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Rentrée politique du RDEBF: Pour le Sénat et une alternance pacifique au Burkina
Publié le lundi 30 septembre 2013   |  L’Hebdomadaire




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Le parti de Ram Ouédraogo le Rassemblement des Ecologistes du Burkina Faso (RDEBF) a choisi la date du samedi 21 septembre dernier pour effectuer sa rentrée politique. C’était au siège du parti dans l’enceinte de l’espace Or, sur l’avenue Charles De Gaulle face à l’université de Ouagadougou.

Cette rentrée politique des écologistes du Burkina Faso a consisté en la tenue d’une journée de réflexion et de formation à l’endroit de militants et sympathisants du parti. La situation politique nationale à cette occasion a été dépeinte dans la déclaration du président Ram Ouédraogo qui a fini par se demander  : quel Burkina Faso à l’horizon 2015-2020 ?

D’autres communications ont porté sur les thèmes de l’écologie, une perspective pour un développement humain durable du Burkina Faso  ; leadership et genre  ; stratégie de communication politique.

A la faveur de cette rentrée politique, deux annonces ont été faites. L’une porte sur la tenue en octobre prochain à Ouagadougou de la 2e édition de l’Académie Verte qui va regrouper l’ensemble des mouvements écologistes et Verts de l’Afrique de l’Ouest. L’autre est relative au lancement du mouvement Front républicain pour une alternance pacifique au Burkina Faso (FRAP-BF).

L’objectif de ce front qui n’a pas encore de base juridique et de statut légal parce que sans récépissé, s’est donné pour objectif selon le président Ouédraogo de « travailler avec toutes les composantes de la nation pour parvenir à une alternance ordonnée et pacifique dans notre pays que nous aimons tant…

« Ce mouvement que nous lançons à compter de ce jour doit regrouper toutes les couches sociales, jeunes, anciens, femmes, personnes ressources, autorités religieuses et coutumières… des patriotes convaincus, des démocrates sincères et cela sans haine, sans rancœur et sans esprit de revanche quelconque » c’est un appel qui a ainsi été lancé aux populations à rejoindre le front en s’inscrivant au siège du RDEBF. Une demande d’audience selon le président Ouédraogo sera adressée les jours prochains au président du Faso pour échanger sur la situation nationale.

L’analyse de la situation nationale

C’est convaincu du fait qu’« on est un fou lorsqu’on parle avant l’heure et un crétin lorsque vous ne le faites pas au bon moment » selon l’adage africain, que le président Ouédraogo et son parti ont décidé maintenant de sortir de leur silence.

De la gouvernance politique, les écologistes se sont réjouis du fait que le Burkina Faso est un Etat de droit qui doit, cependant, être renforcé. Au plan économique, des « acquis et une croissance notable » sont signalés même si « cette croissance ne profite qu’à une infime minorité » au détriment des « … travailleurs et des couches vulnérables de la société… le panier de la ménagère…  ».

Le président des Verts a aussi relevé que « le désespoir et le manque de perspectives font le lit de la grogne, de la perte de l’autorité de l’Etat et de l’incivisme ». Les situations de la santé, de l’école, du chômage des jeunes n’ont pas été occultées par les écologistes et une « perspective pour un développement durable du Burkina Faso ».

Mais, loin de tout peindre en noir, le président Ram Ouédraogo a reconnu et salué les considérables acquis engrangés sous la IVe République. Acquis en matière de droits humains et des libertés, de la stabilité politique, du développement tout court. C’est pourquoi il a condamné ces personnes qui « … par pur opportunisme exacerbent les tensions, les rancœurs et les haines pour pouvoir en tirer des dividendes politiques ».

Du Sénat et de l’article 37  : le RDEBF pour une alternance négociée

Le constat de la division des Burkinabè sur la mise en place du Sénat a été fait par le RDEBF. Toute chose, jugée de normal par le président Ouédraogo dans un contexte démocratique. Pour sa part, le parti de Ram Ouédraogo a réaffirmé sa position favorable à la mise en place de la structure. C’est pourquoi, Ram et les siens ont pris part au CCRP, cadre dans lequel le Sénat a fait l’objet de consensus ce qui a conduit au vote de la loi la mettant en place.

Le RDE-BF est toujours, aux dires de son président, favorable à sa mise en place et il n’a pas manqué de dénoncer un « combat d’arrière-garde » de certains partis de l’opposition qui « ont commis une erreur politique en boycottant le CCRP où il suffisait qu’ils disent non au Sénat pour qu’on n’en parle pas ». S’agissant de l’après 2015, le président Ouédraogo ne doute pas que « le besoin de changement est réel ». Mais il ajoute que « toute alternance mal négociée conduit inévitablement au chaos ».

Convaincu par le fait que « ce n’est ni dans les invectives, les insultes, les menaces, les intimidations … que nous parviendrons à un changement pacifique … Nous devons donc avec responsabilité, lucidité et réalisme revoir notre approche de la question de l’alternance dans notre pays » foi de Ram Ouédraogo.

Si l’actuelle constitution limite la durée du mandat présidentiel, le président du RDE-BF fait remarquer que la même Constitution peut permettre en vertu de l’article 161 au chef de l’Etat d’interroger le peuple par référendum pour savoir s’il souhaite le maintien de cette clause limitative ou sa levée pure et simple. « Et cet exercice est tout à fait légal et démocratique.

Dans ce cas de figure, seul le peuple est souverain et tout le monde doit se conformer au verdict des urnes. Et c’est bien pour cela que nous disons que le problème n’est pas juridique mais politique », a-t-il ajouté. Mais que faire en cas de référendum sur le sujet si le peuple dans sa majorité se prononce pour la levée de la clause limitative  ?

Le président peut donc se présenter à l’élection et en cas de victoire, il n’y aura rien à y redire. Voilà pourquoi Ram propose la négociation en faveur d’« une alternance qui doit s’opérer dans la paix, la non-violence, l’unité, la concorde, la cohésion nationale et qui doit être ordonnée et consensuelle ». Il milite donc pour « prendre le temps nécessaire … » Car dira-t-il « toute alternance au Burkina ne se fera pas sans lui » parlant de l’actuel locataire du palais de Kosyam, Blaise Compaoré.

Angelin DABIRE

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