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Sidwaya N° 2712 du 27/12/2013

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Mutinerie de 2011: Deux militaires condamnés à trois ans de prison ferme
Publié le lundi 30 decembre 2013   |  Sidwaya




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Le Tribunal militaire de Ouagadougou a jugé, le vendredi 26 décembre 2013, neuf militaires accusés d’avoir pris part, à des degrés divers, aux mutineries de 2011, qui ont secoué le Burkina Faso.

Suite aux mutineries de 2011, l’ex-sergent-chef, A. I. a comparu devant le Tribunal militaire de Ouagadougou. Il a été accusé de pillage, de recel aggravé, de détention illégale et de port illégal d’armes, d’incitation à commettre des actes contraires au devoir, à la discipline et de violation de consignes générales. A la barre, l’accusé a nié les faits à lui reprochés. Il a soutenu avoir rejoint les autres militaires qui étaient déjà regroupés devant les magasins d’armes du camp, dans « l’unique intention de les calmer ». Par conséquent « je ne comprends pas pourquoi on me taxe de meneur d’hommes ». Le parquet, à son tour, a indiqué au prévenu que rien ne peut justifier les actes qu’il a posés en 2011. « L’Etat donne les armes pour protéger les citoyens. Vous avez violé les consignes, les principes élémentaires de l’armée. L’Etat a déboursé des milliards pour dédommager les victimes et vous voulez que l’on oublie cela ? », a souligné le commissaire du gouvernement. La défense a martelé l’innocence de l’accusé. Pour son avocat, si A. I. est devant le tribunal, c’est parce que lors des évènements de 2011, « il a eu le malheur d’être au mauvais endroit au mauvais moment ». Il a noté que le procès n’était pas « équitable », parce que « le parquet n’a pas transmis toutes les pièces » à la défense. Au terme des plaidoiries, le tribunal, tout en lui trouvant des circonstances atténuantes, a reconnu la culpabilité du prévenu et l’a condamné à trois ans d’emprisonnement ferme. Tout comme A. I., huit (8) autres ex-militaires accusés d’avoir pris part à la mutinerie ont été entendus par le tribunal. C’est ainsi que M. D. a aussi écopé de trois ans d’emprisonnement ferme. S.S., G.S., T.Z., N.M., K.G. ont été condamnés à douze mois d’emprisonnement ferme. Aussi, le tribunal a acquitté Z. B. pour infraction non constitué. La Cour a par contre estimé que D. D. n’a pas été renvoyé au tribunal militaire pour être jugé des faits de violation de consignes en bande. En effet, son avocat a prouvé que D. D. ne devrait pas être renvoyé devant le tribunal militaire pour les faits retenus contre lui. Les défenses, dans leur ensemble, ont relevé certaines irrégularités qui ont contribué, selon elles, à mettre leurs clients dans des situations défavorables. Elles ont précisé que les procès verbaux de la gendarmerie n’ont pas été contresignés par les prévenus, et dénoncé l’absence de certains témoins-clés, envoyés en mission. Dix autres dossiers entrant dans la même affaire ont été jugés la veille, 26 décembre 2013.

Steven Ozias KIEMTORE

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