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8-Mars 2014: des femmes burkinabè de la diaspora ivoirienne en route pour Banfora
Publié le jeudi 6 mars 2014   |  FasoZine




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Chose promise, chose due! La doléance des femmes de la diaspora burkinabè de Côte d'Ivoire émise en octobre dernier lors de la visite de la Première Dame du Burkina Faso à Abidjan est en passe de se réaliser. En effet, Chantal Compaoré avait promis de les inviter à prendre part au Forum des femmes et à la commémoration de la journée internationale de la femme qui se déroule officiellement cette année les 7 et 8 mars à Banfora. Une cinquantaine des «sœurs» de l’épouse du Président du Faso ont quitté la Côte d'Ivoire ce mardi 4 mars et sont en route pour la cité du Paysan noir, sous la supervision de l'Ambassade du Burkina en Côte d'Ivoire.

Elles avaient voulu avoir la Première Dame avec elles à Abidjan pour fêter le 8 mars, Chantal Compaoré leur avait proposé d'être ses invitées pour la commémoration officielle à Banfora dont elle est la marraine nationale. C'est ainsi que le 4 mars dernier, 51 femmes burkinabè vivant en Côte d'Ivoire ont emprunté le train en direction de Banfora dans les Cascades. Elles sont 10 femmes de la juridiction de Soubré, 10 de celle de Bouaké et 30 de la juridiction d'Abidjan qui composent la délégation conduite par Mme Hélène Soulama, conseillère sportive à l'Ambassade du Burkina Faso à Abidjan.

Une première participation pour ces femmes de la diaspora qui espèrent tirer le meilleur profit de ces rencontres annuelles consacrées à la femme, notamment le forum national des femmes dont le thème porte sur «l’entreprenariat féminin». Les femmes burkinabè vivant en Côte d’Ivoire ont préparé un chapelet de doléances quelles comptent évoquer à l’occasion de ce forum d’échanges entre le Président du Faso et les femmes. Fatoumata Kindo, présidente d'Association à Vridi 3: «Nous attendons beaucoup de nos compatriotes au pays pour nous donner des conseils. Il faut que le gouvernement sache que les femmes de la diaspora sont là pour participer à l'émergence du Burkina. A cet effet nous attendons d’être soutenues avec des micro-crédits et des financements pour fructifier notre commerce entre la mère patrie et notre pays d'accueil».

Attentes et espoirs d’une participation
Évoluant pour la plupart dans l'import/export, le bâtiment, les plantations ou dans la transformation de produits alimentaires (attiéké, poisson fumé), ces invitées spéciales de la Première Dame fondent leurs espoirs sur le fonds de 15 milliards de francs CFA qui devra être alloué à l'entreprenariat féminin. Un fond qui prendra en compte les femmes, tant au Burkina que celles de la diaspora, en vue de leur autonomisation économique.

Cette doléance qui avait eu droit au chapitre lors de la rencontre d'octobre dernier à Abidjan avec Madame Chantal Compaoré, Maimouna Ouédraogo, présidente de l'orphelinat Compassion Esther à Soubré y croit et fonde beaucoup d'espoir sur elle. «Nous sommes dans la joie car c'est la première fois qu'on pense à nous associer à de tels événements et projets. Nos principales doléances sont d'une part que le gouvernement intervienne auprès de nos maris pour pratiquer le mariage légal qui nous protège en cas de problèmes, qu'il renforce la lutte contre la traite et le travail des enfants et pour leur scolarisation et leur maintien à l'école. Enfin ce qui nous tient vraiment à coeur c'est qu'il crée une " banque sociale", comme le font d'autres pays, pour les femmes de la diaspora burkinabè en Côte d'Ivoire».

En montant à bord du train qui les conduit vers leur terre natale, la cinquantaine de femmes de la diaspora ont affiché leur joie d'être aux côtés de leurs sœurs afin de renforcer leur fierté d'être Burkinabè. A l’occasion du forum et de la fête, elles ont promis d’être habillées en Faso Dan Fani.

C'est pétries de l'expérience de l'organisation du 8 mars au plan national et certainement motivées par les promesses de financements de leurs activités qu'elle regagneront leur pays d'accueil pour une commémoration en différé de la journée internationale des femmes à Abidjan, en compagnie de leurs sœurs qui n'ont pas pu faire le déplacement de Banfora.

Mariam Vanessa Touré, Attachée de presse à l'Ambassade du Burkina Faso à Abidjan

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