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Le Pays N° 5220 du 18/10/2012

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HALIDOU SANFO, président de L’UNIR/PS du Passore : « Il nous suffit d’activer nos mécanismes »
Publié le jeudi 18 octobre 2012   |  Le Pays


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© Autre presse
Politique : conférence des cadres de l’Union Pour la Renaissance/Parti Sankariste (UNIR/PS)
Samedi 25 aout 2012. Ouagadougou. Les cadres de l’UNIR/PS ont tenu une conference autour du theme « Les cadres de l’UNIR/PS face à leurs responsabilités dans la conquête et la gestion du pouvoir d’Etat »


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Arrivé en tête des préliminaires puis confirmé par le bureau national de son parti, Halidou Sanfo, 1er titulaire aux législatives sur la liste de son parti, affûte ses armes en vue des élections couplées du 2 décembre 2012. Afin de mieux connaître ce « jeune loup » de la sphère politique au Passoré et de s’imprégner de ses ambitions, nous sommes allés à sa rencontre le 29 septembre 2012. Halidou Sanfo, né en 1973 à Ouaéllé, a suivi un parcours scolaire d’abord à l’école primaire publique de Lilbouré où il a obtenu son CEPE, puis au lycée provincial de Yako. Après son admission au concours de recrutement des enseignants en 1994, il a momentanément quitté Yako pour prendre service à Kalsaka dans le Yatenga, son 1er poste. Aujourd’hui, il est stagiaire à l’Ecole normale supérieure de l’Université de Koudougou pour sortir comme Conseiller pédagogique itinérant.

Le Pays : En quelle année et comment êtes-vous venu en politique ?

Halidou Sanfo : Merci du terme politique que j’adore. En effet, en tant que fonctionnaire engagé, j’étais beaucoup plus syndicaliste, la politique m’intéressait peu. C’est à la faveur de la crise de 1998, liée à la mort du journaliste Norbert Zongo que j’ai fait mes premiers pas en politique ; exactement le 13 janvier 2001, suite à une rencontre que nous avons eue avec Me Bénéwendé Sankara. Je peux dire que c’est par un fait de hasard mais il faut surtout voir la suite logique d’un combat entamé depuis le lycée qui se résume à l’amélioration des conditions de vie et de travail du Burkinabè. J’ai l’habitude de dire à mes amis que plusieurs Burkinabè aujourd’hui doivent leur salut, leur culture, leur ouverture d’esprit au président Thomas Sankara. L’école de Lilbouré où j’ai fait mes études a été possible grâce au projet qu’il a lancé invitant les fils et filles du terroir à investir dans l’éducation.

Depuis 2001, le parti a certainement connu des difficultés dans la vie du parti au Passoré. Pouvez-vous nous en parler ?

Naturellement, toute organisation qui vit s’attend à des difficultés. Pour ce qui concerne notre parti, Dieu merci, malgré les limites de ses moyens, nous sommes arrivés à nous installer durablement dans les communes et villages du Passoré. Les structures et les responsables se sont approprié la ligne du parti si bien qu’il nous suffit d’activer ces mécanismes. Et comme quelqu’un d’une commune d’à côté l’a dit : « Le problème des militants de l’UNIR/PS, quand ils y entrent, c’est comme quelqu’un qui a pris un sacrement religieux ».

Qu’avez-vous fait pour être retenu en tête de liste ?

Le militantisme, le militantisme, rien que le militantisme. Au-delà de cela, il faut de la rigueur, de la perspicacité dans ce qu’’on fait. Pour me résumer, ce qui a beaucoup milité en ma faveur, c’est ma proximité avec les structures mais surtout avec les camarades militants. J’ai toujours mis l’Homme au centre de tout et quelle que soit l’organisation, cela paye toujours.

Quelles sont vos relations avec les autres formations de l’opposition ?

Nous avons toujours approché nos frères de l’opposition mais dans des cadres informels. C’est lorsqu’il y a une situation que les responsables se retrouvent pour résorber la question. C’est ainsi qu’à la faveur des élections couplées de 2012, nous avons proposé la coordination de l’opposition du Passoré dont les missions sont, entre autres, de travailler au rapprochement de l’opposition et d’avoir un plan d’actions commun. Nous avons le privilège de présenter cette structure dirigée par le doyen Pascal Koala de l’UNIR/PS, le 7 janvier 2012 à l’occasion d’une assemblée générale provinciale de notre parti.

Concrètement, quel type de campagne comptez-vous mener ?

C’est trop tôt. Déjà nous pensons à des stratégies. Mais nous attendons la stratégie nationale de campagne afin de mieux fixer quelque chose de propre à la province. Naturellement, comme c’est une élection couplée, l’accent sera mis sur l’élection des conseillers, parce qu’il nous faut en avoir suffisamment pour occuper certaines mairies.

Avec quels moyens ?

(Rires) Vous avez raison. Parce que c’est l’arme que mes détracteurs ont utilisée mais elle ne peut pas tout faire parce que nous sommes un parti sankariste avant- gardiste, qui lutte pour l’égalité entre les gens. Pour revenir à votre question, la première qui me paraît la plus importante, c’est la ressource humaine. Quand vous en avez de qualité, vous avez normalement des candidats voire des conseillers sans problème. Je vais compter sur ces militants qui ont cru, qui ont osé pousser ma candidature ainsi que tous ceux qui l’ont acceptée. Les ressources financières viennent en appoint pour permettre les déplacements vers les villages.

Abdoulaye DIANDA (Collaborateur)

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