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Grève des transporteurs routiers contre les « tracasseries »
Publié le mardi 4 mars 2014   |  AIB




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Les transporteurs routiers du Burkina Faso ont observé le samedi 1er mars 2014 un blocus au poste de douane frontalier de Niangoloko. Ils entendaient par ce mouvement exprimer leur ras-le-bol face aux « tracasseries de toutes sortes » dont ils se disent victimes aussi bien sur le territoire burkinabé qu’en Cote d’Ivoire.

Au poste de douane de Niangoloko, les transporteurs routiers font face à des taxes de 5 000 F CFA que chacun paie à la gendarmerie comme droit de passage et de 5 000 F à la police en plus de 1 000 F à chaque passage à la corde. Toute la journée de ce 1er mars 2014, aucun véhicule n’a franchi le poste de douane de Niangoloko en direction ou en provenance de la Côte d’Ivoire. Interrogés sur le sens de leur acte, certains transporteurs n’ont pas cachés leur colère. Ils disent s’insurger contre ces taxes devenus systématiques même pour ceux qui sont en règle vis-à-vis de leurs documents. Ce qui, selon eux, fait de Niangoloko la frontière la plus chère en taxe au niveau burkinabé. Pour ce faire, les routiers proposent que ces taxes soient revues à 2 000 F à la gendarmerie et à 1 500 F à la police. Quant à la taxe de stationnement, ils proposent 1 000 F par véhicule pour l’aller-retour contre 1 000 F à chaque arrêt. Pour ce qui est du territoire ivoirien, ils dénoncent l’insécurité qui y règne et qui leur fait craindre pour leur vie à chaque voyage. En plus, les transporteurs burkinabé dénoncent le nombre élevé de corridors en Côte-D’ivoire et les camions dits de dépannage de la GESCO. Par cet acte, ils entendent ainsi interpeller les autorités pour une meilleure fluidité du transport routier. Outre les voyageurs qui ont souffert de ce blocus, les transporteurs de produits périssables dont les tomates et qui craignaient de faire un voyage inutile étaient eux-aussi pris dans l’étau. Seuls les commerçants et les restaurateurs du poste de douane semblaient prier pour que cette situation perdure parce qu’ils ont fait de très bonnes affaires. Quant aux passagers, ils ont eu du mal à contenir leur impatience. C’est finalement la nuit que le mot d’ordre de grève a été levé après des heures de tractation entre les représentants des chauffeurs routiers et les autorités de la ville. Dès le lendemain dimanche 2 mars donc, le trafic a repris son cours normal.

Dahourou KAM
Correspondant à Niangoloko

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