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Burkina Faso / Rififi au sein de la communauté ivoirienne - L’ambassadeur Abdou Touré accusé de semer le désordre
Publié le samedi 26 octobre 2013   |  L’intelligent d’Abidjan




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Les relations entre les Ivoiriens d’une part, et d’autre part entre des membres de l’Union des ressortissants de la République de Côte d’Ivoire au Burkina Faso (URECIB) et l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au pays des Hommes intègres ne sont pas au beau fixe. Les tiraillements entre le président de cette structure, Touré Kakpometia François, l’ambassadeur Abdou Touré et le délégué du RDR, Touré Mamadou, remontent à mai 2011 et tournent autour des 10 millions de FCFA offerts par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara à ses compatriotes.

Selon M. Touré Kakpometia François, la communauté ivoirienne au Burkina Faso vit une situation de division créée par l’ambassadeur Abdou Touré et le délégué RDR, M. Touré Mamadou. Ces deux personnalités, selon le président de l’URCIB ont monté un groupe d’Ivoiriens contre lui à cause de son refus de partager les 10 millions de FCFA que le Président de la République a donnés à cette communauté en mai 2011. «Malgré le fait que toutes les petites associations ont reçu une part de ces 10 millions de FCFA (plus de 2 millions de FCFA ont été partagés), bien que près de 2 millions de FCFA ont aussi été utilisés pour participer à l’investiture du Président Ouattara à Yamoussoukro (location de cars, hébergement et nourriture) et malgré les nombreux cas sociaux gérés, ces deux personnalités ont intimé au président de l’union ce qui suit : pour M. Touré Mamadou (délégué RDR), le président de la communauté doit absolument remettre les 6 millions de FCFA aux quatres partis membres du RHDP, et c’est à lui de faire le partage. Pour l’ambassadeur Abdou Touré, le président de la communauté devrait lui retourner cet argent pour la gestion de la communauté», explique-t-il en faisant remarquer que l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Burkina Faso a tourné le dos à ses compatriotes ivoiriens depuis cette date. «L’ambassadeur Abdou Touré que nous avons accueilli et logé en chassant son prédécesseur

Kodjo par une brillante manifestation lors de la crise postélectorale, a complètement tourné le dos à la communauté. Premier fait : M. Abdou Touré, en prenant les reines de notre chancellerie a fait partir 6 personnes (personnel local), des anciens pro-Gbagbo, ce qui peut être acceptable, mais il a recruté plus de 6 autres qui sont venus d’Abidjan et sont pour la plupart, des membres de sa famille. Son fils en fait partie, ses neveux et les neveux de sa femme également. Aucun Ivoirien résident au Burkina n’a été pris dans son équipe comme personnel local, alors que beaucoup parmi nous ont combattu l’ancien régime et pouvaient travailler. Deuxième fait : M. Abdou Touré n’a jamais rencontré la communauté ivoirienne dans son ensemble. Il n’échange qu’avec de petits groupes et les montent les uns contre les autres. A preuve, il s’est permis d’écrire un courrier au ministère des Affaires étrangères du Burkina dans lequel il reconnait un groupe de dissidents qui s’est constitué sur du faux. Parmi eux, M. Téhi O. Charles alias Zibon (leader du groupe) et M. Koné Mamadou, utilisent le courrier pour arnaquer les Burkinabé. M. Téhi O. Charles a été arrêté pour escroquerie en réunion avec d’autres personnes sur la banque UBA-BIB pour un montant de plus de 200 millions de FCFA. Il a été déféré à la MACO le lundi 16 septembre 2013. C’est l’image de notre communauté qui se trouve écornée avec cette arrestation et dire que c’est à ce dernier que l’ambassadeur a remis ses 100 cartes d’invitation des Ivoiriens à la fête de l’indépendance, le 7 août 2013, au détriment du bureau légitime et légal de l’URECIB. Troisième fait : Même avant la dissidence de ce groupuscule, l’ambassadeur a toujours refusé de faire participer les responsables de la communauté que nous sommes aux rencontres avec les personnalités ivoiriennes en visite au Burkina Faso. Nous pouvons citer l’exemple du 18 novembre 2011, quand les femmes ivoiriennes du Burkina Faso avaient émis le vœu de rencontrer le Président Alassane Ouattara lors du conseil conjoint de gouvernement à Ouagadougou. Il a plutôt permis à son épouse et à 18 autres femmes qui ne sont pas ivoiriennes d’être reçues par le Président Ouattara. Cette frustration est encore présente dans l’esprit de nos femmes. Quatrième fait : M. Abdou Touré a reçu, sur proposition du délégué du RDR, M. Touré Mamadou, un ex-mercenaire du groupe d’IB, juste une semaine après l’assassinat de ce dernier. Ce monsieur se nomme Cissé Ladji et il est de la classe du commandant Vétcho (Hervé Touré qui pourra le confirmer). Nous avons rencontré l’ambassadeur en groupe restreint pour lui rappeler ces faits. L’ambassadeur nous a écoutés et il a demandé de n’en parler à personne. Il a reconnu qu’il n’avait aucune information sur M. Cissé Ladji, le mercenaire d’IB et que le délégué du RDR l’avait trompé. Pour les frustrations des femmes, il s’est aussi excusé. Tous ces faits l’ont emmené à s’éloigner de nous et à former un groupe dont les leaders sont M. Koné Mamadou et M. Téhi O. Charles actuellement aux arrêts à la Maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou pour escroquerie», poursuit le président de l’URECIB qui craint le pire pour les Ivoiriens au Burkina Faso, si rien n’est fait pour ramener la sérénité au sein de la communauté ivoirienne y vivant. «La première pression à propos des 10 millions de FCFA offerts par le Président Ouattara en mai 2011 est venue de M. Touré Mamadou, délégué du RDR qui a exigé que je lui donne 6 millions de FCFA, sinon il allait militer pour m’enlever à la tête de notre union au Burkina. Il a dit qu’il allait remettre 1.500.000 FCFA à chaque parti du RHDP. Suite à mon refus, j’ai reçu beaucoup de menaces et des injures sur Internet. A la suite d’une plainte contre X, la brigade de recherche du camp Paspanga a entendu M. Touré Mamadou qui a reconnu m’avoir demandé de l’argent en niant d’être l’auteur des injures et diffamation sur ma personne. L’image de notre beau pays, la Côte d’Ivoire est noircie par l’ambassadeur Abdou Touré et l’arrestation de son filleul Téhi O. Charles alias Zibon pour cette grosse escroquerie. Elle le sera encore avec toutes les poursuites judiciaires en cours contre des Ivoiriens. Nous sommes les principaux acteurs de la victoire du RDR et du RHDP au Burkina Faso, moi en tant que financier de toutes les actions politiques qui étaient entreprises à cette période et M. Traoré Abdoulaye (journaliste, vice-président de l’URECIB) en tant que porte-parole du RHDP au Burkina Faso. J’ai acheté un véhicule double cabine (américaine) qui a été mise à la disposition du parti pour la campagne présidentielle ainsi que de l’argent pour le carburant. Tous les Ivoiriens du Burkina Faso peuvent en témoigner, sauf le délégué du RDR qui cache cette information et ne s’est jamais affiché dans une manifestation du parti. Le délégué du RDR n’a jamais réussi à organiser une réunion et a toujours été totalement absent lorsqu’il s’est agi d’aller au combat pendant la crise postélectorale. Tous les cadres du parti sont déçus de cette situation. Le RDR et ses alliés vont sûrement perdre à la prochaine élection au Burkina Faso si rien ne change, puisque le FPI en profite pour se préparer et ce parti compte beaucoup de sympathisants au sein de la communauté ivoirienne au Burkina», a encore expliqué le président de l’URECIB.

Et pourtant Abdou Touré savait tout
Dans un courrier en date du 12 juin 2013, le président de l’Union des ressortissants de la République de Côte d’Ivoire au Burkina (URECIB) Kakpometia François Touré, avait attiré l’attention de l’ambassadeur Abdou Touré sur les agissements de Koné Mamadou. A l’issue de l’Assemblée générale extraordinaire dite de la ‘’vérité’’ le 25 mai 2013 à la salle des fêtes de Ran Hôtel Somkiéta où plus de 322 Ivoiriens de toutes les couches socio-professionnelles s’étaient regroupés autour du Président Touré Kakpomtia François pour défendre les intérêts de l’ URECIB, le président de la communauté ivoirienne en homme averti, avait écrit au premier des Ivoiriens du Burkina-Faso : «Nous avons l’honneur de vous adresser, ce courrier au nom du Bureau Exécutif National de l’Union des ressortissants de la République de Côte d’Ivoire au Burkina (URECIB) en vue de vous préciser d’une part, que malgré la tentative de déstabilisation d’un groupe d’individus aux intentions malveillantes dirigé par Koné Mamadou, Président de la section de l’URECIB de Bobo Dioulasso, le Président Touré Kakpometia François reste et demeure le seul, vrai et légal président de l’URECIB jusqu’au 13 février 2014. D’autre part, vous tenir informer de la constitution de notre nouveau bureau, que nous avons formé. Nous avons été surpris et étonnés de voir et de lire dans la presse (écrite et en ligne) ivoirienne et burkinabé que vous avez cautionné l’Assemblée général fictive du 24 mars dernier, organisée pendant que j’étais en congé en Côte d’Ivoire, par un groupuscule d’individus aux intentions malveillantes dirigé par Koné Mamadou (sans emploi actuellement), le président de la section de l’URECIB de Bobo-Dioulasso. Et cela, sans consulter mon bureau et avoir notre version des faits, alors que vous saviez mieux que quiconque que le bureau de l’URECIB que je dirige sans problème depuis le 13 février 2001, est le seul bureau légitime, légal et reconnu par les autorités ivoiriennes et burkinabé ». Face à la provocation, François Kakpometia Touré a convoqué au vu et au su de l’ambassadeur et dans les règles de l’art, une Assemblée générale extraordinaire. Malgré tout, Abdou Touré qui avait selon François Touré, déjà un parti pris, n’a jamais donné de chance et l’opportunité au président Kakpometia François Touré de tenir une réunion de l’URECIB au sein de la chancellerie de Côte d’Ivoire. D’où la déception de la jeunesse ivoirienne qui estime que le Président Alassane Ouattara s’est trompé sur la personne d’Abdou Touré, qui le dessert plus qu’il ne le sert.
Dosso Villard

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