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Spécial 25 ans THOMAS SANKARA - Thomas Sankara et la jeune génération : « Moi, je veux être comme lui »
Publié le lundi 15 octobre 2012   |  Autre presse


Thomas
© Autre presse par DR
Thomas Sankara, ex-président du Burkina-Faso
ex-président du Burkina-Faso


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Il y a maintenant environ 29 ans que le président Thomas Sankara a impacté le Burkina, l’Afrique et le monde de ses idées. Que deviennent ces idées une génération plus tard ? Cette génération connait-elle seulement l’Homme ? Que retient-elle de lui ? Comment ses idées peuvent-elles être exploitées aujourd’hui ? Réponses avec six élèves et étudiants burkinabè d’une moyenne d’âge de 20 ans.

« J’entends les gens parler de lui »

« Je ne l’ai pas très-bien connu. J’entends les gens parler de lui et je pense que c’était un bon président. C’est un exemple, un battant, un président qui s’est battu. »

Boris Ouédraogo, élève en Tle D au lycée mixte de Gounghin

« Moi, je veux être comme lui
« L’homme, je ne l’ai pas assez connu. Parce que nous avons fait la Côte d’Ivoire avant de venir ici. Arrivé ici on a essayé d’en savoir plus sur le Burkina Faso. Même en Côte d’Ivoire, on savait qu’il y avait un président Thomas Sankara qui a lutté pour des idées pour l’amélioration de son pays. Mais qui n’a pas été suivi par l’ensemble de ses pairs et c’est de cela qu’il y a eu un assassinat en 1987. C’est ce que je retiens de l’histoire. Mais on essaie toujours d’approfondir pour savoir ce qui s’est vraiment passé. On voit souvent des syndicats qui luttent pour que le dossier Thomas Sankara soit rouvert. A travers tout cela, on cherche à savoir un peu plus sur l’homme.

« Le politique d’aujourd’hui cherche d’abord à se remplir les poches »

En quatre ans de pouvoir, on a constaté qu’il a emmené des changements. C’est par lui qu’on a le nom de Burkina Faso. Grâce à lui aussi il y a aussi la liberté, notamment la liberté de presse. C’est quelqu’un qui a donné de nouvelles idées à son peuple. Par exemple qu’on peut partir de rien et arriver quelque part. Il avait beaucoup d’espoir et d’ambitions pour son peuple.

Si la jeunesse de nos jours ne s’accroche pas au matériel et qu’elle veut lutter pour le peuple, cela peut changer. Quand on regarde le politique d’aujourd’hui, il cherche d’abord à se remplir les poches. Si la jeunesse veut suivre ce même chemin, on n’aboutira nulle part. Mais si cette jeunesse prend conscience (…), si lajeunesse lutte pour ses idées, si on lutte pour nos idées, pour que le Blanc ne vienne pas tout imposer ici, l’Afrique peut avancer. »

Boureima Zougouri, étudiant en maîtrise de physique appliquée à l’UO

« J’ai su que c’était un grand patriote. Il a joué un très grand rôle dans le développement du Burkina et je sais qu’il nous influence toujours. Chacun veut ressembler à Thomas Sankara. Ce qu’il a fait était très-bien. Même moi j’aimerais être comme lui. Thomas Sankara est un grand, il restera toujours un grand. Même en philosophie, on nous parle de lui.

Tout récemment, notre professeur de philo disait qu’il est parti en Europe. Lorsqu’on lui a demandé d’où il venait, il a dit qu’il venait du Burkina et les gens ne connaissaient pas. C’est quand il a dit qu’il venait du pays de Thomas Sankara qu’on l’a reconnu. Cela veut dire que les gens voient le Burkina à travers Thomas Sankara. Même s’il n’est plus là, je lui tire mon chapeau ! »

Donald Compaoré, élève en Tle au lycée de la Jeunesse

« Les gens ne le comprenaient pas »

« L’homme a essayé de faire progresser le pays. Mais il n’a pas essayé d’expliquer aux gens son point de vue sur comment ils devraient travailler pour qu’on arrive ensemble au développement qu’il a tant souhaité. C’est pour cela que beaucoup de gens ne le comprenaient pas. Voilà pourquoi ils avaient l’impression qu’on les obligeait alors que c’était pour leur propre bien.

Mais selon moi, il avait de bons objectifs, seulement il n’a pas eu la chance de les atteindre. Si ce qu’il entreprenait continuait de nos jours, je pense que le Burkina ne serait pas dans sa situation actuelle. »

Sié Dimitri Kam, étudiant en licence de Mathématiques à l’Université de Ouagadougou (U.O)

« Si on lutte pour nos idées, l’Afrique peut avancer »

« Pourquoi ne pas transformer ce que nous cultivons pour manger ? »

« Je n’ai pas fait le Burkina Faso, mais quand je suis arrivé, j’ai essayé de me renseigner sur lui. Avec les bouquins écrits sur lui, c’est quelqu’un qui se souciait de façon générale de l’Afrique et en particulier du Burkina Faso.

Quand on écoute ses discours, on se rend compte que c’était vraiment un patriote, quelqu’un qui aimait sa patrie. Sur la question consommons burkinabè, c’est une bonne chose ! Pourquoi ne pas consommer ce que nous produisons au lieu de tout importer ? Les gens aiment dire que le Burkina est un pays pauvre. Mais c’est l’avis des hommes politiques.

J’étais dans la Boucle du Mouhoun où on cultive de la pomme de terre mais qui était chaque fois exportée à Belgique. C’est dangereux. Pendant que nous crions famine, pourquoi ne pas transformer ce que nous cultivons pour manger ? Ce sont des idées que Sankara avait, mais on ne lui a pas permis de faire ce qu’il devait faire. Malheureusement, il a été assassiné et n’a pas pu faire ce qu’il ambitionnait. Il y a certains qui sont certes contre ses idées ou sa nature, mais tôt ou tard, justice sera rendue à cet homme.»

Dominique Bamouni, étudiant en 3e année de physique appliquée à l’U.O

« Il incitait les jeunes à travailler »

« Les idées de Thomas Sankara peuvent toujours servir notre nation. Il incitait les jeunes à travailler. Il aimait encourager les jeunes dans le cadre des études. Quand il est arrivé, en rien de temps il a réalisé de nombreuses choses. Présentement, on peut toujours utiliser ses idées. Il y a ses discours, son idéologie. »

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