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Le Quotidien N° 938 du 9/12/2013

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Force africaine en attente : le « oui, mais » de Blaise Compaoré
Publié le mardi 10 decembre 2013   |  Le Quotidien


Le
© Présidence par DR
Le chef de l`Etat, Blaise Compaoré


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Le président du Faso s’est prononcé sur sa participation au sommet sur la paix et la sécurité. Sur la question de la Force africaine en attente, il s’est montré prudent.

- Le bilan du sommet
« Nous avons tous salué le président Hollande pour cette initiative qui, au-delà de l’Afrique, a mobilisé la communauté internationale avec le secrétaire général des Nations Unies et les institutions européennes pour parler des préoccupations majeures du continent et pour lesquelles, en raison de nos limites financières, parfois logistiques et même opérationnelles, nous n’étions pas en mesure d’assumer toutes les responsabilités concernant le traitement de ces questions. Bien sûr, il a été évoqué la question de la paix et de la sécurité sur le continent. Et là-dessus, je dois souligner que nous avons retenu que l’Afrique a une responsabilité principale autour de ces questions, dans les réponses à apporter aux problèmes d’instabilité, d’insécurité et de déficit de paix sur le continent. Mais nous avons besoin, dans certaines situations comme dans les cas que nous avons vus au Mali et en Centrafrique tout dernièrement, d’accompagnement, de la solidarité internationale. C’étaient donc des séances de discussions qui nous ont permis d’harmoniser nos vues avec celles de la France et de la communauté internationale et de voir comment nous allons, dans les temps à venir, nous organiser pour des réponses plus efficaces et plus rapides aux problèmes de paix et de sécurité sur le continent. »
-La Force en attente de l’Union africaine et la promesse de la France de former 20 000 hommes par an
« Moi je pense que si l’on parle de paix et de sécurité, ce qu’il faut avant tout voir, c’est que la paix et la sécurité doivent se construire d’abord sur un socle politique. Lorsque vous appréciez la nature des conflits que nous avons sur le continent, on se rend compte que le plus souvent, ce sont les déficits en matière de gouvernance politique qui ont amené ces situations. Je crois donc qu’il faudra d’abord que sur la question, nous puissions agir sur cet élément. Et d’ailleurs hier (ndlr : le 7 décembre) je suis intervenu pour expliquer en quoi la construction d’un Etat viable, impartial, organisateur et stratège, est avant tout la question fondamentale à traiter lorsque nous voulons parler de paix et de sécurité sur le continent. Bien sûr, dans certaines situations, l‘Afrique doit être obligée de mobiliser des hommes armés pour faire face à certains extrémismes comme nous avons vu. Et je pense que par rapport à cette annonce de la France, il reste qu’au niveau africain l’on puisse voir comment politiquement une telle force peut être intégrée à la conscience africaine pour qu’elle ne soit pas une force de trop. La doctrine d’emploi de cette force doit être étudiée par nos services spécialisés et qualifiés (je veux dire les militaires, mais aussi les politiques) pour que cela s’insère bien dans le paysage politique africain pour ne pas être, à un moment donné, un désavantage même pour le continent en matière de recherche de paix et de sécurité ».
-Le partenariat économique avec la France et les propositions du président Hollande
« Je pense qu’au-delà de la France, ce qu’il est important de noter c’est que nous avions l’Europe mais aussi la communauté internationale. Ce qui montre bien que pour le développement du continent, nous avons besoin de partenaires plus nombreux. C’est aussi l’une des raisons de notre reconnaissance au président Hollande d’avoir su, au-delà de la France, rassembler tout ce monde de qualité pour nous accompagner dans la réflexion. Bien sûr, le président Hollande a parlé des nombreuses proximités entre la France et l’Afrique (sur les plans culturel, des valeurs, géographique, etc.) Du point de vue de la connaissance du continent, je pense que les Français sont mieux placés que beaucoup d’autres pour comprendre que l’Afrique aujourd’hui peut constituer une destination importante pour à la fois le commerce français, mais aussi pour les investissements. Ce qui pourrait aussi en retour créer d’autres opportunités pour la France (création d’emplois et de richesses pour la France). Ce qui est important ici, c’est qu’après cette déclaration, le secteur privé, parallèlement, avait aussi travaillé à voir comment dans la pratique ces grandes idées proposées par le président Hollande pouvaient être mises en œuvre sur le continent. Car c’est avant tout ce secteur privé qui doit mieux se connaitre, mieux agir ensemble pour que nous puissions tirer des bénéfices de ces propositions du président Hollande. » .

Propos recueillis à Paris par Mahorou Kanazoé

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