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Sidwaya N° 7281 du 23/10/2012

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Accompagnement des filières Agro-sylvo-pastorales : Le PAFASP dans la nécessité d’une phase additionnelle
Publié le mardi 23 octobre 2012   |  Sidwaya




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Le Comité de pilotage du Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP) a tenu à Bobo-Dioulasso, le vendredi 19 octobre 2012, sa première session de l’année. Cette session a été précédée, la veille, d’une visite des réalisations du projet sur le terrain. Les membres ont souhaité une phase additionnelle d’environ 50 millions de dollars (environ 25 milliards de FCFA) pour consolider les acquis.

Mis en œuvre depuis janvier 2007 pour un coût global de 46 milliards de francs CFA, le Programme d’appui aux filières agro-sylvo-pastorales (PAFASP) vise la croissance du secteur agricole et la réduction de la pauvreté. Il vise l’accroissement de la productivité et de la compétitivité des filières agricoles, sylvicoles et pastorales. Le programme s’achève en 2012, après 6 ans de fonctionnement. Au compteur, le PAFASP a enregistré un accroissement substantiel continu de la production dans la filière oignon avec 366 700 tonnes en 2011. La filière mangue a considérablement pris de l’envol grâce aux techniques d’entretien et de création de verger moderne, à la lutte contre les mouches de fruits, au séchoir tunnel en expérimentation et à la diversification des marchés. D’où une augmentation des volumes exportés qui sont passés de 2 300 tonnes en 2006 à 4 000 tonnes en 2010. La filière bétail-viande, avec l’embouche, a permis d’optimiser l’offre en animaux de boucherie et d’assurer une meilleure prise en compte des petits exploitants ruraux. Au titre de l’irrigation, les aménagements communautaires et les « dispositifs semi californien » en cours de diffusion, ont favorisé un investissement optimisé et une bonne gestion de l’eau. Si ces acquis sont significatifs dans l’accroissement de la compétitivité des filières ciblées sur les marchés nationaux, sous-régionaux et internationaux, certaines actions restent cependant à consolider. « L’irrigation est l’un des principaux volets du Programme. Compte tenu des procédures, nous n’avons pas pu avancer dans la grande irrigation en mettant à la disposition des productions, de grandes superficies d’irrigation pour produire plus », a déploré par exemple le président du Comité de pilotage du PAFASP, Aïzo Tindano.

Encore 25 milliards de F CFA pour 3 à 4 ans

En clair, les acteurs du terrain sont unanimes qu’une phase additionnelle est nécessaire, voire indispensable pour le PAFASP. Selon le président du comité interprofessionnel de la filière oignon du Burkina, Boukary Sawadogo, « il y a une nécessité de poursuivre ces appuis, surtout dans les domaines de renforcement de nos capacités, des infrastructures et des aménagements et une meilleure organisation de notre interprofession ». En cela, le coordonnateur national du PAFASP, Atamana Bernard Dabiré, a soutenu qu’une réflexion a été engagée pour une deuxième phase en concertation avec le gouvernement et la Banque mondiale. « Il y a un besoin de consolider, de renforcer et d’amener les acteurs à finaliser ce qu’ils ont entamé », s’est-il justifié. La première session 2012 du Comité de pilotage du PAFASP s’est donc penchée sur les premières orientations de cette phase additionnelle qui va nécessiter 50 millions de dollars pour une durée de 3 à 4 ans. Le comité de pilotage a également examiné les rapports d’activités 2011 et les recommandations de la dernière session tenue à Ouahigouya. Auparavant, les membres du comité de pilotage ont visité les réalisations du Programme sur le terrain. Ainsi, ils se sont rendus au marché de fruits et légumes de Bobo-Dioulasso, que le Programme a financé à hauteur de 432 000 000 de F CFA (32% du coût de réalisation) et au Terminal fruitier qui fait dans l’exportation des mangues. Ils ont pu toucher du doigt les investissements complémentaires effectués par le Programme pour 180 millions de F CFA. Ces investissements portent sur le renforcement du système d’isolation des chambres froides, le réseau de recyclage des eaux usées et la réalisation de la voie ferrée complémentaire d’environ 150 m. A Toussiana, commune située à une soixantaine de kilomètres de Bobo-Dioulasso, le microprojet de séchage de mangue de Christiane Coulibaly, appuyé, avec près de 32 millions de F CFA, par le PAFASP a reçu les visiteurs. Ils ont surtout été émerveillés par le « séchoir tunnel », importé d’Afrique du sud. « Avec les 1 000 cagettes dont j’ai bénéficié en plus de deux aires de murissement et d’un séchoir tunnel venu d’Afrique du Sud, j’ai réussi à développer mes activités et par ricochet, à créer plus d’emplois et à lutter contre la pauvreté », leur a-t-elle dit. La dernière visite sur le terrain a été l’unité démonstrative d’élevage de volaille de Noumoudara qui n’a pas du tout convaincu le comité de pilotage du PAFASP. A entendre son président, Aïzo Tindano, « Nous avons déjà financé, à travers le PAFASP, la vaccination de la volaille mais, il reste encore beaucoup à faire », a-t-il reconnu.

Jean-Marie TOE

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