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Sidwaya N° 7526 du 22/10/2013

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Concours d’art culinaire les « Koudou du Faso » : un espace de valorisation des produits locaux
Publié le mardi 22 octobre 2013   |  Sidwaya


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© Autre presse par DR
Concours d’art culinaire les « Koudou du Faso » : un espace de valorisation des produits locaux


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OXFAM-Burkina en collaboration avec la Confédération paysanne du Faso (CPF) a organisé la 3e édition de sa compétition d’art culinaire dénommée « Koudou du Faso », le samedi 19 octobre 2013 à Ouagadougou. Ce concours entre dans le cadre des activités de la campagne « cultivons », soutenue par l’ONG OXFAM.

Ce sont au total 32 restauratrices en provenance de 5 régions du Burkina Faso qui ont pris part à la 3ème édition des « Koudou du Faso ». La compétition s’est déroulée dans quatre domaines de savoir-faire : les plats de résistance, l’entrée, les boissons et les desserts. Selon Issaka Ouandaogo, responsable de la « semaine cultivons » où s’inscrit cette compétition, l’objectif de ce concours est de faire découvrir à la population burkinabè, notamment les consommateurs de Ouagadougou, la diversité des produits agricoles, et les inciter à consommer local. C’est aussi pour lui, une manière pour sa structure d’interpeller les décideurs à investir plus dans l’agriculture, surtout du côté des petits producteurs qui représentent plus de 80% de la population. « Il faut travailler avec ces derniers pour lutter contre la pauvreté afin d’augmenter leurs revenus » a-t-il dit.
La marraine de la cérémonie, Nestorine Sangaré, ministre de la Promotion de la femme et du Genre, n’a pas manqué de louer l’initiative de Oxfam-Burkina qui participe à la valorisation des mets locaux. En compagnie de sa collègue de l’Eau, des Aménagements hydrauliques et de l’Assainissement, Fatimata Belem ainsi que de nombreux invités, la marraine a pu découvrir et même déguster des mets spéciaux comme la salade de moringa, le nectar de pastèque, le jus de patate douce, les brochettes de fruits, le zoom- koom de riz, le déguè de patate au lait frais de vache et bien d’autres mets. Visiblement fière dans son rôle de marraine, elle a dit : « C’est tout à fait normal et naturel que j’accepte de parrainer cette activité, étant donné que la majorité des exposants sont des femmes, et les activités promues sont féminines ».
Ce concours est « l’occasion de découvrir la créativité des hommes et des femmes de chez nous qui font des efforts pour mettre en valeur les produits locaux, pour les rendre plus attractifs et consommables par une plus grande partie de la population », a-t-elle ajouté. La dégustation est sans condition et les festivaliers s’y adonnent à cœur joie. Irénée Zerbo, un visiteur , ne tarit pas de qualificatif pour ce qu’il découvre : « c‘est super bien parce que ce sont des mets de chez nous, c’est délicieux, tout est nouveau pour moi, je découvre beaucoup de choses. D’habitude, ce sont des plats européens qu’on consomme, j’apprécie bien l’initiative de OXFAM », s’est-il exclamé dégustant du sabouchi (gâteau fait à base de farine de maïs et de beurre) d’une exposante de la région de l’Est. Il a également souhaité que la promotion des mets locaux soit une continuité car « cela est d’une richesse inestimable pour la population ».
Du côté des exposantes, l’intérêt ne se limite pas aux prix du concours. « J’expose ce matin de la salade de moringa au soumbala à base de feuilles de moringa, de soumbala, de la carotte, de concombre, de l’oignon, de vinaigre, de l’huile, du sel. Ce plat possède de nombreuses vertus, riches en vitamines. C’est ma première fois de participer aux Koudou du Faso et j’espère avoir des commandes très prochainement", nous a confié Mme Sebgo Johanna, restauratrice à Ouahigouya.
A côté des exposantes des mets, se trouve un autre marché, celui des produits locaux. Cette autre vitrine de l’agriculture nationale réunit des producteurs des 13 régions du Burkina Faso, a confié Issaka Ouandaogo. Et de soutenir que ce marché montre le lien entre la production et la transformation des produits cultivés au Faso. Il est organisé par la Confédération paysanne du Faso, qui elle aussi, décerne des prix aux meilleurs exposants.
La notation des exposants est faite non seulement par un jury mis en place par les organisateurs, mais aussi par le public-visiteur qui n’avait qu’à débourser la modique somme de 200 FCFA lui donnant droit de déguster tous les plats. Après toute une journée d’appréciation, l’on a procédé à la publication des résultats dans la soirée. Des prix spéciaux du jury aux "koudous du Faso" déterminés par le vote du public, l’on peut dire après la marraine, Nestorine Sangaré, que « personne n’a perdu, c’est nous tous qui gagnons » dans la valorisation des mets locaux. Au cours de cette soirée conviviale de remise de prix, la CPF a saisi l’occasion pour rendre publique sa lettre ouverte aux ministres en charge du développement rural du Burkina Faso. Une lettre qui contient une série de doléances à même de booster durablement le secteur agricole, selon la CPF. Ces doléances sont entre autres, l’augmentation du budget de l’Etat alloué au secteur agricole de 14 à 20%, que le budget de l’agriculture soit assuré d’au moins 50% de ressources propres en vue de réduire progressivement sa forte dépendance du financement extérieur, que le secteur de l’élevage bénéficie d’un investissement à la hauteur de son importance et de son potentiel de lutte contre la pauvreté.

Boyavé Léopold YE
Awa COMPAORE

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