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Le Quotidien N° 905 du 30/10/2013

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7e anniversaire de l’assassinat des 3 commerçants de Piela : le président du Faso invité à s’impliquer pour la justice
Publié le mercredi 30 octobre 2013   |  Le Quotidien


Le
© Présidence par DR
Le président du Faso, Blaise Compaoré, a fait le bilan de son séjour aux Etats-Unis le 27 septembre 2013 aux journalistes burkinabè de sa délégation


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Dans cette lettre ouverte, Falalou, qui se dit « témoin oculaire et victime collatérale des événements du 28 octobre 2006, à Piéla » ayant occasionné la mort de trois commerçants du village de Piéla, dans la province de Bogandé, informe que 7 ans après, la justice n’a toujours pas été rendue aux victimes et souhaite l’implication du chef de l’Etat pour un dénuement heureux de cette affaire.
« Excellence, monsieur le président,
Je viens par la présente, vous apporter le salue fraternel de tous les citoyens du Burkina Faso dont vous êtes le 1er responsable, et vous livrer un message que j’estime mériter une attention particulaire. Pour avoir été témoin oculaire et victime collatérale de ce crime odieux, permettez-moi, excellence, d’être le porte-voix de toutes les veuves et de tous les orphelins. Ce drame, faut-il encore le rapporter, est l’œuvre conjointe de la police de Bogandé et de Piéla, à l’époque, qui dans leur mission régalienne ont négativement marqué l’histoire de cette partie du Burkina. Ce fût le 28 octobre 2006, soit 7 ans jour pour jour, que les 3 commerçants de Piéla que sont Djolgou Yarga, Lankoandé Soanla, et Dayamba Hamsoagui, ont été lâchement et sauvagement assassinés par ces bourreaux de la police. Grande est la déception de la population de cette partie du Burkina, en particulier, et de l’ensemble de la population Burkinabè, en général, de constater que jusqu’à présent rien est fait pour le dénouement de cette affaire. Combien de temps nous faut-il encore attendre pour voir la justice enfin s’occuper de ce problème ? Monsieur le président, sans vouloir porter atteinte à ce principe fondamental en démocratie qu’est la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le judiciaire, je m’adresse à vous en tant que 1er magistrat du pays, et aussi garant de la bonne marche de la justice. C’est pourquoi, excellence, ces veuves et orphelins, par ma voie, sollicitent votre implication personnelle comme cela a déjà été le cas dans le passé avec l’affaire de l’élève Justin Zongo. Nous souhaitons la remise des biens confisqués par la police aux veuves et orphelins pour leur survie, et bien évidemment un procès. Tout en vous souhaitant une bonne réception, je vous prie d’agréer, monsieur le président, les assurances de ma haute considération.
Nous avons pleuré, nous pleurons et nous pleurerons .

Que les âmes de nos 3 commerçants reposent en paix Amen ! »

FALALOU, témoin oculaire et victime collatérale des événements du 28 octobre 2006 à Piéla

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