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Sidwaya N° 7542 du 14/11/2013

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Dialogue interreligieux : pour des rapports apaisés entre croyants
Publié le vendredi 15 novembre 2013   |  Sidwaya


Lutte
© aOuaga.com par S.D
Lutte contre le terrorisme : un atelier sur la prise en compte des droits humains
Mardi 29 octobre 2013. Ouagadougou. Un atelier de 48 heures sur l`identification des besoins et de développement des modules de formation pour la promotion des droits humains dans le cadre de la lutte contre le terrorisme a débuté ses travaux. Photo : Jérôme Bougouma, ministre de l`Administration territoriale et de la Sécurité du Burkina


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A l’initiative du Ministère de l’administration territoriale et de la sécurité (MATS), un atelier de réflexion sur le dialogue interreligieux se tient les 14 et 15 novembre 2013, dans la commune de Kombissiri, province du Bazèga.

Le gouvernement veut, à travers le dialogue, trouver des mesures préventives aux conflits religieux, généralement causés par l’intolérance et le refus de l’autre, même si ce genre de querelle n’est pas courant au Burkina Faso. C'est pourquoi, il a convié une soixantaine de participants à un atelier à Kombissiri, sur le dialogue interreligieux, les 14 et 15 novembre 2013, en vue de proposer des «mécanismes pour une coexistence pacifique des religions». Il s'agit pour la plupart de leaders issus des religions musulmane, catholique et protestante, appelés à émettre des idées capables de promouvoir le dialogue interreligieux au Burkina Faso. Dans ce sens, les participants vont mener des échanges autour de trois communications qui seront livrées par des personnes-ressources. Ces exposés portent sur les thèmes suivants : « La gestion de l’information en temps de crise sociale ou religieuse », « Le respect des différences, clé de voute d’une coexistence pacifique entre les religieux », et «La promotion et la création d’espaces de dialogue et de projets de développement intercommunautaires : cas de l’Union fraternelle des croyants(UFC) ». Mais la tâche des participants ne se limitera pas à là : ils doivent également jeter un coup d’œil sur l’avant-projet de loi portant réglementation des associations cultuelles, des congrégations religieuses et des édifices du culte, en y apportant des amendements. Déjà à l'ouverture de l'atelier, les leaders religieux ont loué l’initiative gouvernementale, et décliné leurs attentes. L’évêque de Manga, Mgr Gabriel Sayaogo a confié : «Nous sommes dans un Etat laïc et démocratique où a plusieurs composantes se côtoient. Et vouloir que ces différentes composantes puissent vivre en paix et contribuer chacune au développement de cet Etat est une bonne initiative. Il faut écouter les acteurs eux-mêmes, savoir ce qu’ils vivent, leurs différentes sensibilités. Et c’est en fonction de cela que nous pouvons arrêter quelque chose de commun pour le bien de tout le monde(…) ».

Pour un Burkina prospère

De son côté, le président par intérim de la Communauté musulmane au Burkina Faso, El Hadj Adama Sakandé a déclaré : « Nous saluons cette initiative qui va renforcer certains acquis, à savoir la coexistence pacifique qui existe déjà sur le terrain entre les différentes communautés. Nous espérons que les échanges vont permettre de consolider les textes et lois existants (...)». Le Pasteur André Mano, représentant de la Fédération des églises et missions évangéliques (FEME) du Burkina Faso, s'est félicité de la tenue l’idée de l’atelier : « L’occasion nous est donné de pouvoir échanger, pour mieux nous comprendre (...). Le ministre de l’Administration territoriale et de la Sécurité, Dr Jérôme Bougouma, pour sa part a expliqué que le choix de la thématique de la rencontre n’est pas fortuit. « Les religions sont au cœur des défis de notre temps. En vérité, nous vivons dans un monde hanté par le risque d’une rupture profonde entre les religions, entre les hommes et femmes, entre les civilisations. Dès lors, il n’est pas sans intérêt de prendre la mesure d’une réalité aussi complexe et sensible, en mobilisant tous ceux qui, au-delà de la diversité des sensibilités, peuvent analyser et saisir l’évolution des religions », a-t-il soutenu. Et de pareilles rencontres paraissent plus que jamais nécessaires, à son avis, car le Burkina Faso abrite de « nombreux courants religieux, des sociétés composites et des communautés multiculturelles ». Mais pour autant, il a avoué : « L’Etat ne connait pas bien ses religions ». Sur la base de ce constat, il a signifié aux participants : « Notre Etat a besoin que vous apportez des précisions, que vous nous livrez également des subtilités nécessaires à la prise en compte des préoccupations des religions dans notre pays ». Du reste, le ministre Bougouma reste convaincu que « la religion se veut porteuse de valeurs, de normes et d’obligations génératrices de mécanismes d’exercice du pouvoir et de techniques de régulation sociale indispensables au bon fonctionnement de la société, mais également susceptibles de toutes sortes de récupérations et de manipulations ». L’organisation de l’atelier a été possible, grâce à l’appui technique et financier du Projet de renforcement de la gouvernance politique (PRGP).


Kader Patrick KARANTAO

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