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Côte d’Ivoire : l’ambassadeur Koutaba rencontre la communauté burkinabè de Dabou
Publié le lundi 16 decembre 2013   |  Ambassade


Côte
© Ambassade par DR
Côte d`Ivoire : l`ambassadeur Koutaba rencontre la communauté burkinabè de Dabou
Dimanche 15 décembre 2013. Dabou. L`ambassadeur du Burkina en Côte d`Ivoire, Justin Koutaba, a rencontré la communauté burkinabè vivant à Dabou


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A la rencontre des Burkinabé de Côte d'Ivoire depuis sa prise de fonction, Justin Koutaba continue la traversée des villes et campagnes ivoiriennes. Après Bouaké, Soubré, Yamoussoukro, Abengourou, Bongouanou et Adzope, c'est la ville de Dabou dans la côtière du pays qui a accueilli le dimanche 15 décembre 2013 l'ambassadeur du Burkina et sa suite. L'objectif est toujours le même : compatir à la douleur de nos compatriotes qui ont payé un lourd tribut lors de la crise postélectorale et prôner par la même occasion le pardon, la réconciliation et le vivre ensemble entre ivoiriens et burkinabé.


Sur la route qui mène à Dabou, une escale à Songon, localité située à une trentaine de kilomètres d'Abidjan pour saluer les militants CDP sortis massivement pour acclamer le convoi. Apres l'accueil des autorités municipales, coutumières et religieuses et des populations depuis l'entrée de la ville de Dabou avec la remise du bouquet de fleur et le traditionnel zoom koom, Justin Koutaba peut maintenant se diriger vers la place Henry Konan Bédié, lieu de la rencontre.

Distante d'environ un kilomètre, c'est à pied que l'hôte du jour et ses tuteurs, brandissant le drapeau rouge vert avec l'étoile jaune, regagnent la place déjà bondée de monde. Une mobilisation jamais vue de mémoire de la communauté burkinabè de la cité du Leboutou. Un bain de foule suivi d'animations de troupes traditionnelles burkinabè et des prières et bénédictions de l'imam de la mosquée de la ville introduisent le début de la cérémonie. Tour à tour, le président du comité d'organisation, le délégué consulaire et le porte-parole du comité des sages de Dabou, ont souhaité le traditionnel Akwaba à l'ambassadeur Koutaba et à sa délégation.

Rappelant le lourd tribut que la crise postélectorale a fait payer à la communauté, le président du comité d'organisation, Alphonse Nana, a qualifié cette visite de "réconfort moral" avant de faire part de leurs préoccupations et demander en retour des conseils d'usage pour une meilleure cohabitation avec leurs frères ivoiriens. Toutefois, précisera le délégué consulaire Haroura Kabre, "à Dabou, un camp militaire a été installé, renforçant ainsi la gendarmerie et la police" en vue d'assurer leur sécurité.

Toutes ces actions sont à mettre à l'actif des autorités locales mais surtout du Président du Faso qui, par "sa politique éclairée a rendu aux Burkinabè leur dignité et fait en sorte que le Burkina Faso soit respecté dans le concert des nations", dira Mady Ouédraogo, le président du comité des sages de Dabou. Néanmoins, des inquiétudes et interrogations subsistent au sein de la communauté burkinabè de Dabou, inquiétudes relatives à la loi ivoirienne sur le foncier, la Maison du Burkina et le vote des Burkinabè de l'étranger en 2015.

Après avoir écouté attentivement les témoignages des uns et des autres, Justin Koutaba a d'abord dit la joie qui l'anime au regard de la forte mobilisation et de l'accueil chaleureux dont il est l'objet. Il a ensuite transmis les salutations "fraternelles du Président du Faso, du Premier ministre et du gouvernement". "Dabou signifie l'intégration de notre communauté", ajoutera l'ambassadeur Koutaba qui cite en exemple le nombre de Burkinabè qui y vivent, qui y sont nés et qui y ont fait leurs études. Un vivre-ensemble harmonieux qui ne doit en aucun cas être remis en cause par la crise. "Car hier il y a eu la crise mais la pluie d'hier est partie avec le vent", a t-il dit en traduisant littéralement un proverbe moaga. Il les a invités à s'engager dans l'œuvre de réconciliation, de construction et de reconstruction de la Côte d'Ivoire tout en n'oubliant pas la mère patrie. D'où son appel à investir dans l'éducation de leurs enfants, filles et garçons qui représentent l'avenir du pays. Une jeunesse burkinabè de la cité du Leboutou qui a remis à l'occasion un mémorandum à Son Excellence.

Rappelant le thème du 53e anniversaire de l'indépendance "Civisme et cohésion sociale : fondamentaux d'un développement durable", le chef de la mission diplomatique burkinabè les a incités à faire siennes ces valeurs de même que les lois du pays d'accueil y compris celle sur le foncier. Le Burkina restera vigilant quant à l'application de cette dernière afin que le droit soit dit. Et c'est ce devoir de protection et de sécurisation de sa diaspora qui a amené le gouvernement à lancer la nouvelle carte consulaire biométrique dont la durée de validité est désormais de 5 ans pour un coût de 7 000 F CFA. S'il y a vote des Burkinabè de l'extérieur en 2015, certainement qu'elle se fera avec cette carte biométrique, a précisé Justin Koutaba. D'où l'invite à tous à se faire enrôler et à disposer de ce document moderne et fiable qui leur assurera la crédibilité et la respectabilité et qui permettra de connaître le nombre exact de Burkinabè en Côte d'Ivoire et partout dans le monde gage de meilleures politiques de développement. Quant à la Maison du Burkina, assurance a été donnée que la pose de la première pierre interviendra en janvier et qu'elle sera une réalité en 2014.

Avant de prendre congés de ses compatriotes de la région des grands ponts, l'ambassadeur Koutaba leur a rappelé que "la force d'une communauté c'est son organisation" et lancé l'ultime appel à la solidarité et à la fraternité entre eux et avec leurs tuteurs en vue de défendre le destin commun et l'avenir commun entre le Burkina et la Côte d'ivoire.


Mariam Vanessa Touré

Attachée de presse à l'Ambassade du Burkina à Abidjan

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