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Commémoration du 15-Octobre : le discours des partis sankaristes
Publié le mercredi 16 octobre 2013   |  Partis Politiques


15-Octobre
© Autre presse par Le Kaf
15-Octobre : le 26e anniversaire commémoré au cimetière de Dagnoen
Mardi 15 octobre 2013. Ouagadougou. Le 26e anniversaire de l`assassinat du capitaine Thomas Sankara, le 15 octobre 1987, a été commémoré à travers un dépôt de gerbes au cimetière de Dagnoen où repose le père de la révolution d`août 1983


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Le 26e anniversaire de l’assassinat du président du Conseil national de la révolution (CNR), Thomas Sankara, a été célébré le 15 octobre 2013 à travers notamment un dépôt de gerbes sur les tombes des suppliciés au cimetière de Dagnoen. A cette cérémonie, les partis politiques sankaristes ont délivré le message ci-dessous qui a été lu par Me Bénéwendé Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Parti sankariste (UINR/PS).


Camarades sankaristes du Burkina Faso, d’Afrique et du monde, Jean Yves Martinez dans Ernesto Che Guevara, journal d’un combattant, écrivait ceci : « Le moment décisif dans la vie d’un homme est quand il doit décider d’affronter la mort. S’il l’affronte, il sera un héros, qu’il réussisse ou non. Cela peut être un bien ou un mal politique mais s’il ne se décide pas à l‘affronter, jamais il ne cessera d’être seulement un politicien ».

Camarades Sankaristes,

Cette réflexion appelle de notre part, leaders de partis politiques sankaristes, notre engagement sans borne et jusqu’au sacrifice suprême comme Thomas Sankara a su de façon héroïque affronter la mort parce qu’il voulait seulement le bonheur de son peuple. Alors, un homme politique sankariste qui ne peut pas affronter la mort et l’assumer, restera un vulgaire politicien.

Cependant, il est insensé de jeter l’anathème sur les partis sankaristes sans discernement au risque de faire le jeu du pouvoir car si notre nombre est notre force comme le dit le slogan du Balai Citoyen, le nombre de partis politiques ne saurait être un quelconque prétexte pour vouer aux gémonies le sankarisme en tant que force politique indéniable au Burkina Faso.
A ce titre, peut -on reprocher aux milliers d’artistes de vouloir imiter Bob Marley, le pape du reggae ? Assurément non ! Car c’est pour cela que le reggae reste d’actualité malgré les différentes mutations et grands concepts de l’art musical. Il en est ainsi de l’œuvre du Président Thomas Sankara qui est à inscrire dans le patrimoine universel de la lutte révolutionnaire pour le progrès et l’émancipation des peuples, notamment du peuple burkinabè.

Si donc des Burkinabè portent le capitaine Thomas Sankara, notre PF dans leur rêve, le magnifient, le chantent ou même le déifient, cela est la preuve que Thomas Sankara est immortel et, qu’en réalité, la plus grande majorité des Burkinabè se reconnaissent en l’homme du 4-Aout.
En effet, le peuple burkinabè n’a jamais digéré à fortiori oublié l’assassinat du président Sankara qui reste depuis 26 ans présent dans la mémoire collective africaine et du monde progressiste. Et c’est ici que doit se jouer le rôle prééminent de nos leaders politiques d’obédience sankariste qui doivent fédérer tous les partis sankaristes, les bons, les moins bons et les mauvais, ceux-là mêmes créés à dessein pour tuer le mouvement sankariste de l’intérieur, ainsi que les autres forces sankaristes si nous voulons conquérir et gérer le pouvoir d’Etat à l’exemple du Président Thomas Sankara. Ce travail d’organisation a connu des bas et des hauts, semble piétiner, voire prendre souvent du recul comme si les sankaristes étaient de simples politiciens qui refusent d’affronter la mort en héros.

26 ans après, il est temps de soutenir avec Rosa Luxemburg que si la cause de la révolution est de progresser, si la victoire du peuple est tout sauf un rêve, les sankaristes doivent mettre sur pied une organisation d’avant-garde capable de canaliser et d’utiliser l’énergie combative des masses. C’est seulement à ce prix qu’une alternative sankariste est possible avec comme objectif comme le disait le Président Thomas Sankara de « refuser l’état de survie, desserrer les pressions, libérer nos campagnes d’un immobilisme moyenâgeux ou d’une régression, démocratiser notre société, ouvrir les esprits sur un univers de responsabilité collective pour oser inventer l’avenir. Briser et reconstruire l’administration à travers une autre image du fonctionnaire, plonger notre armée dans le travail productif, etc ».

Camarades Sankaristes,

Comme vous le voyez si bien, les partis sankaristes ont le même projet de société pour le Burkina Faso. Alors mettons tous ensemble nos forces et nos intelligences qui se transformeront en une dynamique de changement et de forces de propositions qui engageront notre peuple sur les vastes chantiers de développement et du bien-être.

Camarades sankaristes, prenons alors l’engagement ce jour 15 octobre 2013 devant la tombe de notre idole à tous de taire nos divergences et nos mesquineries haineuses pour une vraie unité d’action qui ne profitera qu’à notre peuple et non à nos égoïsmes. Ce sera également à cette condition que les assassins du président Thomas Sankara et de ses compagnons pourront être trouvés, appréhendés et traduits en justice.
J’en appelle donc, au nom de tous les sankaristes, à notre sens élevé de responsabilité et d’attachement à notre Président Thomas Sankara, pour dire avec grande solennité que le 15 octobre 2013 devrait être pour tous les sankaristes l’année de convergence de nos volontés communes et de nos forces respectives pour créer les conditions d’une véritable résistance révolutionnaire qui pourra s’imposer et triompher du système d’exploitation et de soumission de notre peuple créé et entretenu par Blaise Compaoré et ses soutiens extérieurs.

La crise qui frappe notre pays de façon durable depuis des années a suscité une prise de conscience plus aigüe de notre jeunesse et des couches les plus vulnérables. Elles ont besoin, au delà de tout soutien, de notre engagement politique sincère à la hauteur du sacrifice consenti par le Président Thomas Sankara et ses camarades. Rassurez-vous camarades sankaristes, notre peuple ne troquera plus jamais sa victoire contre l’imposture de vulgaires politiciens qui refusent d’affronter la mort. C’est là, le point de convergence entre le peuple en lutte et l’action révolutionnaire des partis politiques sankaristes qui m’ont demandé de livrer ce message en leur nom à tous.

Thomas Sankara est mort en héros, les armes à la main. Thomas Sankara mort est plus vivant que jamais.

La Patrie ou la mort, nous vaincrons !


Ouagadougou le 15 octobre 2013

Pour les partis politiques sankaristes

Maitre Bénéwende S. SANKARA

Président de l’UNIR/PS



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