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L’Observateur Paalga N° 8497 du 12/11/2013

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Vote de confiance au Premier Ministre nigérien : les mauvais calculs de Hama+
Publié le mardi 12 novembre 2013   |  L’Observateur Paalga


Brigi
© Autre presse par DR
Brigi Rafini, Premier Ministre du Niger, Chef du Gouvernement


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Le week-end du 10 novembre 2013, le Premier ministre nigérien, Brigi Rafini, et tout l’Exécutif sont heureux : en effet, le chef du gouvernement a reçu, à la surprise générale, l’imprimatur du Parlement pour son action. Il n’est pas jusqu’au président de la République, Mahamadou Issoufou, qui n’ait poussé un ouf de soulagement après l’examen de passage réussi de son PM devant la représentation nationale.
Par 70 voix pour et 43 contre, les députés ont dit "oui" au Plan de développement économique et social (PDES), le programme présidentiel ; un vote qui sonne comme l’épilogue du bras de fer qui opposait Hama Amadou, l’occupant du perchoir, à Mahamadou Issoufou, le chef de l’Etat.
En août dernier, le parti du président de l’Assemblée nationale, Modem-Lumana, avait claqué la porte du gouvernement pour protester contre l’insignifiance des strapontins ministériels qu’on lui proposait, soit 7.
Hama+, en référence à la cicatrice cruciforme sur sa joue droite, avait alors mis fin à l’attelage qui avait cours depuis la présidentielle de mars 2011. Seuls 3 ministres de Lumana avaient refusé d’obtempérer à son oukase.
Les rapports étaient donc orageux entre l’Exécutif et le Législatif à telle enseigne que la classe politique et le Nigérien Tartempion redoutaient l’issue des votes à l’Hémicycle, craignant qu’une motion de défiance n’emporte le gouvernement Rafini tout en fragilisant le président de la République.
Il n’en a rien été. Echec et mat contre donc Hama Amadou, le faiseur de roi devant l’Eternel et indécrottable trouble-fête de la scène nigérienne. C’est un constat, depuis les années 90, Hama+ est coutumier des blocages pour ne pas dire des intrigues politiques. Fort de son implantation électorale, il s’est toujours complu dans ce rôle de grain de sable qui enraye la mécanique.
Pour ce coup-ci, hélas, ça fait "Pshiat" et à écouter Mohamed Bazoum, le ministre des Affaires étrangères, si le patron du Modem ne reste pas coi, on pourrait charcuter la Constitution expressement et voter une loi ad hominem pour le dégommer du perchoir.
En tout cas, même s’il ne faut pas sous-estimer la capacité de nuisance du toujours patron de l’Assemblée nationale, au stade actuel des choses, Hama serait bien inspiré de jouer balle à terre. Car la désobéissance de ses "ministres" il y a 3 mois et la "trahison" de ses 14 députés lors du vote sont la preuve qu’il ne tient pas totalement ses ouailles.
La sagesse recommande qu’il arrête de trop croiser le fer avec l’Exécutif alors que l’ensemble de sa troupe ne lui est pas toujours solidaire. C’est à ce prix seulement qu’il se donnera toutes les chances d’étrenner peut-être le fauteuil présidentiel un jour. L’actuel président, son allié d’hier, a bien mis 20 ans à y parvenir. Pourquoi pas lui ?

Zowenmanogo Dieudonné Zoungrana

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