).
Tel est le sens de la liberté en Islam, les actes individuels doivent être réglementés par la loi qui préserve l’homme contre le tort qu’il se fait à lui-même ou qu’il cause à la société. Les apôtres de l’émancipation de la femme feraient mieux de se poser la question suivante : quel est le système de vie qui convient le mieux à la femme, tant pour son bien-être que son honneur et constitue une meilleure protection pour la société ?

L’égalité des sexes

Réclamer l’égalité mathématique entre l’homme et la femme est tout à fait absurde car c’est négliger de prendre en compte les spécificités des deux sexes tant sur le plan physique que mental et psychique.Si au sein d’un groupe homogène l’égalité est déjà problématique du fait des particularités qui caractérisent chaque individu, que dire lorsque les différences portent sur leur genre même ? Allah (l’Unique) dit :« Et de toute chose Nous avons créé [deux éléments] de couple. Peut-être vous rappellerez-vous ? » . (Sourate 51 : Az-Zâriyât ; verset 49.)

Lorsque Allah a créé les deux genres, il a assigné à chacun des deux une nature différente de l’autre mais complémentaire. Lorsque nous constatons qu’une espèce s’est divisée en deux genres, nous devons tout de suite nous dire que cette division s’explique par la nécessité de remplir deux rôles distincts, car si le rôle était unique, l’espèce serait aussi restée une, sans se diviser. Sa division en deux genres distincts prouve que chaque genre a sa particularité propre, mais l’espèce les réunit Par exemple, la nuit et le jour sont deux genres d’une même espèce qui est le temps. Cette division implique que la nuit a un rôle qui est celui de procurer le repos et le jour a aussi un rôle qui est d’être le cadre de la peine et de l’effort. De même, l’homme et la femme sont les deux genres d’une même espèce qui est l’espèce humaine. Ainsi, il y a des choses qui sont exigées de chacun des deux en tant qu’humain, puis il y a des choses exigées uniquement de l’homme et d’autres exclusivement de la femme de telle sorte qu’on puisse dire : qu’ils sont deux genres d’une même espèce qui ont des fonctions communes en tant qu’espèce et des fonctions différentes en tant que deux genres” (Muhammad MutawallyAch-Cha’rawy, Le Décret et la Prédestination, PP ).

La reconnaissance des droits de la femme

Il n’y pas de loi ni de système, passé ou présent, qui ait préservé les droits de la femme et rehaussé son rang autant que l’a fait l’Islam. En effet, avec la venue du Messager Muhammad (qu’Allah soit satisfait de lui) et l’avènement de la lumière de l’Islam, il s’est produit un événement extraordinaire qui a transformé les cœurs des musulmans, puis l’ensemble de l’humanité par leur intermédiaire. Cet événement, sans doute le plus merveilleux de l’histoire de l’humanité, est extraordinaire par ses divers aspects: avec une rapidité fulgurante, ce message divin à la dimension universelle, à la fois clair et plein de finesse s’est imposé à l’âme des hommes car il est conforme à la nature originelle de l’homme et ne comporte ni ambiguïté, ni confusion. Qu’on prenne pour preuve de l’ampleur de cet événement, le changement qu’il a induit concernant le statut de la femme et ses droits, vu que c’est le sujet de notre propos. Gustave Le Bon l’auteur du livre La Civilisation des Arabes a dit : « Le mérite de l’Islam n’est pas seulement d’avoir rehaussé la valeur de la femme, mais nous ajoutons à cela que c’est la toute première religion à avoir fait cela … » (Dr. G. Lebon, P 488.).

Il dit ailleurs dans le même livre (P. 496): « Les droits conjugaux énoncés par le Qur’an ainsi que ses exégètes sont de loin meilleurs que les droits conjugaux européens ». S’il faut donc revendiquer la reconnaissance des droits de la femme, cela devra se faire dans les sociétés qui l’en ont privée ou celles qui lui ont donné des droits sans garde-fous, qui l’ont poussée dans l’avilissement et la débauche et ont fait d’elle un simple objet de divertissement et de jouissance. L’Islam quant à lui a été juste envers la femme, a sauvegardé ses droits et lui a accordé des droits généraux et particuliers. Au milieu de l’obscurité dans laquelle le monde était plongé, la révélation divine résonna dans le vaste désert de l’Arabie avec un message noble et universel à l’adresse de l’humanité, Allah (l’Unique) dit :« Ô hommes ! Craignez votre Seigneur qui vous a créés d’un seul être, et a créé de celui-ci son épouse, et qui de ces deux-là, a fait répandre (sur la terre) beaucoup d’hommes et de femmes. Craignez Allah au nom duquel vous vous implorez les uns les autres, et craignez de rompre les liens du sang. Certes Allah vous observe parfaitement. ». (Sourate 4, verset 1.)


Le Comité de presse de l’A.E.E.M.B.

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