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Le Quotidien N° 879 du 28/9/2013

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Interconnexion électrique Bobo-Ghana : la BOAD confirme son accompagnement à hauteur de 50 milliards de FCFA
Publié le samedi 28 septembre 2013   |  Le Quotidien


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© Autre presse par DR
273 milliards CFA d’engagements de la BOAD en 40 ans au Burkina Faso


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1973-2013. Cela fait 40 ans que la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) mène des interventions dans les pays de l’UEMOA et dans des secteurs divers. En prélude à la commémoration de ses 40 bougies, les 13 et 14 novembre prochains, à Lomé, l’institution financière sous -régionale a entrepris l’organisation de conférences dans les différents pays membres. Le top de départ de ces conférences a été donné à

Ouagadougou, le 27 septembre 2013.

« 1973-2013. 40 ans d’intervention de la BOAD au Burkina : bilan et perspectives ». C’est autour de ce thème que la délégation de la BOAD et les acteurs financiers et économiques se sont penchés à l’occasion de la conférence de Ouagadougou. Selon le vice- président de la BOAD, Bassary Touré, l’organisation des conférences participent à la recherche de la proximité. « Les banques sous- régionales de développement : nouveaux enjeux ». C’est sous ce thème que vont se mener les activités commémoratives du 40e anniversaire de la BOAD, les 13 et 14 novembre prochains. Le vice président Bassary Touré a expliqué qu’il s’agira essentiellement de réfléchir sur les stratégies de mobilisation des ressources et de formuler des propositions de réponses cohérentes et adaptées. A en croire Boureima Boly Diermakoî, le financement annuel total de la BOAD est passé de 100 milliards à 400 milliards de FCA en ce moment.

La BOAD a financé 218 opérations dans le domaine des transports pour un montant de 1 080 milliards FCFA. Selon Daouda Berthé, le financement de la banque dans le secteur public burkinabè s’élève à 313 milliards de FCFA, avec un taux de décaissement de 57%. En matière énergétique, la BOAD aurait financé 7 opérations d’un coût total de 37,7 milliards de FCFA. En perspectives, la BOAD compte intervenir dans deux importantes opérations dont la fameuse interconnexion électrique Bobo-dioulasso-Ghana, avec une enveloppe de 50 milliards de FCFA. En plus de son domaine classique qui est le secteur public, la BOAD, depuis 1980 s’est tournée vers le secteur privé. Avec un financement du secteur public de 71 milliards de FCFA, soit 3%, la BOAD dit vouloir être située parmi les partenaires sûrs des opérateurs économiques privés burkinabè.

Cependant, les acteurs du secteur privé ont relevé des inquiétudes tenant à la lourdeur des procédures, d’une part, et au taux très élevé des prêts. Lassina Diawara, vice- président de la chambre du commerce et de l’artisanat, a soutenu que le taux élevé de 7 à 9 % constitue un écueil pour certains opérateurs économiques. En réponse à cette préoccupation, la BOAD a affirmé qu’elle faisait le mieux, d’autant qu’elle mobilise les fonds auprès d’autres banques à des taux allant jusqu’à 6% %. A l’en croire, en additionnant les frais accessoires tels ceux administratifs, la banque ne peut que prêter aux taux de 7 à 9 %. Au niveau des financements sectoriels de la BOAD, l’Agriculture au Burkina n’a bénéficié que de 3 milliards de FCFA.

Ce qui a fait dire Alphonse Bonou, conseiller, que cette enveloppe est très insuffisante à l’objectif de sécurité alimentaire tant prôné. Aussi, la BOAD a inscris dans ses actions l’accompagnement du secteur de l’artisanat mais comme elle l’a elle-même reconnu, le bilan en ce domaine est mitigé. La BOAD n’a intervenu que dans deux Etats, à savoir le Benin et le Sénégal. Le secteur privé de la santé est restée marginalisé dans les actions de la BOAD qui dit ne pas disposer de moyens suffisants, vu la spécificité du domaine, pour accompagner ce secteur. En tout cas, le vice président aura pris beaucoup notes sur les insuffisances de l’institution crée le 14 novembre 1973 et qui a entamé ses interventions opérationnelles en 1976. Maintenant, reste à mettre en

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