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Crise à l’université de Koudougou: «L’UGEB n’a pas appelé à boycotter la fête du 11 décembre»
Publié le jeudi 18 octobre 2012   |  FasoZine


Université
© Autre presse
Université de Koudougou
La plaque du CPU-UK


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Après une grève de 24 heures -le 11 octobre dernier-, le comité exécutif de l’Union générale des étudiants du Burkina (UGEB) était face à la presse ce lundi 15 octobre 2012. Le président de la structure, Mamadou Fayama, a pour l’occasion expliqué les fondements de la crise qui s’est installée à l’Université de la ville de Koudougou (UK) et appelé à réintégrer les étudiants accusés d’avoir agressé un enseignant et exclus, pour certains, de toutes les universités publiques et privées du Burkina Faso.

Pour l’UGEB, les sanctions prises contre les 16 étudiants à Koudougou (exclusion définitive des universités publiques et privées du Burkina, interdiction d’inscription sur une période de cinq ans à l’UK ou annulation des résultats de la première session de l’année académique en cours) sont en réalité une cabale nourrie contre elle par le président de l’UK, Bila Gérard Segda. Le but ultime de celui-ci, jure l’UGEB est la «liquidation» de la section locale de l’Association nationale des étudiants burkinabè (Aneb). «C’est une attaque en règle contre notre structure», indiquera Mamadou Fayama. De mémoire d’étudiants, a-t-il rappelé, des renvois massifs ne se sont plus produits depuis l’assassinat, en 1990, de Boukary Dabo, alors militant de l’UGEB. La structure est d’autant plus révoltée qu’elle estime que l’argument avancé pour expliquer l’exclusion des étudiants, à savoir l’agression d’un enseignant, ne tient pas la route. «Ce dernier (l’enseignant Mahamadou Oubda, Ndlr) même a affirmé ne pas avoir été physiquement agressé par quelqu’un», assure Mamadou Fayama.

Se prononçant sur la grève du 11 octobre dernier, le président de l`UGEB dira qu’il s’agit d’un «avertissement», avant d’inviter le gouvernement à se pencher «sérieusement» sur leurs revendications. Sinon, prévient-il, «Nous allons descendre sur le terrain pour faire pression afin qu’on reprenne nos camarades». Sans se prononcer clairement sur les actions futures que l’UGEB compte entreprendre, le président indiquera néanmoins que la lutte ira crescendo. «Nous allons nous défendre à la hauteur de l’acte qui nous sera opposé», a-t-il martelé.

Quant à la probabilité de prise en otage des festivités de 11 décembre, date de la célébration de l’indépendance du Burkina Faso, l’UGEB s’est voulue ondoyante: «jusqu’à présent, ni l’Aneb/Koudougou ni l’UGEB n’a appelé à boycotter le fête du 11 décembre», même si, au passage, le président de la structure fera remarquer que ladite indépendance "n’est que formelle".

L’UGEB, faut-il le rappeler, exige des autorités universitaires l’annulation des sanctions prises contre les étudiants, le départ des forces de l’ordre du campus de l’université de Koudougou et la reprogrammation des cours et évaluations boycottés par les étudiants. «Ces revendications sont un minimum», estime le président de la structure estudiantine.

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