Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Femmes    Pratique    Burkina Faso    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Société
Article



 Titrologie



Sidwaya N° 7527 du 23/10/2013

Abonnez vous aux journaux  -  Voir la Titrologie

  Sondage



 Autres articles


Comment

Société

Partenariat Snv-Chine Taïwan : la promotion du riz local burkinabè en ligne de mire
Publié le jeudi 24 octobre 2013   |  Sidwaya


Partenariat
© Autre presse par DR
Partenariat Snv-Chine Taïwan : la promotion du riz local burkinabè en ligne de mire


 Vos outils




L’Organisation néerlandaise de développement (SNV) a signé, le vendredi 18 octobre 2013 à Ouagadougou, une convention avec l’ambassade de la République de Chine Taïwan au Burkina, pour exécuter un projet dénommé « GasoRiz ». L’objectif est d’améliorer la production du riz étuvé à Bama par gazéification de balles du riz.

Promouvoir les énergies renouvelables comme outil d’amélioration de la sécurité alimentaire et des revenus. Tel est l’objectif qui a guidé la signature de convention, entre l’Organisation néerlandaise de développement (SNV) et l’ambassade de Chine Taïwan au Burkina. « Nous avons auparavant réalisé un projet-pilote qui a consisté à utiliser les déchets de riz pour produire suffisamment d’énergie pour faire la transformation. Ce projet-pilote ayant été concluant, c’est pourquoi avec l’appui de la Chine Taïwan, nous voulons l’appliquer à une grande échelle à Bama dans le Houet, avec la collaboration de l’Union des groupements d’étuveuses de riz de Bama (UGER-B) », a indiqué la directrice-pays de la SNV, Mireille Capo. L’ambassadeur de Taïwan au Burkina, Shen Sheng-Hong, a fait savoir que l’un des soucis de son pays est de contribuer à améliorer les conditions de vie des Burkinabè, d’où son soutien à ce projet. « Le projet de la SNV va contribuer à donner de la valeur ajoutée au riz local, à diminuer les émissions de gaz à effet de serre et à augmenter les revenus des femmes. Si ce projet se passe bien, on pourrait penser à vulgariser cette technique en Afrique, à Taïwan et dans d’autres pays du monde », a-t-il ajouté. La convention va porter sur un financement de près de 3,3 milliards de FCFA de la Chine Taïwan, soit 44% du budget total du projet.

Le projet va permettre d’éviter de produire 55 tonnes de CO2 par an

Fernandez Adikpeto de la SNV a présenté le projet « GazoRiz » sur tous ces aspects. Il a affirmé que l’appareil central dans le projet sera le gazéificateur. « Il va produire, grâce aux balles de riz, la chaleur et l’électricité nécessaire à la transformation de riz », a-t-il révélé. Il a déclaré que le projet va également permettre de construire une nouvelle unité de transformation comportant un magasin de stockage d’une capacité d’au moins 200 tonnes, une décortiqueuse de capacité minimale 1 tonne de riz/h et des gazéificateurs pour la production de chaleur et d’énergie électrique respectivement nécessaire à l’étuvage et au décorticage. Ainsi, l’unité de transformation de riz fonctionnera uniquement grâce à l’utilisation des énergies renouvelables et une partie des revenus issus de la transformation de riz va servir à financer les activités génératrices de revenus pour pérenniser les revenus des étuveuses de l’UGER-B. Pour M. Adikpeto, ce projet s’attaque à deux problématiques. D’un côté, les unités de transformation agricoles sont souvent confrontées à des coûts de production élevés, ce qui affaiblit leur compétitivité sur le marché local. Plus de 40% de ces coûts de production sont liés à l’énergie utilisée pour la transformation des produits agricoles dans des unités qui utilisent des sources d’énergie non durables. De l’autre côté, les producteurs de riz restent très dépendants de la réussite des coopératives ou unions transformatrices du riz paddy vendu en cash par les producteurs. Parmi ces unions, l’union des groupements d’étuveuses de riz joue un rôle majeur dans la survie de la filière riz. Une grande partie du riz produit localement au Burkina est transformée par les différentes unions dans lesquelles, les étuveuses du riz. Renforcer l’efficience et la capacité de cette activité d’étuvage va permettre à plus de 16000 femmes au Burkina de sortir de la pauvreté avec un accroissement de 40% de leurs revenus et de valoriser la filière. « Le projet vise à doubler la transformation annuelle de riz paddy (1000 à 2000 tonnes) au niveau de l’UGER-B. Avec l’utilisation d’une source d’énergie renouvelable, cela va éviter de produire 55 tonnes de CO2 par an et permettre de réduire les coûts de production du riz local. Ce qui va donner l’occasion de concurrencer le riz importé », a-t-il conclu.

Raphaël KAFANDO

 Commentaires