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Mercure de la semaine- Faso Academy : Au rythme de la passion et des suspicions
Publié le lundi 22 octobre 2012   |  Autre presse




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Le mercure est monté dru et droit au plafond du palais des jeunes Jean-Pierre Guingané les 19 et 20 octobre 2012. La température était si chaude que Maguy Leslie Oka, reconnue pour sa jovialité, en a perdu son sourire lors de la deuxième demi-finale de Faso Academy.

A bas les injures !

Une fois de plus, comme dans le passé de l’émission, le jury et le public n’ont pas fumé le calumet de la concorde lors de la première demi-finale. Le palais a vibré « non » lorsque les jurés ont relégué Loraine Tapsoaba à la troisième place. Des échos se sont ensuite faits entendre sur la page Facebook de l’émission où chacun y est allé de sa désapprobation, trouvant toutes les thèses, de la plus vraisemblable à la plus inimaginable, pour expliquer ce qu’ils appellent le « zambo » du jury.

Mais avant de continuer cette sérénade, il serait bien de donner un carton rouge à toutes ces injures qui ont fait perdre à Maguy son Ok. On peut dire à son voisin qu’il chante comme un corbeau mais pas au point de lui casser la gueule avec une cognée d’injures. Organiser une telle émission a demandé beaucoup d’efforts, de sacrifices et du nerf, de la guerre surtout. Eu égard à cela, on a l’obligation de faire ses critiques en respectant la lettre.

C’est quoi le problème ?

Cela dit, il faudrait néanmoins qu’on se pose des questions sur cette émission, devenue importante puisqu’elle est même suivie, par exemple, au pays de la Reine d’Angleterre via la si magique toile. Chaque année (sauf quelques une ou deux exceptions), il y a toujours eu des clashs du genre

entre FAC et ses admirateurs.

Il est vrai que les jurés, qu’on sent chaque fois frustrés dans leur amour-propre, brandissent le sacro-scientifique bouclier des critères de notation et leur viscérale envie de ne pas désigner au bout du compte de médiocres artistes en herbe. Mais n’est-ce pas vrai que la musique est avant tout adressée à un public et qu’elle n’aurait pas de sens si elle ne devrait être écoutée que par une petite caste de privilégiés ?

Ces premiers de FAC qui ne brillent pas toujours

Il est possible de faire un petit inventaire de ce que sont devenus les « premiers » ou les « premières » de tous les FACS depuis le début. Rares sont les premières marches du podium qui brillent au firmament musical du Faso et qui s’en approchent. A contrario, ce sont les laissés pour compte, les « éliminés » ou les disqualifiés qui tirent leur épingle du jeu. Eudoxie Moundéré, Cisby et Eldji, Aroun, pour ne citer que ceux-là, n’ont pas été préférés comme les meilleurs par un jury de FAC, mais sont aujourd’hui des voix qui ne sont pas à négliger dans le paysage musical burkinabè.


Même si ce postulat n’a pas de base logique, le constat amène néanmoins à se poser des questions. N’est-il pas mieux de propulser les académiciens qui sont déjà adoptés par le public au lieu de leur ôter toute chance ? Ne faut-il pas revoir les critères de notation afin de les adapter aux besoins des téléspectateurs vers qui l’émission est destinée ? Il est indéniable que Faso Academy n’aurait plus rien de Faso s’il n’y a pas plus d’oreilles pour l’écouter.

Quelques réaménagements s’imposent

Pour terminer, ce serait bien de revoir la programmation de l’émission afin qu’elle n’entre plus dans la période scolaire. Commencer un peu plus tôt les castings, dès le début des vacances par exemple, serait une bonne idée. Ce n’est pas la peine de retenir des élèves dans une compétition si c’est pour laisser la majorité repartir chez eux sans de quoi éponger leurs larmes de déception. Un clin d’œil en passant à la nécessité d’avoir des sponsors !

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