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La CEA réaffirme son opposition contre la signature des APE entre l’ UE et des pays africains
Publié le lundi 17 fevrier 2014   |  Xinhua


Le
© Autre presse par DR
Le Secrétaire exécutif de la CEA, Carlos Lopes


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Sous la pression de l'Union européenne (UE), le Cameroun a annoncé depuis juillet 2013 son intention de ratifier l'accord de partenariat économique (APE) intérimaire conclu avec cette organisation régionale en 2007, un processus étendu à d'autres pays africains et contre lequel la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique (CEA) se dit fermement opposée.

Inscrits dans un cadre plus large relatif au groupe ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique), les APE initiés par l'UE en direction de ses partenaires des pays en développement sont dé crits comme un modèle de commerce libéral visant le démantèlement des barrières douanières à l'entrée des marchés de l'une et l' autre partie.

Perçus comme une menace pour les fragiles marchés africains, ces accords déjà signés par certains pays comme le Cameroun, alors qu'au moment l'UE peine à faire aboutir les négociations pour un APE global avec l'ensemble des pays de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC), soulèvent une levée de boucliers au sein des organisations de la société civile africaine.

« Présente dans le débat », selon son secrétaire exécutif Carlos Lopès en visite la semaine dernière à Yaoundé, la Commission économique des Nations Unies pour l'Afrique n'arrête pas d'annoncer son opposition contre « la signature des APE tel qu' on est en train de les négocier en ce moment ».

Pour M. Lopès, la CEA dont le siège se trouve à Addis-Abeba en Ethiopie défend l'idée de « négociations avec une Afrique en bloc » et non pas avec des pays pris individuellement. « Ça va casser le système d'intégration commerciale africaine », a éclairé à Xinhua le secrétaire exécutif, par ailleurs secrétaire général adjoint des Nations Unies.

« Le commerce, martèle encore Carlos Lopès, n'est pas une fin en soi. Le commerce, c'est plutôt un but pour le développement ». D'après lui, la priorité mérite au contraire d'être accordée au commerce intra-africain, l'un des plus faibles au monde, avec un taux d'échanges estimé entre 10 et 11%.

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