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Le Quotidien N° 913 du 9/11/2013

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Libre échange entre les états de la CEDEAO et l’Union Européenne : Des acteurs du secteur agricole burkinabè condamnent
Publié le samedi 9 novembre 2013   |  Le Quotidien


Coopératives
© aOuaga.com par A.O
Coopératives burkinabè-OHADA : à l`heure de l`harmonisation des textes
Jeudi 3 octobre 2013. Ouagadougou. Un atelier de 48 heures a débuté ses travaux sur l`harmonisation des textes des organisations coopératives burkinabè avec ceux de l`Organisation pour l`harmonisation du droit des affaires en Afrique (OHADA). Photo : Bassiaka Dao, président de la Confédération paysanne du Faso (CPF)


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Les membres de la Confédération paysanne du Faso (CPF) ont animé une conférence de presse, le 7 novembre 2013, pour dénoncer la signature par les chefs d’Etats de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’application du tarif extérieur commun entre les Etats de l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne, lors du sommet tenu à Dakar, les 23 et 24 octobre 2013. Les acteurs du monde agricole estiment que cet accord, qui devrait établir un libre échange des produits agricoles entre les Etats de la CEDEAO et l’Union européenne, est suicidaire pour les Etats pauvres et entravera l’envol escompté l’agriculture sous-régionale .
« Sans risque de se tromper, la Confédération paysanne du Faso estime que depuis le sommet des 23 et 24 octobre 2013 à Dakar, l’avenir des Nations ouest africaines est incertain. L’horizon de l’espace de la CEDEAO est bouché. Finalement le processus d’intégration amorcé depuis 1975 est remis en cause ». C’est en ces termes que les animateurs de la conférence de presse de la Confédération paysanne du Faso du 7 novembre 2013 ont exprimé leur désaccord et leur inquiétude relatifs à la décision de signature d’un accord sur le tarif extérieur commun, entre l’Union européenne et les Etats de la CEDEAO par les Chefs d’Etats de l’espace. Pour eux, une telle décision empêchera les industries agro-alimentaires de l’espace de prendre leur décollage, déjà qu’elles étaient peu compétitives. Le fossé entre les Etats pauvres de l’espace et les Etats riches de l’Union européenne se renforcera au détriment des Etats de l’espace de la CEDEAO. Selon eux, cette situation est sans doute une porte ouverte pour accroître la vulnérabilité des populations déjà en proie à la faim et à la malnutrition. Elle risque d’encourager la jeunesse à aller à l’aventure du fait que l’activité agricole sera peu fructueuse. « En choisissant d’appliquer des droits de douanes de seulement 35% au plus sur des produits sensibles comme le riz, le lait, l’huile, le blé et la viande, l’agriculture et l’élevage qui sont pourtant la locomotive de l’économie nationale seront frappés de plein fouet », a laissé entendre le conférencier, Basiaka Dao. A en croire celui-ci, les importations alimentaires ne leur seront pas accessibles puisque ceux qui spéculent à termes, leur opposeront une flambée de prix provoquée des produits agricoles. Aussi, les consommateurs entretiendront l’illusion d’avoir des produits de bonne qualité, pourtant quelquefois néfastes à la consommation, a-t-il poursuivi. C’est pourquoi, au regard de cette situation peu appréciable, les paysans ont préconisé que le président du Faso et ses pairs de la CEDEAO rejettent cette mesure et soutiennent les producteurs agricoles sous-régionaux, tout en mettant l’accent sur l’intégration régionale. Ils ont souhaité être impliqués à ces genres de prise de décision par des consultations préalables des paysans, avant toute adoption de décision. Les membres de la CPF ont dénoncé les pressions des Etats riches de l’Union européenne sur les Etats pauvres. Ils ont invité leurs camarades nationaux et sous-régionaux à maintenir le cap de la mobilisation et de la solidarité pour aboutir à des résultats dans la lutte pour l’amélioration de leurs conditions de vie .

Par SRK

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