Accueil    MonKiosk.com    Sports    Business    News    Annonces    Femmes    Nécrologie    Publicité
NEWS
Comment

Accueil
News
Politique
Article
Politique

Le Sénégal de l’après-2 avril : Un blitzkrieg du tout sauf Macky Sall en branle

Publié le samedi 9 mars 2024  |  Aujourd`hui au Faso
Macky
© Présidence par PMD
Macky Sall cède la Présidence de l`UA à Azali Assoumani
Comment


Par finir, on peut dire que le président sénégalais, Macky Sall n’a pas pu utiliser le parapluie de l’amnistie à sa guise pour avoir l’entier contrôle du processus du scrutin présidentiel.

Dans la foulée du vote de cette loi d’amnistie, le Conseil constitutionnel lui a fauché l’herbe sous les pieds en imposant non seulement la tenue du scrutin avant le 2 avril, mais aussi en ne permettant pas de nouvelles possibilités de candidatures. Ainsi, même s’il y a eu un petit cafouillage, tantôt le 24 mars, tantôt le 31 mars, les grands juges ont opté pour le 31. Et tout compte fait, ce sera toujours avant le 2 avril 2024. Presque toutes les planètes semblent alignées pour que Macky Sall fasse son paquetage de l’Avenue Senghor avant cette date, alors même que le scénario, d’y rester jusqu’au 2 juin se prêtait à lui. Un tout sauf Macky Sall, s’est constitué avec l’enchaînement des évènements. Il ne lui reste plus qu’à s’y plier tout en souhaitant qu’Amadou Ba gagne au 1er tour, ou qu’il soit un faiseur de roi au second round. Maintenant, il reste à relever les défis logistiques et organisationnels pour tenir ce pari, et aux 19 candidats d’aller à la pêche aux voix en quelques jours. Même l’amnistie ne profite pas à Macky Sall… Alors qu’on croirait que cette loi d’amnistie allait permettre de rebattre les cartes en remettant dans la course présidentielle des potentiels prétendants comme Ousmane Sonko et Karim Wade, toute chose qui ferait de Macky Sall l’homme de la situation.

Si ce n’est un secret de Polichinelle, l’invalidation de la candidature de Karim Wade avait quelque peu irrité du côté de Benno Bokk Yakaar (BBY), la coalition du parti au pouvoir en ce qu’il semblait un atout considérable pour elle en cas d’un second tour. C’est dire si le deal politique de Macky Sall tombe à l’eau avec le PDS dont le leader depuis Doha semblait être le grand gagnant et il est à présent le vrai perdant. Peut-être va-t-il monnayer autrement son électorat avec une certaine consigne de vote en espérant au mieux la primature ou du moins des maroquins ministériels. La coalition Benno Bokk Yakaar qui s’est fissurée avec le choix porté sur le désormais ex-premier ministre Amadou Ba, et davantage avec le climat délétère engendré par Sall en décidant de reporter le scrutin. Des cadres et pas des moindres ayant claqué la porte de BBY et Ousmane Sonko étant également éliminé définitivement de ce scrutin fixé finalement pour le 24 mars, le PDS de Karim Wade devient un chouchou pour le parti au pouvoir.

On le sait, depuis l’annonce du projet de loi d’amnistie générale, les coulisses politiques sénégalaises bruissent d’interrogations. Le président Macky Sall va-t-il réussir à sceller un accord politique solide, ou bien son plan est-il en train de s’effriter au point que son dauphin soit sur le carreau au soir du 24 mars ? Toujours est-il que Macky Sall pour l’heure, ses jeux d’échecs ne lui réussissent pas. Si son baroud d’honneur a été de fixer la date de la présidentielle au 24 mars, tout semble lui échapper à la fin.

La REDACTION
Commentaires

Sondage
Nous suivre
Nos réseaux sociaux

Comment