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L’Observateur Paalga N° 8496 du 11/11/2013

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Les Etalons à Blida : ’’Nous voyagerons avec tout le nécessaire ’’ (Le ministre des Sports, Yacouba Ouédraogo)
Publié le lundi 11 novembre 2013   |  L’Observateur Paalga


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© Autre presse
le colonel Yacouba Ouédraogo
Ministre des Sports et des loisirs.


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Le deuxième acte Fennecs d’Algérie # Etalons du Burkina comptant pour le dernier tour des éliminatoires de la Coupe du monde 2014 approche à grands pas. Et comme le dit l’adage, qui veut voyager loin ménage sa monture. Dans cet entretien que nous a accordé le ministre des Sports et des Loisirs, le colonel Yacouba Ouédraogo, il revient sur le match aller qui était mal parti pour l‘équipe. Toutefois, il reste optimiste et promet de faire partir une cinquantaine de supporters à Blida pour la rencontre du 19 novembre. Yac, comme on l’appelle communément, révèle que la délégation burkinabè voyagera avec tout le nécessaire pour être autonome et indépendant.

On avait fondé de grands espoirs le 12 octobre dernier sur le onze du Burkina qui l’avait emporté par 3 buts à 2 au stade du 4-Août face à la sélection algérienne en match aller du dernier tour qualificatif du Mondial 2014. Ce résultat, comment le percevez-vous ?

Je dois vous dire qu’avant ce match aller Burkina # Algérie, j’avais personnellement souhaité que notre équipe l’emporte par 4 buts à 0. Mais vous savez bien comme moi que le souhait est une chose et la réalité du terrain tout autre. La preuve, cela s’est vérifié puisque les Etalons effectivement se sont imposés par 3 buts à 2. Cela dit, il y a quelque chose qui a influé sur nous comme une malédiction. Dès la 2e minute, nous avons perdu notre stoppeur Bakary Koné et nous avons eu des difficultés à un certain moment à prendre le jeu à notre compte. C’est donc pour dire que la partie était mal partie pour nous, mais Dieu merci le résultat final était en notre faveur.

Ce résultat est-il un gage de sécurité.

Ce résultat, pour moi, n’est pas catastrophique et il est bon à prendre au vu de la physionomie de la rencontre. C’est une victoire que nous avons arrachée de haute lutte et il nous appartient de jouer à fond à Blida.

A Blida, ce sera un autre match dans un environnement qui sera, à n’en pas douter, surchauffé. On imagine que vous le sentez aussi ?

Généralement, dans ce genre de compétition, tout peut arriver quand vous jouez le match retour à l’extérieur. Nous savons déjà quel sera l’atmosphère et ce n’est pas la première fois que nous vivrons une telle situation.

Alors, dans un tel contexte, que demanderez-vous aux joueurs ?

Nous avons une équipe constituée de professionnels qui sont habitués à cela. Les joueurs savent ce qu’est la pression et ils l’avaient surmontée pendant les matches de poule à Niamey contre le Mena du Niger et à Pointe-Noire face aux Diables Rouges du Congo. Ce que je leur demanderai quand je les rencontrerai à Casablanca au Maroc, c’est d’être patients, de ne pas s’énerver, de garder leur calme quelle que soit la situation et de jouer leur football comme ils le font d’habitude. J’allais oublier de rappeler que la plupart des joueurs connaissent bien le terrain de Blida et je ne vois pas en quoi l’environnement leur fera peur. Aujourd’hui, l’équipe a mûri et elle peut tenir tête à n’importe quelle équipe africaine sur ses terres.

Pour les stimuler à arracher une qualification historique, des promesses ont-elles été faites dans le sens des primes ?

A l’heure actuelle, c’est un sujet qui n’est pas à l’ordre du jour. Je pense que la situation est tout autre et ce que le peuple burkinabè attend aujourd’hui, c’est la qualification pour Brésil 2014. On ne va pas à une grande bataille en mettant en avant les sous. Le plus important est que les joueurs fassent leur devoir. Lors de ma dernière rencontre avec eux, je leur avais dit que je ne venais pas pour parler d’argent. J’étais plutôt là pour parler de qualification qui doit les amener à entrer dans l’histoire. Ils ont compris mon message et ensuite, chacun d’eux n’oubliera jamais cela dans sa carrière de footballeur.

En ce qui concerne les primes, ça viendra quand l’objectif sera atteint. La FIFA alloue à chaque équipe qualifiée un certain montant. Si ça marche pour nous, les joueurs en seront les premiers bénéficiaires.

Le douzième homme a toujours été d’un apport important et sa présence crée même une certaine symbiose avec son équipe. Le ministère des Sports et des Loisirs envisage-t-il d’envoyer une armada de supporters à Blida comme l’avaient fait les Algériens à Ouagadougou ?

Je le sais, les supporters burkinabè ont toujours été présents à chaque match de leur équipe. Que ce soit à domicile ou à l’extérieur chacun a pu le constater. La mobilisation qui nous a impressionnés, c’était à Niamey où des supporters étaient venus des quatre coins de la commune d’Abidjan pour se joindre à ceux du Burkina. Ils étaient tous au Niger avec des cars et cela se comprend parce que la capitale nigérienne, c’est la porte à côté.

Cette fois, il s’agit d’un déplacement loin de la sous-région ouest-africaine et cela nécessite forcément des moyens. Compte tenu de ce que je viens d’avancer, nous avons, au sortir d’une réunion, décidé d’envoyer le douzième homme à Blida et ce ne sera pas une armada de supporters.

Avez-vous déjà arrêté le nombre de supporters pour l’expédition de Blida ?

A l’aller, nous avons effectivement vu un déferlement de supporters algériens à Ouaga et la plupart ont payé eux-mêmes leur billet. L’Etat a aussi contribué et on voit que le foot est pris au sérieux au plus haut niveau.

En ce qui nous concerne, il fallait faire quelque chose pour que les Etalons ne se sentent pas seuls et sans soutien. C’est ainsi que nous ferons partir une cinquantaine de supporters et je pense que nous avons fait de notre mieux. Je ne vous le cache pas, c’est un voyage qui occasionne des dépenses et on fait avec les moyens dont on dispose. Maintenant, s’il y a des supporters qui sont prêts à payer leur titre de transport, le ministère des Sports et des Loisirs les accompagnera au niveau des visas et autres documents administratifs.

Que va-t-il se passer concrètement avec les supporters que vous ferez partir à Blida ?

Je voudrais d’abord préciser que les supporters que nous feront partir à Blida seront pris en charge par l’Etat burkinabè et là encore, des efforts ont été faits. En tenant compte de certains facteurs liés au voyage, ils partiront de Ouaga avec d’autres personnes le 15 novembre pour Casablanca au Maroc. Ils resteront pendant 48 heures dans cette ville où les Etalons sont en stage de préparation. Le 17 novembre, Air Burkina viendra de Ouaga pour amener tout le monde à Blida via Alger. Le retour à Ouaga est prévu le 19 novembre après le match. Air Burkina reviendra à cette date pour ramener tous ceux qui ont fait le déplacement à Blida. Ce sera bien sûr avec la qualification.

Les tickets d’entrée au stade ont-ils été déjà gérés ?

Depuis quelque temps, nous sommes en contact avec notre ambassade à Alger pour coordonner les choses dans ce sens. Nous avons donné à peu près le nombre de Burkinabè qui sera à Blida et des dispositions seront prises pour que tout le monde ait accès au stade.

Un site a-t-il été identifié pour loger les supporters ?

Les officiels, les encadreurs, les joueurs, les supporters et les journalistes seront tous logés dans le même hôtel. Le fait de quitter Blida aussitôt après la rencontre nécessite cela pour éviter des désagréments.

Des supporters de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire ont-ils été associés au voyage de Blida ?

Le temps nous a manqué pour les prendre en compte parce que le plus urgent, à un moment donné, c’était les visas. Mais ce n’est que partie remise et la prochaine fois, ce sera chose faite. Je vous rappelle que lors de la CAN 2013 en Afrique du Sud, des supporters de la diaspora étaient à Nelspruit aux côtés de l’Union nationale des supporters des Etalons (UNSE). Nous savons ce que font nos compatriotes et nous les remercions de leur soutien.

Au match aller, il y a eu une forte présence de journalistes algériens au stade du 4-Août et on parle même d’une soixantaine. Comptez-vous associer un grand nombre de journalistes burkinabè pour le déplacement à Blida ?

Habituellement nous envoyons 6 journalistes (deux de la Télé, deux de la Radio, un de Sidwaya et un de la Presse privée). En ce qui concerne le dernier organe cité, c’est selon un roulement bien établi. C’est ce qui se faisait avant mon arrivée au ministère des Sports et des Loisirs et je n’ai pas à changer les choses. C’est d’ailleurs le service de communication de mon département qui s’occupe de cet aspect, et je prends connaissance des noms au moment de signer les ordres de mission.

Je suis partisan de la transparence et je n’interviens pas quand les différents organes nous font parvenir la liste des journalistes pour telle ou telle mission. Mais quand le match est important, j’essaie de voir selon nos moyens si nous pouvons associer des journalistes à cette mission. C’est une façon de permettre aux uns et aux autres de vivre en direct le match comme les autres. Cela permet d’ailleurs aux lecteurs d’avoir une grande diversité d’écrits. Cette fois nous avons, comme lors de la CAN 2013, élargi le champ d’action en invitant 6 autres journalistes. Je pense qu’ils ne seront pas à Blida pour faire de l’animation (rires) mais pour appuyer ceux qui les ont devancés. En somme, ils seront douze journalistes à Blida et je crois que là encore nous avons fait un peu plus d’efforts.

D’aucuns proposent que les Etalons voyagent avec tout ce qu’il leur faut (car sait-on jamais) pour ne pas se plaindre après de ce qu’on leur servira à l’hôtel. Qu’en pensez-vous ?

Comme l’avait fait la délégation algérienne, qui était venue à Ouaga avec des provisions et des cuisiniers, il est évident que nous en ferons de même. Nous partirons avec tout le nécessaire afin que la délégation soit à l’aise. Nous n’avons pas les mêmes habitudes culinaires et c’est à nous de prendre toutes les dispositions pour ne pas être surpris.

Entretien réalisé par

Justin Daboné

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